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Rendez-vous en terrain connu : Valenciennes.

Valenciennes n’est pas juste la ville du club de foot classé 11ème de L1. Ce n’est pas non plus simplement la ville où ont enseigné / enseignent nos éminents professeurs de vie politique et de droit constitutionnel. C’est aussi la ville sympathique du non moins sympathique Jean Louis Borloo (maire entre 1989 et 2002). Mais que donc visiter à Valenciennes me demanderez-vous ?

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C’est la question à 1 million d’euros. En tant que (fausse) Valenciennoise, (entendez que je le suis autant qu’un Parisien qui habite Rambouillet), difficile de raconter quoi que se soit sur Valenciennes. « Ba C la grand ville quoa, hein. Y a h&m et pi un cinémo ». (Le triste retour de l’accent ch’ti dès que l’on quitte la métropole lilloise où l’on essayait vainement de ne pas se faire repérer pour ne pas être confondue avec ceux qui partent à Ibiza, Mikonos, ou encore Las Vegas.)

Et pourtant, Valenciennes est une bien jolie ville, où en plus des loisirs sus-cités, on peut manger des panini au nutella et des gaufres fourrées à la pâte de Spéculoos.

Or donc. Samedi matin, visite de la ville, avec l’impression d’être prise au piège d’une boule à neige, dans une ville fantôme. Premièrement, le samedi matin, seules les irréductibles sortent avec foulard sur la tête et caddie à la main faire un tour sur le marché, tandis que le reste de la population reste au lit. Dès les 12 coups de midi sonnés, les hordes de jeunes à la recherche du nouveau vernis/nouveau DVD/nouveau blouson qui leur permettra de devenir le roi de la cour de récré le lundi matin déroulent leur nonchalance dans les allées du centre commercial.

Jardin de la Rhonelle
Le jardin de la Rhonelle sous la neige.

Mais surtout, de mémoire de moi-même, je n’avais jamais vu Valenciennes sous la neige. Il faut dire que s’il fait froid (parfois) et qu’il pleut (très) souvent, la neige dans la ville, on connait pas beaucoup. A la rigueur, on se lève le matin pour voir qu’il a neigé. Et il faut aussi avouer que quand il neige, que les trottoirs sont verglacés, qu’il fait -2 ressenti -10, le Valenciennois, il reste chez lui,  avec à la main une tasse de chocolat chaud et le dernier Marc Lévy qu’il n’avait toujours pas eu le temps de lire depuis qu’on le lui a offert à Noël. Il ne va pas prendre des photos de la ville. Fausse valenciennoise vous disais-je.

Trêve de plaisanterie, Valenciennes est une ville culturelle et à l’histoire très catholique. Pas très clair comme ça, mais j’explique ça très vite.

Culturelle d’abord. Oui, car en plus d’accueillir nos professeurs chéris, Valenciennes a vu naitre les talentueux Watteau, Carpeaux, Harpignies, Eisen … exposés au Musée des Beaux Arts.

Le Musée des Beaux Arts
Kiosque du musée des Beaux Arts
Le kiosque du musée des Beaux Arts

 La bibliothèque de Valenciennes, située à côté de l’auditorium, est nationalement réputée. Au sous-sol, on trouve une vaste collection d‘incunables, d’enluminures … (plus une machine qui fait de supers chocolats chauds, et qui déçoit moins souvent que celles du foyer.)

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La bibliothèque, un ancien collège jésuite.

Et aussi le théâtre, scène nationale, avec ( rès souvent) de très bonnes représentations, Feydeau, Hugo, Molière, j’en passe et des meilleures. Renaissance littérale de ses cendres, puisque l’ancien bâtiment avait brûlé.

Théatre le Phénix
Le phénix

Valenciennes, ville aux cent clochers ?

Valenciennes dénombre de nombreuses Églises, abbayes, basilique …. Et voue un culte inconditionnel à la Vierge Marie. Chaque deuxième dimanche de septembre est organisé le Tour du Saint-Cordon, et ce depuis la bagatelle de 1000 ans. Le pèlerinage commémore le Saint-Cordon que la Vierge déroula autour de la ville, et qui endigua miraculeusement l’épidémie de peste qui frappait la ville.

La bailique Notre-Dame du Saint-Cordon
La basilique Notre-Dame du Saint-Cordon

Le dernier des clochers et non des moindres, le beffroi ! Après tout, que serait une ville du Nord sans son beffroi ? Rien de comparable à celui de Lille et son côté œil de Sauron. Non ici, c’est plus …stylisé ?

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Le Beffroi ?

Effectivement, cette aiguille ne ressemble pas aux autres beffrois que l’on voit par chez nous. Il faut dire qu’elle ne fait que remplacer symboliquement feu le beffroi, qui se situait juste derrière. Le dit beffroi s’étant malencontreusement écroulé après l’installation malheureuse d’une horloge à son clocher.

Cela étant posé, et l’Histoire dans tout ça ?

La place d’armes, un peu notre place De Gaulle à nous, avec autant de passages protégés, la fontaine en moins, est longée par le super centre commercial, le faux beffroi, et la Mairie, dont seule la façade est d’origine, le reste du bâtiment ayant été méthodiquement et chirurgicalement bombardé.

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L’hôtel de ville

 

Finalement mon coup de cœur perso, à faire quand il fait beau, (ou moins moche qu’en ce moment,) l’Écluse des Repenties.

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La Rhonelle, gelée.

Clotilde D.

  1. Elodie DERAMBURE Elodie DERAMBURE

    Très beau reportage photo

  2. cockenpot Matthieu cockenpot Matthieu

    TB. On aimereait une suite. Au fait, c’est trop laid cette aiguille dans le centre village. Décidément, il y a des hommes politiques, d’anciens d’IEP, qui n’ont pas de goût.

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