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La préparation du Tournoi et le match France-Italie

Une nouveauté dans l’histoire de l’Apostrophe : à l’occasion du Tournoi des 6 Nations, votre webzine préféré vous offre une série d’articles portant sur les matchs du XV de France. 

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Le Tournoi 2013 est lancé !

Chaque année pendant les mois de février-mars, les équipes nationales de rugby d’Angleterre, d’Écosse, de France, d’Irlande, d’Italie et du Pays de Galles s’affrontent lors du Tournoi des 6 Nations pour tenter de devenir « champion d’Europe ».

Le coup d’envoi du Tournoi 2013 a été donné le 23 janvier dans l’ouest de Londres avec la présentation à la presse des capitaines des équipes (masculines mais aussi féminines : un bon moyen de découvrir les Bleues et leur capitaine Marie-Alice Yahé).

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Les capitaines des 6 équipes du Tournoi des 6 nations 2013
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Les 6 capitaines des équipes du Tournoi féminin

Le Pays de Galles, auteur d’un Grand Chelem en 2012, remet son trophée en jeu. Le XV de France, actuellement plutôt en forme, sera-t-il capable de succéder aux Diables rouges ? Tous les supporters des Bleus l’espèrent…

France-Italie, le premier défi

Il était intéressant pour le XV de France, qui commence traditionnellement plutôt mal ses Tournois des 6 Nations, de débuter cette année face à l’Italie. La Squadra Azzurra cuvée 2013, entraînée par l’expérimenté (et Français) Jacques Brunel, n’a en effet plus grand chose à voir avec l’ancienne équipe italienne, abonnée aux défaites à répétition et à la Cuillère de Bois (toute ressemblance avec les délégations lilloise et rennaise au Crit ne serait que pure coïncidence)…

Le sélectionneur Philippe Saint-André et son équipe en étaient bien conscients, eux pour qui le souvenir de la première défaite de la France face à l’Italie en match officiel en 2011 est encore très vivace. La préparation de ce match a donc été prise très au sérieux, même si le sélectionneur a dû composer avec l’état de fatigue de joueurs sollicités depuis cinq mois par l’exigeant Top 14 et surtout avec les nombreux blessés : le jeune centre toulousain Gaël Fickou, l’arrière castrais Brice Dulin, le troisième ligne biarrot Wenceslas Lauret et l’ailier toulousain Vincent Clerc.

« PSA » a dû opérer des choix très délicats. On s’en souvient, après l’éclatant succès des Bleus lors des tests d’automne, il avait déclaré qu’ « il valait mieux être dans les 23 que dehors ». Des joueurs comme Joselino Suta, Thomas Domingo ou surtout Yannick Nyanga pouvaient donc espérer être retenus pour la Tournoi. Le sélectionneur en a décidé autrement et leur a préféré Romain Taofifenua, Luc Ducalcon et l’ancien capitaine du XV de France, Thierry Dusautoir.

La question du capitanat, « problème de riches » pour PSA, était d’ailleurs au cœur des débats ; qui choisir entre Thierry Dusautoir, meilleur joueur IRB de l’année 2011, capitaine expérimenté et apprécié mais revenant de blessure et absent de l’équipe depuis dix mois, et Pascal Papé, valeureux capitaine de la tournée d’été et des tests d’automne, titulaire indiscutable en deuxième ligne ? Saint-André a tranché en faveur de Pascal Papé mais a réaffirmé sa confiance envers « le Destroyer » en le titularisant en troisième ligne malgré sa récente blessure aux côtés de Fulgence Ouedraogo et Louis Picamoles.

Papé et Dusautoir en Australie en 2011 Source: Sandra Mu/Getty Images AsiaPac
Papé et Dusautoir en Australie en 2011
Source: Sandra Mu/Getty Images AsiaPac

Devant, les expérimentés Nicolas Mas, Dimitri Szarzewski, Yannick Forestier (première ligne), Pascal Papé et Yoann Maestri (deuxième ligne) ont été chargés de la lourde tâche de contenir le pack italien, réputé très solide dans ce domaine.

La charnière Maxime Machenaud – Frédéric Michalak, qui a convaincu cet automne, a été reconduite aux dépens de Morgan Parra, peu habitué à ronger son frein sur le banc, et François Trinh-Duc, qui présente l’avantage de pouvoir jouer à l’ouverture, au centre ou à l’arrière, ce qui en fait un remplaçant idéal aux yeux de PSA – mais moins aux yeux de l’intéressé… Enfin, du côté des trois-quarts, le poste d’arrière a été confié à Yoann Huget en l’absence de Brice Dulin. Benjamin Fall et Wesley Fofana, aux ailes, ont été choisis pour encadrer la paire Maxime Mermoz – Florian Fritz au centre.

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Pascal Papé, capitaine du XV de France, et Sergio Parisse, capitaine de l’Italie

Et l’histoire se répète…

Les craintes françaises se sont hélas vérifiées dimanche après-midi à Rome : les Bleus ont souffert pendant 80 minutes face à des Italiens auteurs d’un très bon match et soutenus par un Stade Olympique bruyant et dynamique. Score final : 23-18 pour l’Italie, qui affirme ainsi ses nouvelles ambitions. Philippe Saint-André a d’ailleurs salué les joueurs de Jacques Brunel dès la fin du match, estimant que « les Italiens sont devenus une grande nation du rugby ».

Dès le début du match, l’Italie prenait l’ascendant, en grande partie grâce à l’ouvreur Luciano Orquera, dans une forme olympique ce dimanche. Après avoir initié le premier essai du match, avec son capitaine Sergio Parisse à la finition, dès la 5ème minute, le n°10 transformait, puis passait un drop (15ème) et une pénalité (18ème). Le XV de France, dépassé, se contentait d’envoyer Louis Picamoles à l’essai (12ème), avant d’enfin réagir pendant la deuxième partie de la première mi-temps : pénalité de Frédéric Michalak (28ème) et essai de Benjamin Fall (34ème) transformé par le même Michalak. Les deux équipes regagnaient les vestiaires sur un score de 15-13 en faveur des Bleus.

Luciano Orquera, n°10 italien éblouissant dimanche
Luciano Orquera, n°10 italien éblouissant dimanche

Au début de la deuxième mi-temps, les Italiens se montraient conquérants, mais Michalak passait une pénalité à la 49ème minute, permettant aux Bleus de se donner un peu d’air (18-13). S’ensuivait une période dominée par la France; tous les espoirs étaient alors permis… Hélas, après une magnifique action de Machenaud, les Italiens lançaient un contre dévastateur qui se concluait par un essai du pilier Martin Castrogiovanni, transformé aussitôt par Orquera, encore à l’origine de l’essai (58ème). Kris Burton, rentré à la place de l’omniprésent n°10 italien, ajoutait un drop à la 68ème minute. 23-18, le score n’allait plus bouger malgré plusieurs tentatives françaises à la toute fin du match, et l’Italie remportait ce premier match dans un stade en délire !

Le triomphe italien au Stade Olympique (c) Rugbyrama
Le triomphe italien au Stade Olympique
(c) Rugbyrama

Triste bilan pour l’équipe de France, qui perd en outre une place au classement IRB (International Rugby Board, qui  compare les performances des sélections nationales) et se retrouve cinquième derrière l’Angleterre… Déçu, Philippe Saint-André refuse cependant de désespérer ; « c’était une rencontre de bon niveau », assure-t-il. « Le Tournoi n’est pas perdu, (…) concentrons nous sur samedi et sur la bonne réception du Pays de Galles ». Samedi prochain, il faudra toutefois se passer du capitaine Pascal Papé, sorti sur blessure à la 59ème minute. Jocelino Suta a été rappelé pour pallier au forfait du deuxième ligne et Thierry Dusautoir retrouvera son ancien brassard de capitaine. Aux Bleus de réussir à faire de cette défaite à Rome un tremplin vers un Tournoi réussi…

Aude Bariéty.

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