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Carnet de 3A – The East Coast Way of Life, épisode 1 : New York City

De tout temps les Paliens, venu le temps de la 3A, se sont vautrés dans la démesure du voyage, devenant le temps d’une révolution autour de notre Astre Solaire des apatrides ballottés ci-et-là au gré du vent et des lignes aériennes Low Cost.

N’échappant pas à cette coutume, à ce rituel initiatique millénaire, voici le premier épisode d’un photoreportage sur cette terre du hamburger et des grattes-ciels, de Wall Street et du puritanisme.

Je suis parti de la belle ville de Montréal le 28 avril de l’an de grâce 2012, embarquant à bord de l’Adirondack, un train qui, une douzaine d’heures plus tard dont plus d’une passée à la frontière, allait m’amener à New York City, l’idéal-type de la métropole mondiale. Ce train était ma foi fort confortable, surtout pour n’avoir payé que 50 piastres. J’étais accompagné d’un affable Texan qui m’a raconté son projet de faire les Appalaches à pieds, du nord au sud.

J’étais fier de moi, d’ailleurs, de comprendre ce cher compagnon texan, mais hélas, mon estime de moi linguistique en a pris un coup à New York, car l’accent de cette ville est presque aussi incompréhensible qu’un accent de Terre-Neuve. Mais passons.

 

Upstate New York, vu depuis le train

Le train, à l’arrêt dans une gare sur le chemin vers NYC

J’arrive à Penn Station, et me rends dans une auberge de jeunesse située dans le Upper East Side. Un coin sympa, dont les bâtiments auraient pu être dans le Paris haussmanien, si ce n’était les rues qui se croisent en angles droits et les escaliers de secours sur la façade. L’auberge, appartenant au groupe Hi International, était ma foi correcte, et j’ai trouvé un resto à burgers tout à fait bien, à prix modique.

Pendant ce premier à séjour à New York, j’ai pris la décision saugrenue de faire toute la ville du Nord au Sud. C’est long, c’est fatiguant, mais c’est fort marrant à faire, et on croise pas mal d’endroits et de choses qu’on aurait pas vues autrement. Du genre une pâtisserie toulousaine. Ou une cathédrale pas terminée.

Pâtisserie typique de New York

La pâtisserie hongroise de New York, autre lieu fort recommandable, plutôt qu’un banal Starbucks, en face de la cathédrale inachevée

Après avoir traversé Central Park et bifurqué vers le Sud, je suis tombé sur la queue devant le Guggenheim, qui est presque aussi impressionnante que le bâtiment lui-même. Par contre, l’espace utile à une exposition est vraiment petit, et c’est un peu dommage. D’ailleurs, d’une façon générale, les musées de la ville sont d’ailleurs plutôt décevants (mais j’y reviendrai dans un autre épisode). Heureusement, les prix affichés (pharaoniques) ne sont que des suggestions ce qui veut dire que quand la caissière vous dit un prix, vous êtes pas obligés de lui donner l’argent qu’elle demande, et elle vous donnera quand même un ticket pour entrer. Bon à savoir.

Le Guggenheim.

En fait, le seul musée qui vaut vraiment le coup, parmi ceux que j’ai visités, est le musée de l’histoire de la ville, au nord de Manhattan. Ce musée rappelle entre autres l’origine batave de la cité. Par exemple, j’ai appris que Brooklyn était à l’origine Breukelen. Utile à claquer dans des conversations mondaines. De même, le coleslaw si « made in the USA » était en fait à la base le koolsla hollandais, et nos croustillons bien de chez nous ont fait des enfants et donné naissance aux doughnuts.

Après 24h dans la capitale du capitalisme international, où j’ai mine de rien croisé un appel à la grève en français, j’ai repris un train, cette fois pour Boston, ville connue pour son thé, ses facs et son baseball.

Cet appel à la grève est fabuleusement classe

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