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God bless America

Je ne vais pas tous les jours voir un film avec mon pote Roger au Majestic de la Rue de Béthune, mais quand je le fais, je tombe parfois sur de vrais trésors. Genre God bless America, mon nouvel american idol, moult fois primé au festival du film américain de Deauville. Honnêtement, ça faisait des plombes que je souhaitais le voir, et je n’ai clairement pas été déçu de l’attente ! Produit en 2011 aux États-Unis (les réalisateurs ont du se faire plomber juste après, je pense), God Bless America vient tout juste d’arriver sur (quelques-uns de) nos écrans, et mothafucka, c’est une pure tuerie ! Un véritable chef-d’oeuvre qui est passé numéro 1 ou pas loin dans mon estime personnelle.

Contrairement à la normale, le reste du film est encore BIEN MIEUX que la Bande-Annonce.

Puissamment politiquement incorrect (OWI), le film raconte en 1h50 de grand délire jouissif et génialement barré l’histoire de Frank (Joel Murray), un type vaguement normal qui craque soudainement, tellement il n’en peu plus du monticule de connerie que représente son pays, qu’il qualifie joliment d’empire sur le déclin. Non, vraiment, il n’en peut plus de cette Amérique stupide, beaufe, avachie sur le divan cruel de sa grandeur évanouie, qui ricane devant des émissions dont on ne sait, des talk-show ou de la téléréalité, lesquels sont les plus moisis. Lorsque que dans une scène d’anthologie absolue (une des nombreuses que compte le film en fait) son médecin lui annonce l’existence d’une tumeur des plus mortelles au cerveau, le jour même où il se fait mettre à la porte de sa boîte comme un vulgaire directeur du Front Monétaire International pour “harcèlement à l’américaine” (“il lui a offert un livre, OMAGAWD“), Frank cesse de déconner et devient alors un tueur…

Sa mission ? Purifier l’Amérique de tous ceux qui méritent vraiment de mourir : les beaufs, les imbéciles, les boulets, les demeurés, les fachos du style “god hates faggs n niggas” et de manière générale les Républicains, en gros. HELL YEAH.

Genre eux.

Il sera aidé dans cette tâche des plus nobles par Roxy (Tara Lynne Barr), actrice grandiose, qui joue ici une lycéenne totalement barrée et ils vont accumuler les coups les plus jouissifs et les plus provoquants, qu’on vous laisse découvrir pour pas vous gâcher le plaisir…

“Obama dead squad strikes again ??”

Sérieusement, ce film a été conçu de A à Z avec un plaisir malsain pour outrager chaque américain, et les punchlines de malades s’enchaînent à la vitesse de l’éclair. Il y a même, ô miracle absolu, des minutes presque entières de silence, où il ne se passe presque rien : ni tir, ni discours, ni injures. Du tellement jamais vu dans le cinéma américain qu’on en pleurerait. Et, cerise sur le gâteau, dans l’optique de faire enrager les populations, la référence ultime n’est autre que le pays du Socialisme triomphant, communisto-stalinnien totalitaire, autant dire la France ! C’est tellement rare d’être érigé en modèle à suivre par des Américains qu’on souhaite à Frank et Roxy de ne jamais venir par chez nous : ils en trouveraient du demeuré à flinguer à la pelle (et j’ai des noms si ça les intéresse…). Le petit bonus qui fait plaisir : la musique de fond est plutôt bonne (dans le genre velue). Putain, ce que ça fait du bien.

Bref, God Bless America envoie du fat paté, du lourd, du velu, du croustillant, de l’onctueux. Si vous ne devez en voir qu’un, c’est celui-là. Cours-y vite le voir Palien, et fends-toi la gueule comme jamais avant, parce que ça c’est de la grande comédie.

La Note de l’Apostrophe : (*****)

Axel Devaux

  1. […] en général, mais, de façon plus particulière, le Tea Party. Il rejoint un peu le cultissime God Bless America, dans cette […]

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