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Elections au C.A., l’entretien avec Julien Rossi, pour Solidaires et Autogestionnaires.

Jeudi 22 novembre, l’Apostrophe rencontre Julien Rossi, 4A et  tête de liste pour Solidaire et Autogestionnaire.

A parler de Solidaire et Autogestionnaire, S&A pour les intimes, je pense qu’il milite pour mettre fin aux absurdités qui gangrènent l’IEP, de la part de l’administration et de la direction notamment, et pour permettre aux étudiants de faire valoir leur droit à participer à la gestion de notre école. En deux mots : c’est dans le titre.

Pour plus de transparence et moins d’absurdités.

S&A militait et milite encore contre “la hausse des frais d’inscription“, l’instauration des frais d’inscription «progressifs» ayant en fait été une hausse en moyenne de 400 € / étudiant payant des frais à l’IEP. La solution idéale ? « la gratuité ». Ces dernières années, Julien estime la hausse des frais à 100%, ce qui est énorme. Mais surtout, en plus de la hausse en elle-même S&A dénonce en réalité « l’obscurité » : une hausse aurait pu être déjà moins abherrante, eu égard à la sous-dotation de l’État, si la direction avait fait part d’un projet, mais ici, dénonce S&A, on ne sait ni pourquoi les frais ont été augmentés, ni comment la hausse précédente a été utilisée. Sans compter les dépenses inutiles : “nouveaux logos, nouveaux ordinateurs, plaquettes” … et Julien de rappeler que la réputation d’une école ne se fait pas sur la « couleur rose fushia du nouveau logo ». Non plus que sur le prix du diplôme.

Pour S&A, la hausse des frais d’inscription, c’est une fausse bonne idée, une solution de facilité apparente, et la gratuité, un but atteignable à terme. Une fausse bonne idée, car selon  Julien, élu du CA lors du vote des frais, l’administration n’a absolument pas pris en considération la réalité personnelle des étudiants. Ce sont les étudiants qui payent les frais, et pas les parents. Certains peuvent avoir effectivement des parents à haut revenus, mais qui refusent de financer la grande majorité des études, qui ont d’autres postes de dépenses obligatoires (maladie …), ou simplement parce que des étudiants pourraient être en rupture avec leur famille : un cas de figure qui s’est présenté à plusieurs reprises, ces-dernières années, occasionnant un abandon dans certain des cas. Les entretiens au cas par cas, qu’annonce la direction pour résoudre ces cas de figure ? “Une usine à gaz“. Des frais plus bas permettraient de limiter l’endettement des étudiants, « une dette toxique ». Julien explique ainsi qu’aux USA, les prêts étudiants représentent environ 100 milliards de dollars, et qu’environ 10% des étudiants sont dans l’incapacité de rembourser. Les subprimes, pour Julien, c’est peanuts. La baisse des frais d’inscription pourrait se faire notamment grâce au futur déménagement. L’IEP n’aura plus à payer de loyer, c’est près de « 200 000€ » qui seraient ainsi redistribués, soit une « baisse d’environ 200€ par étudiants », ou « créer des bourses, pour les FIFB par exemple ».

Réparer : un projet pour l’IEP. 

Julien fait aussi et surtout le constat d’une incommunication, ou d’une incompréhension entre étudiants et Administration. La liste part ainsi en croisade contre l’absurdité de nombreux raisonnements tenus par l’administration. Il raconte anecdotes sur anecdotes, survenues durant les deux ans où S&A a représenté les étudiants au CA. Sur de certains problèmes Administration et élus étudiants sont d’accord sur le fond, mais rien n’est modifié au final car, selon la direction, ce ne serait pas aux étudiants “d’inciter au changement” ou de “lancer des projets“. Pour Julien, c’est un réel problème, “cette frilosité est incompréhensible“. Le manque de dialogue, la mauvaise volonté parfois flagrante de certaines personnes, « pas de tous », nous rappelle Julien, nuisent aux conditions de travail et gaspillent une énergie précieuse.

Accorder du crédit aux étudiants, établir un dialogue constructif.

Il suffit de regarder les propositions des différentes listes pour voir que les étudiants ont de nombreuses idées pour l’IEP. Pour S&A, l’administration doit laisser de la place à l’autogestion car  “on est capable de faire des choses nous même“. Un dialogue de sourds empêche la mise en place des propositions, même les plus faisables, réalistes ou pragmatiques. Julien met en garde contre les propositions trop ambitieuses, qui seraient « irréalistes dans le contexte actuel ». Est-ce du fatalisme ? « Non » pour Julien. Des choses ont pu être gagnées grâce à la mobilisation. Ainsi, les anciens ordinateurs par exemple, ont été redistribués aux associations de l’IEP. Trois des quatre listes pour ces élections, dont S&A, ont plusieurs points de convergence, et essaient de travailler ensemble, par exemple le vote du budget qui avait été refusé grâce aux étudiants, ou encore la demande de Déclic ! et S&A pour organiser une AG sur le déménagement. L’information circule encore trop mal, et beaucoup d’étudiants restent sur l’impression qu’ils n’ont aucune prise sur le devenir de leur IEP – un devenir qui les impliquent pourtant.

Pourtant, passer par les étudiants permettrait d’avoir un vrai recul sur ce qui se fait, d’éviter de prendre des décisions qui sur le papier font jolies mais qui en réalité sont impraticables, ou dommageables : ainsi l’absurde réforme des masters. S&A demande également d’avantage de soutien aux associations, Sciences Po Lille Junior Conseil, Munwalk, les journaux – ou le BDI, qui offrent de vrais services aux internationaux qui font la renommée de l’IEP. Julien par exemple, regrette la disparition du Jeu de l’Oie, une revue nationalement reconnue pour sa qualité, et qui est l’illustration même de ce désintérêt, de ce non-soutien aux associations.

Les cours aussi font l’objet du regard critique de la liste, avec la réforme des masters, « beaucoup de doublons » inutiles entre les cours, dont même certains professeurs se plaindraient. D’autres problèmes pour S&A, le coûteux anéantissement de la filière journalistique au profit d’un partenariat des plus “hasardeux” avec l’ESJ Lille, la disparition du master recherche, mais également le « massacre » infligé à la filière Europe, qui est confondue avec les Relations Internationales. L’une des « meilleures filières de l’IEP, mais qui coule complètement aujourd’hui ». Il faut donc « réparer à  l’ancienne réforme » des maquettes, permettant de remettre en .

La question de la fin : c’est qui le meilleur, Lucky Luke, James Bond, ou Pierre Mathiot ? Lucky Luke, il a la classe, il a arrêté les Daltons, et défendu la liberté de la presse.

L’ensemble du programme de Solidaire et Autogestionnaire à retrouver sur : http://iepsolidaire.files.wordpress.com/2012/11/livret-programme.pdf

 

Une partie du collectif Solidaire et Autogestionnaires soutenu par Pierre Rosanvallon.

Et pour rappel, les élections au C.A. ont lieu le jeudi 29 novembre.

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