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Le Baba Yaga

Salut ami-e-s Palien-ne-s !

Tu as faim ? L’estomac qui gronde, le bedon qui se trémousse ? Marre de la bavette-frites, mais tu n’as pas envie d’aller manger un sushi tristoune ou une pizza surgelée dans un des nombreux boui-bouis lillois qui proposent la bouffe libéralo-mondialisée que partout c’est la même ? En bref, tu veux de l’original, du nouveau, du rare, de l’exclusif (mais pas trop cher, parce que c’est la fin du mois… ) ? Tu as bien raison. Et c’est pourquoi l’Apostrophe te propose de manger russe et pour dix fois moins cher qu’à la Maison du Caviar. La rédaction de ton journal en ligne favori est allée tester pour toi le Baba Yaga, un petit trésor russe (et ukrainien) caché place Jeanne d’Arc, en plein centre ville – à deux pas du Duke’s pour les plus vieux de nos lecteurs.

Du nom de la vieille sorcière des contes russes, le Baba Yaga ne vous ensorcelera que par la qualité de ses plats. Un peu petit, mais adorable, le resto compte une vingtaine de couverts (vous l’aurez compris, réserver est capital, croyez-en votre rédac’ qui s’est battue à mort pour choper une table !), et se distingue par un service rapide et prompt (et en VO, si vous avez envie de tenter votre meilleur accent rrrrrusse). Musique traditionnelle, livres en russe et en ukrainien un peu partout, et même, si vous avez de la chance, clients qui conversent en langue originale au-dessus de leur plat au nom difficilement prononçable. Question plat, justement, le choix est plutôt sympa : outre deux plats du jour traditionnels (qui changent donc régulièrement mais dont les prix tournent entre 9 et 10 €), on y trouve un choix assez large d’entrées, quelques desserts et un choix de pâtes intéressants (ou Pelmeni, excusez mon klatchien) – typiquement, ce sont des raviolis, mais des raviolis russes ! Attention, ça change tout. Les végétariens étant nos amis il faut les aimer aussi précisons qu’une bonne partie de ces raviolis sont fourrés aux légumes exclusivement. On conseillera notamment les Kartofels, qui comme leur nom l’indique déjà aux familiers de la langue de Goethe, sont remplies de pommes de terres, plus de l’aneth et de l’oignon.  Pour un prix assez modique, entre 5 et 7 €, vous pourrez vous nourrir grassement de bonne bouffe russe (viandue) ou ukrainienne (végétarienne). Grassement, parce que la cuisine russe présentée au Baba fait la part belle au beurre et à la crème fraîche, plus qu’à la vodka, d’ailleurs. Quant à la taille des portions, les avis sont partagés : A., notre charmante testrice, les a trouvé des plus convenables, tandis que notre autre charmant testeur les jugeait sympas, mais bon quand même, un peu plus ça n’aurait quand pas été de refus. Enfin, vous ne mourez pas de faim, quand même.

Comment achever une chronique dans l’Apostrophe sans mentionner la boisson, alcool divin s’il en est ? Que les tenants de la Grande Moule se rassurent ; point n’est dans les us et coutumes de l’Apostrophe de ne point s’humecter le palais, à fortiori dans un restaurant aussi ouvertement russe. Réjouissez-vous : le Baba Yaga offre un remarquable assortiment de bières en provenance directe de l’Empire de toutes les Russies (toutes à 4€ la pinte !). Notre coup de coeur ? La  Жигулёвское  (Ahah, on est tellement bilingue à l’Apo qu’on écrit carrément en cyrillique) : en bon français, la Zhigulyouskoye, la « Bière de l’URSS » !! On trouve également du vin géorgien, y compris un « rouge mi-doux » d’aspect un peu suspect, mais, comme on reste bien français et un peu radin, on vous laisse vous faire vous même votre opinion, le cas échéant.

Bref, si vous cherchez de l’originalité pour pas cher, ou que vous aimez la Russie (ou à minima l’URSS) ne ratez pas le Baba Yaga. Et pour achever votre soirée en terre slave, la rédaction vous conseille bien entendu de vous finir au Kremlindans le Vieux-Lille.

Vladimir Poutine aussi aime le Baba Yaga. Et l’Apostrophe. Toi aussi du coup.

Le Mangeur du Grenier.  

PS : vous venez de lire notre Centième Article !! Félicitations ! L’Apostrophe est heureuse de vous informer qu’elle n’est pas prête à s’arrêter en si bon chemin, et elle s’auto-congratule chaleureusement pour les beaux efforts accomplis jusque là. Dieux qu’on est bon. 

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