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Voyage en terrain connu: Dublin

Ah, Dublin. Perle d’Erin, à 50 minutes de vol d’avion de Paris. Fête, bière, gens sympas, et prix pas chers du tout : Dublin, c’est un peu un apéro géant (sous la pluie). Ville natale de la Guinness et aussi d’une foultitude d’autres bières plutôt pas crades, Dublin est une ville jeune, au sens littéral : 50% de la population a moins de vingt-cinq ans, étudiants et jeunes travailleurs s’y croisent joyeusement. De ce fait, elle reste sympathique, à taille vraiment humaine et franchement beaucoup plus cool à vivre que Londres, surtout si vous n’avez pas envie de vous prendre la tête ou de dépenser des mille et des cents pour sortir et faire des trucs. Je vous ai dit que la pinte est à quatre euros en moyenne, et qu’on y trouve du cidre à la pression ?

 

Fondée par des guerriers celtes quelque part bien avant que Jésus Christ ne décide de se pointer, Dublin s’appelle alors « la ville du gué des roseaux » en celtique, parce que les celtes, c’est des poètes dans leur tête un peu. Après quelques invasions vikings de derrière les fagots, « la ville du gué des roseaux » devient « le Lac Noir », ou Dubh Lin, d’où l’origine de son nom moderne. Le lac noir a disparu en dessous du château fort médiéval connu sous le nom de château de Dublin, qui a successivement servi de forteresse pour les Vikings, les rois d’Irlande, et les gouverneurs d’Angleterre.

Alors pas d’excuse qui tienne : prenez votre parapluie de diplômation, écoutez en boucle Flogging Molly, Dubliners ou les Dropkick Murphys si vous êtes plus du genre punk, petit fifou, et zou : direction Beauvais pour une folle semaine d’alcoolisation. Sérieux, Dublin, c’est trop cool.

Vous lisez l’Apostrophe (bravo) : vous êtes donc probablement étudiant et un peu fauché à force d’enchaîner les soirées BDE. La solution la plus évidente, c’est donc de prendre la compagnie d’avion Ryanair. Si vous vous y prenez assez tôt, vous devriez réussir à limiter les frais accessoires et garder le prix du billet à un tarif raisonnable (environ 80 euros). Pour les plus riches d’entre nous, sachez que la compagnie nationale irlandaise, Aer Lingus, offre aussi des aller-retours pas mal, et procurant moins de sensations fortes qu’un départ de Beauvais.

Arrivés en un seul morceau à Dublin ? A partir de ce moment, pour un prix modique, les merveilleux transports publics irlandais vous prennent en charge. Non seulement la ville fait la taille de Lille, grosso modo, ce qui autorise donc la marche à pied, mais en plus, elle est intelligemment desservie par un superbe réseau de transports en commun plutôt bien pensé et pas cher (et financé par l’Union Européenne). Exemple : à votre arrivée à l’aéroport, sautez dans le bus 747. Pour dix euros, vous avez votre billet aller-retour, valable trois mois, et, trente minutes plus tard, vous arriverez à destination. Le 747 dessert notamment Talbot Street et Frenchman Lane (arrêt 5 et 6), où se trouvent la majorité des auberges de jeunesses, en plein coeur de la ville. Temple Bar est à cinq minutes à peine, les zones marchandes, musées (tous gratuits) et universités, dans un périmètre de deux kilomètres grand max. Ajoutez à ça que les prix d’auberge sont carrément intéressants : entre 15 et 20 euros la nuit, on est bien loin des 45 dollars de Toronto.

Que faire à Dublin une fois arrivés ?

Tout dépend de votre goût. Nous, on suggère d’aller prendre une bonne pinte bien fraîche (4 euros !) chez J.W Sweetsman Brewery, une sorte de Trois Brasseurs local qui brasse de superbes Irish Ale sur place au bord de la Lifey, la rivière noire qui coupe la ville en deux. Les bières changent périodiquement, mais elles sont toujours plus qu’excellentes. Bonus : pour pas cher, vous pouvez aussi manger de la pub food copieuse. Juste à côté, un lieu complétement génial, mi-anarchiste (drapeaux rouges et noirs au mur, moutons empaillés) et mi-pub de mamie dont la déco est entièrement réalisée au feutre. Chaleureux et franchement trop cool, pour y passer une soirée ou plus. Autres pubs qui méritent vraiment le détour : la Porterhouse, autre micro-brasserie dublinoise, célèbre pour ses stouts (bières noires type Guinness) et sa carte impressionnante de bières importées (entre autre, la Hobgobelin anglaise, sublime). Marre du fish’n’chip ? Homme de goût, vous trouverez à même pas cinquante mètres la Czec Inn, ou Taverne Tchèque, qui pratique des prix à se damner pour une qualité excellente. On en redemanderait bien, mais les plats sont tellements copieux que ça serait du gâchis. Coup de coeur de la rédac’ : le Wiener Schweiner Schnitzel (escalope de porc viennoise). En règle générale, évitez le centre du quartier de Temple Bar. Pas très grand, la fameuse rue est envahie de touristes et de bars pas toujours forcément accueillants qui n’existent que pour les pièger, comme le Auld Dubliner. Dommage quand des pubs vraiment sympas sont tout près. Amateurs de nourritures exotiques, ou lassés des chips : les restaurants italiens sont assez nombreux, mais plutôt chers. Ne parlons pas des restaurants français,réservés aux riches et aux zélites. Quasiment pas de restaurants asiatiques, visiblement pas du goût des Irlandais.

Note : en Irlande, on commence à boire et à manger tôt : 18-19h. Et, du coup, passé minuit – 1h du mat, extinction générale des feux.

Dublin abrite de nombreux musées et galeries d’arts, et la plupart d’entre eux, publics, sont gratuits : vous laissez ce qui vous convient à l’entrée dans une urne prévue à cet effet. Même si les collections des musées nationaux irlandais ne peuvent prétendre à la richesse du Louvre ou de la British National Gallery, de nombreux maîtres mineurs et quelques peintures majeures se trouvent exposés, l’occasion de sortir des sentiers battus de l’art. A ne pas rater : le Trinity College, fameuse université dublinoise, juste à côté de la Banque Centrale d’Irlande. Dans un autre genre, la Guinness Store House, au sein de la Brasserie Guinness (qui est en plein coeur de la ville, il faudra s’habituer à voire passer des camions citernes remplis en direction du continent), vous permet pour 10 euros de visiter une brasserie et de boire une pinte de Guinness (of course) au sommet d’un restaurant qui offre une vue panoramique sur Dublin et sur les hauteurs au loin. A éviter, le Wax Muséum, qui comme son nom l’indique, est un musée de personnages de cire. Cher et parfaitement sans intérêt, comme ses compatriotes d’outre-mer.

Des moutons en Irlande. Oui, monsieur.

Enfin, pour ne pas faire que Dublin, n’hésitez pas à prendre le train et à passer une journée ou deux à Limerick, Cork, ou Galways (qui fera peut-être l’objet d’un futur Voyage). Le train irlandais, qui a des allures de TER ou de rer C en plus propre, met deux heures pour traverser l’île de fond en comble, vous saturant au passage la rétine de verdure, de pluie, de landes, et des magnifiques paysages de la verte Erin. Si vous êtes aventureux, vous pouvez prendre le ferry de Galways jusqu’aux îles d’Aran, le point le plus gaelique de l’Irlande, avec ses châteaux forts en ruine et ses locuteurs exclusifs du gaelique. De quoi écouter les Thuatha de Dannan dans le vent du large, et ramener une écharpe en laine authentique pour vous protéger du froid et de l’humidité.

Axel Devaux

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