Skip to content
Slider

Das Kapital

Si vous avez prévu d’exciter votre fibre marxiste ou de vous faire des frayeurs en regardant vos amis les riches se faire maltraiter par un film de gros toto gauchistes, tenez-le vous pour dit : les ceuses qui prennent vraiment cher avec Capital, le nouveau film de Costa-Gavras, c’est les spectateurs.

Pourtant, on aurait du se méfier. Quand Gad Elmaleh ne vend pas la 4G d’une entreprise de téléphonie mobile qui licencie lorsqu’elle fait des bénéfices, il tourne des films aussi mémorables que Les Seigneurs. Le voir tête d’affiche, c’est comme Marion Cotillard sur une affiche de film ou celle de Delepierre sur un tract – le signe qu’il ne faut surtout pas aller plus loin. Bon, mais c’était un Costa-Gavras, et l’homme a les faveurs de Maître Lascombe. Sans compter que ça se vantait de dénoncer les excès du Capital, et nos fidèles lecteurs savent combien, à l’Apostrophe, on l’aime bien, le Grand Capital, surtout quand il est en train de mourir.

Malheureusement, en fait de mort, c’est celle de nos rétines et des neurones malheureusement connectés à celles-ci que nous avons du malheureusement déplorer. Soyons honnêtes : ce film est le plus mauvais que je n’ai jamais vu de ma vie. Plus mauvais qu’Astérix et Obelix aux jeux olympiques, plus absurde que du théâtre de l’absurde, une horreur. Marion Cotillard y eu été la perle de verre au milieu de la fange aux cochons. Non, ce n’était pas le thème qui nous dérangeait, mais bien l’absolue, complète, totale, écrasante, foutue nullité crasse de l’intégralité des acteurs. Même l’immense Philippe Duclos (éternel François Roban dans l’incomparable Engrenages) qui a plus de talents dans un doigt de pieds que tout le reste du casting après dix ans de Cours Florent semble totalement absent. Les répliques s’enchaînent de façon atrocement poussive, l’histoire est terriblement médiocre, le script à s’endormir, et, que l’Odieux Connard me pardonne, je n’ai même pas pu rester jusqu’au bout. Seigneur, ils ont même réussi à foirer une scène de viol ! Comment c’est possible ?? Il est devenu gâteux, papi Gavras ou quoi ?

Il y a bien un script pourtant : un méchant banquier meurt, un autre banquier arrive, c’est un type pas trop pourri, mais pourtant, la pression du pouvoir, et cætera, on rajoute des termes vaguement techniques dessus, on met un peu d’anglais de comptoir, et ça peut faire Gordon Gekko. Ou pas. Là, c’est clairement foiré. Si ce film doit appeler à la révolte contre le Grand Capital, c’est pas gagné. Sans doute un coup des ennemis de classe.

Alors si comme moi vous avez prévu d’aller voir Capital, n’y allez surtout pas ! Sinon … voilà ce qui va se passer !!

Vous allez monstrueusement vous faire chier. 

N’y allez pas. Sérieux. C’est pourri.

Jackouille. 

  1. zboub connexion zboub connexion

    “je n’ai même pas pu resté jusqu’au bout”

    • Clotilde D. Clotilde D.

      Excusez la SR, mais merci pour votre vigilance 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *