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Avant de faire ta déclaration, relis tes classiques !

« Tout l’univers n’est-il pas la patrie de deux amants fidèles ? » Deuxième partie, Manon Lescaut

14 février : la fête de tous les amoureux. Fête commerciale pour certains. Opportunité de déclarer sa flamme pour d’autres. La Saint-Valentin est aussi l’occasion de redécouvrir le sens de ce sentiment qu’est l’amour. Si vous trouvez que les preuves d’amour d’aujourd’hui ne sont plus aussi enivrantes que le célèbre « va je ne te hais point » adressé par Chimène à Rodrigue dans Le Cid de Corneille, alors replongez vous dans les Classiques des siècles derniers. Pour retrouver l’amour suranné du dix-septième siècle, choisissez La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette et pour celui du dix-huitième siècle, optez pour Manon Lescaut de l’Abbé Prévost. Dans ces deux œuvres, l’amour y est décrit comme une passion dévorante à laquelle on ne peut échapper. La Princesse de Clèves doit lutter pour rester fidèle à son mari et résister à un amour fou, qui plus est réciproque, qu’elle porte au duc de Nemours. Dans l’ouvrage de l’Abbé Prévost, l’expression « l’amour rend aveugle » prend tout son sens : le chevalier Des Grieux porte un amour immense à la belle, mais perfide, Manon Lescaut. Dans cette histoire, où c’est la femme qui commet l’adultère, Des Grieux ne peut se raisonner et cesser d’aimer sa « charmante maîtresse », prêt à commettre des actes le menant droit en prison pour suivre celle qu’il aime.

Lire ou relire ces Classiques est l’occasion de redécouvrir le charme des déclarations d’amour telles que : « Voyez Monsieur … vous me demandiez de l’amour. Voici l’homme que j’aime, et que j’ai juré d’aimer toute ma vie. Si vous croyiez lui pouvoir disputer mon cœur, … je vous déclare qu’aux yeux de votre servante très humble, tous les Princes d’Italie ne valent pas un des cheveux que je tiens » (Manon Lescaut à l’égard d’un de ses prétendant et en parlant de Des Grieux, p.141) mais aussi de haine : « Ah ! Manon, lui dis-je d’un ton tendre, infidèle et parjure Manon ! par où commencerai-je à me plaindre ? … Mais Manon je vous le dis, j’ai le cœur percé de la douleur de votre trahison » (Des Grieux à Manon Lescaut, p.161-162).

Alors, avis aux amatrices et amateurs, n’hésitez pas à renouer avec une langue française certes vieillotte mais bien plus élégante et à sortir un peu du quotidien ! Et joyeuse Saint-Valentin à tous !

Pour information : vous pouvez acquérir ces Classiques de la littérature pour quelques euros seulement dans la collection Hachette : 2.90 euro pour Manon Lescaut.

 

Anaïs BROSSEAU

2A, PES/RI

 

Critique littéraire basée sur :

Abbé Prévost, Manon Lescaut

Madame de La Fayette, La princesse de Clèves

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