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Commission Vie Étudiante : calme plat sur le front des aides cette année

Aujourd’hui, comme vous l’ignoriez sans doute, se tenait la réunion de la Commission Vie Étudiante de notre IEP bien aimé. Cette Commission, où siègent les élus étudiants, est trop peu connue du grand nombre des paliens. C’est pourtant sans doute celle qui influe le plus sur la vie que nous, étudiants, menons à Sciences-Po.

C’est en effet notamment là que sont étudiées les subventions accordées par l’établissement aux nombreuses associations étudiantes que nous avons mis en place. La CVE ne rendant qu’un avis consultatif – mais quasiment toujours suivi – les subventions seront ensuite votées, si subventions il y a, par le Conseil d’Administration.  Sans la CVE en somme, pas de subventions pour le CRIT, pas de Gala en Belgique, pas de yearbook pour les cinquièmes années.

C’est aussi, non moins important, en son sein que les dossiers d’aides individuelles sont traités. Là encore, l’avis est consultatif, néanmoins généralement suivi. Malheureusement, et c’est apparemment un euphémisme, si la partie “aide sociale” du CVE s’est “plutôt bien déroulée“, l’aspect “subventions aux associations” a été beaucoup moins satisfaisant de l’avis des élus étudiants présents. En dépit d’une diminution importante du nombre des associations demandant un soutien financier de la part de l’IEP (une association ne pouvant légalement pas dépendre intégralement des subventions), la CVE n’a pas choisi d’augmenter le budget alloué aux subventions de l’établissement, lequel reste le même que celui de l’année précédente, alors même que les frais d’inscriptions (et donc le budget prévisionnel) ont fait un bond en avant.

Sur les quatorze associations demandant une subvention de l’établissement, seules trois se voient néanmoins totalement déboutées par la CVE : l’Aumônerie, au motif qu’il n’appartient pas à un établissement d’enseignement public de financer des activités d’ordre cultuel, la Sciences Po Lille Junior Conseil, au motif qu’elle dispose de financements extérieurs conséquents, ainsi que le journal Rue de Trévise. 

Approuvée par six voix en dépit de l’abstention des élus étudiants présents (3), en l’occurrence Déclic! et Solidaires et Autogestionnaires – l’UNEF étant représentée par un suppléant sans droit de vote et les Affranchis absents -, cette décision est jugée “décevante” par Émilien Quinart (Déclic !) qui témoigne de son étonnement : l’espoir était que la direction de l’IEP abonde l’enveloppe à disposition de la CVE avec le fruit de la hausse des frais d’inscriptions. En vain : décision reportée à l’année prochaine. Peut-être. Tristan Haute (S&A) pointe également “l’absence de critères” et une “prise de décision au feeling” : la loi laisse en effet licence aux établissements publics d’enseignement supérieur de décider des critères de financement des associations étudiantes, dans le “respect des règles du financement public” (pas de financement des cultes, pas de libéralités, etc.), précise Émilien Quinart. Malheureusement, il semble que l’IEP n’ait pas jugé bon de prévoir ces fameux critères, au risque de prêter le flanc à la critique : pourquoi subventionner telle association, pourquoi diminuer le financement d’une autre, pourquoi refuser les aides à celle-là ? En l’absence d’une grille de critères disponible pour tous, le règne de l’entregent et du flou s’impose. Et quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup.

Nos élus insistent sur la nécessité de revoir les procédures de la CVE : une déclaration commune est en préparation, annoncent-ils, qui sera conjointement signée par les listes étudiantes au C.A. pour réclamer la mise en place de “critères clairs“, un “financement projet par projet” et non plus de manière globale, obligeant comme c’est le cas ici les élus étudiants à voter pour tout ou rien, au détriment éventuel de leur position, et enfin la séparation entre la “CVE sociale et la CVE associations“.

Précisions derechef que les décisions de la CVE ne sont que consultatives : le CA seul est autorisé à voter les subventions, et peut donc changer le montant de celles-ci.

Axel Devaux. 

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