Skip to content
Slider

Elections au C.A., l’entretien avec Maël Tichani, tête de liste UNEF.

Vendredi 23 novembre, l’Apostrophe finis de rencontrer les différentes listes, et cloture en rencontrant Maël Tichani, 3A, et tête de liste pour l’UNEF.

            L’UNEF porte des projets pour les prochaines élections au C.A., concernant les ressources de l’IEP et des étudiants, et surtout, concernant la démocratisation de l’IEP.

 

Les ressources de l’IEP.

            A la veille du Conseil d’Administration validant l’entrée des frais d’inscription dégressifs, l’UNEF tractait contre. Maël reconnait que « l’ancien système n’était  pas l’idéal ». Pourquoi être contre ? L’enseignement au sein de l’IEP est un enseignement public, pour l’UNEF, l’IEP est comme un commissariat ou un hôpital, « ce n’est pas aux usagers de le financer ».

L’UNEF constate comme tout le monde, la sous dotation de l’IEP, même par rapport à la fac. Le vrai désaccord, est la stratégie mise en place par l’Administration. Pour l’UNEF, il faut faire pression sur l’Etat. Comment ? En refusant le vote du budget, comme en décembre dernier, ce qui avait à l’époque permis d’avoir deux postes d’enseignants en plus. Pour Maël, cette stratégie aurait du être continuée, car elle envoie « un message au gouvernement ».

            La volonté de l’UNEF est également de ne pas dissocier les élections du CA de Sciences Po Lille, avec les élections du CROUS qui ont lieu le même jour. Les élections pour le CROUS, sont « plus globales et concernent plus d’étudiants ». L’UNEF est pour la création d’une allocation d’autonomie. L’UNEF constate que tous les étudiants ne sont pas supportés par leurs parents, comme dans les cas de rupture familiale.

Maël me rappelle aussi que « le syndicalisme, ce n’est pas tout ou rien ». La réforme a été faite, l’IEP va en tirer d’avantage de ressources, toute la question pour l’UNEF est l’utilisation de ces nouvelles ressources, il faut absolument éviter que cet argent « ne soit jeté par les fenêtres ». Une des idées de l’UNEF, est que cet argent soit versé à la Commission de Vie Etudiante, commission qui verse des bourses aux étudiants. Les critères d’allocation de la bourse pourraient ainsi être élargit, et les montants revus à la hausse. Mais pas que, l’UNEF propose également une exonération, totale ou partielle des frais d’inscription à l’entrée des doubles diplômes ESJ et FIFB, qui coutent une fortune.

 « Donner à tous les moyens de réussir », la démocratisation de l’IEP.

            La question des concours en général est importante pour l’UNEF ? Maël m’explique qu’ainsi, près de 200 000 € sont chaque année récupérés grâce aux frais de concours déboursés, notamment par les candidats les plus malchanceux. La liste propose ainsi que par exemple, on multiplie les centres d’examen, ouvrir un centre dans la région parisienne par exemple, ou dans les départements d’outre-mer, notamment pour les filières franco- … , dont l’unique centre d’examen est à Lille. L’UNEF rappelle ainsi que le coût d’un concours n’est pas uniquement constitué du coût du concours, mais également du transport, de l’hébergement … ce qui est frein à la démocratisation de l’IEP. Dans ce but, la liste souhaiterait qu’il y ait d’avantage de places pour le concours, « la valeur du diplôme n’étant pas basée sur la rareté de celui-ci, mais sur la qualité de l’enseignement et les compétences acquises ». Maël de rappeler qu’il faut faire tomber les barrières économiques, le concours étant déjà suffisamment « sélectif socialement ». Les langues par exemple, qui favorisent les personnes ayant eu la possibilité et les moyens d’aller faire des séjours à l’étranger, ou la culture générale.

Concernant la qualité du diplôme, Maël regrette que pour certains étudiants les masters soient devenus « des salles d’attente », des refus sont faits aux étudiants sans qu’ils ne soient motivés, et la réorientation d’une majeure à une autre est souvent limitée. L’UNEF déplore également la disparition des filières recherches et enseignements, les remettre est une point important.

La question de la fin : c’est qui le meilleur, Lucky Luke, James Bond, ou Pierre Mathiot ? Aucun des trois.

L’ensemble des propositions de la liste de l’UNEF pour les élections au C.A. est disponible dans le hall et sur internet : ? .

Pour rappel, les élections ont lieu le jeudi 29 novembre, en B4.15.

  1. BEURET Alan BEURET Alan

    Bonjour,

    Un point de vue interessant, mais qui revient toujours a la meme chose, plus d’argent, toujours plus d’argent. Nous sommes moins dotes par l’Etat, certes, mais ce la ne veut pas dire que nos moyens sont moins important. Il suffit de comparer le nombre d’eleves par amphi. Quand au fait de dire que tous les etudiants devrait avoir une “allocation d’autonomie” et que l’assiette des bourses doit etre revu, excusez-moi, mais je pense pas que les paliens, meme non boursiers soient de gens pauvres, vulnerables et defavorises.
    L’idee du concours, pourquoi pas, mais ca coute deja une fortune. De surcroit, ce qui est vraiment discriminant c’est que tout le monde n’y arrive pas avec le meme bagage culturel. Je pense que la majorite des postulants sont capables de se deplacer pour le concours (exception faite de l’outre-mer j’en conviens). Generaliser une preparation gratuit au concours, pour que les gens n’ayant pas eu la chance d’avoir un bagage culturel aquis puisse etre en meilleur posture me parait bien plus a meme de’augmenter l’egalite des chances. Apres, si on considere que tout le monde doit se retrouver dans un hotel et manger au resto pour son concours, les auberges de jeunesse ou autres hebergements moins chers n’etant pas dignes des paliens, la je suis d’accord il vaut mieux aider les postulant a payer l’hotel, comme le font les packs deja proposes…
    Quand a la selectivite en master ou la disparition des filieres. On peut accepter tout le monde et faire toutes les filieres qui nous plaisent, comme dans certaines fac, mais si c’est pour donner de faux espoirs aux gens et former des legions de chomeurs, je doute que cela soit la meilleure option, pour qui que ce soit…

  2. Le programme de S&A (liste S&A-Sud) propose justement autre chose qu’une démarche visant à dire : rajouter du fric => hausse de la qualité.
    Par rapport aux bourses : c’est malheureusement un mythe qu’il n’y a personne qui ait de problèmes financiers et autres à l’IEP. Y a 20% de boursiers. Certes, tous les boursiers n’ont pas forcément la vie dure. Mais y en a parmi ceux-là pour qui c’est pas forcément facile. Et pour ceux qui ne sont pas boursiers mais qui doivent payer des frais toujours plus élevés en moyenne (et famille riche ne veut pas toujours dire étudiant riche) … ça peut devenir carrément difficile. Et j’ai des cas concrets en tête.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *