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Carnet de 3A – The East Coast Way of Life : Épisode 2 : Bangor, Maine

Après un arrêt court à Boston, ville sur laquelle je reviendrai plus tard, voici Bangor.

Le Maine est un petit État du nord des États-Unis, coincé entre le Québec et le Nouveau-Brunswick, ce qui explique la présence de bourgades portant les doux noms trahissant un fort taux de grenouillophagie : Caribou et Frenchville, et où se trouvent les zones rurales avec le plus fort taux de francophonie du pays.
La capitale de cet État très rural est Augusta, qui compte à peine une quinzaine de milliers d’habitants. La plus grande ville est Portland, sur l’océan atlantique, avec ses 65 000 habitants. Quant à moi, je devais me rendre à Bangor, ville universitaire de 30 000 habitants. Mine de rien, 30 000 habitants, ça fait presque autant que Bastia, même si franchement, ça en a en a pas l’air, en bonne partie à cause de l’étalement urbain caractéristique de toutes les villes américaines.

Pour se rendre à Bangor depuis Boston, rien de plus facile : il suffit de prendre le train Northeaster pour Portland à partir de la gare du Nord, puis à la gare de prendre le car jusqu’à la gare routière de Bangor. Qui, bien entendu, est en dehors de la ville, en face de l’aéroport, obligeant à prendre le taxi. La seule gare routière qui existait dans le centre-ville a déménagé cette année encore bien plus loin que celle que j’ai utilisée, carrément dans un autre bled, dont j’ai oublié le nom.

L'immeuble UBS à Bangor
L’immeuble UBS à Bangor

À première vue, Bangor est une bourgade sans grand intérêt. Détrompez-vous ! Après tout, même les Suisses s’y sont installés. Ils y ont amené le fromage (en tout cas ils prétendent qu’il y a du « Swiss Cheese » au Subway) et, bien sûr, une banque.

En fait, je dirais qu’aller à Bangor ça a surtout trois avantages :

  • les forêts, et les nombreuses réserves naturelles du coin,
  • le fait que c’est une ville de la Nouvelle Angleterre qui est encore préservée. Dans les quelques ruelles du centre, on a l’impression de retourner dans le passé lointain où les bâtisses en briques étaient la règle et non l’exception, et où les grattes-ciels n’étaient même pas encore nés dans les œuvres de science-fiction,
  • c’est pas cher et j’ai même pu me payer du homard dans le pub de mon hôtel.
Hotel à Bangor
Le Fireside Inns and Suites de Bangor. Un hôtel abordable, plutôt pas mal. Le petit déjeuner est nul par contre. Mais y a un pub irlandais dans l’hôtel qui compense.

Côté forêt, je dois avouer que ma principale activité à Bangor a été de me promener le long de la rivière Penobscot. J’avais prévu d’aller un peu plus au nord au parc de la ville mais ça ne s’est pas fait, parce que le temps ne s’y prêtait pas. Ce parc a cependant l’air intéressant. En effet, son site affirme qu’il y a un type de végétation original dans le coin : des « bogs », c’est-à-dire, si j’ai bien compris le concept, une sorte de forêt de mousses ayant poussé sur le fond d’un ancien lac, et où aucun arbre n’arrive plus à pousser à cause d’une question d’acidité.

Penobscot
La rivière Penobscot. Du nom de la province dans Europa Universalis, sans aucun doute.

Culture inventée
L’instant WTF du séjour à Bangor

Quant au parc de la rivière Penobscot, il n’a certes rien eu de particulièrement remarquable, mais outre la découverte que Bangor s’enorgueillit d’accueillir une peuplade tout aussi ancestrale que très probablement imaginaire, ce fut un instant de répit fort appréciable après Montréal, New York et Boston. Enfin un peu d’air frais !

Bref, revenons de cette promenade bucolique pour parler bouffe. Car oui, à Bangor, on bouffe, et on bouffe bien, et heureusement, parce que sinon on se ferait chier. Aussi souhaiterais-je recommander au palien perdu au fin fond du Maine de se rendre à Taste of India, un restaurant très bon (quoique la serveuse soit fort peu aimable) et offrant même le mercredi, le jeudi et le vendredi midi un buffet à volonté pour moins de 10 $. À signaler aussi, le pub irlandais du coin, qui sert de restaurant à l’hôtel Fireside Inns and Suites. C’est à la lisière du centre-ville, donc faut marcher un peu (les transports en commun sont quasi-inexistants, bien sûr) mais ça vaut le coup. J’ai jamais vu de resto proposer un homard aussi bon marché, et c’est la spécialité du coin.

Tim's à Bangor
Il y a aussi un Tim Horton’s près de l’hôtel. Le Canada est prêt à envahir les États Unis !

Paul Bunyan
Une belle statue près de mon hôtel. Au début, ça m’a fait pensé à ces fameux bûcherons. Après, on m’a expliqué qu’il s’agissait en fait d’un hommage à un enfant du pays, le valeureux Paul Bunyan, sorte de Chuck Norris des temps anciens.

Centre ville de Bangor, Maine
Le centre-ville, où on voit à quoi ont pu ressembler des villes comme New York à ses débuts. Le deuxième immeuble en partant de la droite est un hôtel à moitié en ruines que je déconseille fortement. Par contre, on voit à gauche de l’image que le centre-ville a pas mal de petites boutiques et de bars qui ont l’air sympas.

 

Ron Paul 2012
Ah, Ron, mon héros !

 

monument aux morts
Le monument aux morts de la ville

boarded up house
Encore un coup des subprimes ?

Brewer
La charmante ville de Brewer, où la bière devait autrefois couler à flot. 15 000 âmes, c’est pas rien dans le Maine, c’est plus que la capitale. Par contre, « A Community of Caring ». Dans Lucky Luke c’était plus intimidant.

 

église bizarre
Comme dans toute bourgade américaine qui se respecte, au moins une cinquantaine d’églises différentes se battent pour les parts de marché

Julien Rossi

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