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Conseil d’administration de rentrée : un programme chargé, peu de débats

Le Conseil d’Administration de rentrée a eu lieu ce mardi 8 octobre : à l’ordre du jour étaient inscrites plusieurs questions importantes, notamment la très sensible question du contrôle des absences, mais aussi de nombreux textes moins importants à ratifier ou non, typiques du premier CA de l’année selon Pierre Mathiot.

Résultat : pour Bruno Villalba, le Directeur des études, cela entraîne une saturation de l’ordre du jour, qui ne permet pas de mener un vrai débat de fond, de nombreux points devant être rapidement traités. C’est un sentiment partagé par M. Mathiot, qui apprécierait que les CA proposent des réflexions sur des grands principes et des questions plus larges.

Une des conséquences de cet ordre du jour est, pour plusieurs élus étudiants, comme Flavien Noël, de Déclic! et Yvain Labrousse, de S&A, une écoute et une prise en compte bien moindres des propositions des élus étudiants : le CA se transformant alors en « chambre d’enregistrement des décisions de la direction ». Pourtant, cette dernière a un autre point de vue : « nous sommes ouverts aux avis des élus étudiants, mais il est clair qu’il y avait un manque de préparation de leur part : soit ils arrivaient sans contre-propositions, soit ils nous les avaient envoyées la veille, à 22 heures » affirme M. Villalba.

Certains élus étudiants s’en défendent, dénonçant un déséquilibre au sein du CA, au profit de la direction de l’administration. D’autres, comme Inès Benedetti, des Affranchis, témoignent d’un certain consensus sur de nombreux points. En effet, la totalité des décisions de la direction a été ratifiée et ce qui est reconnu par tous, c’est le constat du silence de nombreux membres ainsi que l’absence répétée de nombreux intervenants extérieurs.

Ce qui a été décidé :

Ne faisons pas durer le suspense plus longtemps : la modification du règlement, demandée par la direction, concernant le passage de quatre à trois absences injustifiées tolérées par semestre a été ratifiée. Désormais, selon les mots de Flavien Noël, l’IEP va « serrer la vis » sur le sujet des absences. Pour lui, la question a été traitée assez rapidement, et les élus auraient dû davantage se préparer pour une décision aussi capitale pour les étudiants. Il montre ses distances avec l’avis directorial, qui aurait une vision imparfaite et incomplète de la question. Pour Axel Devaux, de S&A, cette décision conduirait même à « criminaliser les étudiants plutôt que les responsabiliser ».

Pour les étudiants en master, précise Yvain Labrousse, le cas fait moins de bruit à l’IEP, mais la réglementation n’en est pas plus anodine : désormais, un étudiant sera interdit d’examen s’il est absent à un tiers des séances d’un cours, absences justifiées ou non.

Autre chapitre, celui de la création d’un statut de salariat étudiant. Si le constat d’une avancée est partagé par tous, des voix comme celle de l’UNEF veulent accélérer le processus : le CA s’est donc engagé à mettre la question à l’ordre du jour lors d’une prochaine commission permanente. « C’est un chapitre qui concerne les étudiants avant tout, c’est donc logique que ce soient les étudiants qui aient leur mot à dire là-dessus » annonce Xavier Oudin, de l’UNEF (pour les retardataires, la commission permanente est composée de 9 élus étudiants et de 10 représentants du corps professoral, donc le CA ne compte que 9 élus étudiants sur 30 membres au total !)

En dehors du règlement des études s’est déroulé un débat concernant une réorientation budgétaire : en effet, si l’administration s’attendait à recevoir 400 000 euros avec la mise en place des droits d’inscription modulés, elle en a reçu 150 000 supplémentaires. Il faut donc en conclure que les étudiants paient davantage que ce qui était prévu. Alors que l’argent supplémentaire devait profiter aux étudiants, il va revenir en priorité au personnel administratif et aux enseignants, ce qui a suscité un certain consensus : il faut dire que la sous-dotation de l’État avait particulièrement frappé ce secteur.

Dernier débat, concernant le partenariat entre l’ESJ-Lille et l’IEP. La convention touche à sa fin, et il s’agit d’en voter une nouvelle. Un malaise est apparu autour de la table, alors que l’ESJ désire que l’IEP accepte sans modification une convention rédigée par l’école de journalisme, idée peu acceptée par Benoît Lengaigne et Bruno Villalba, qui désirent un rapport d’égal à égal avec l’ESJ.

Pour compliquer davantage les choses, la situation financière désastreuse de l’école de journalisme n’est pas pour rassurer le CA : l’ESJ n’aurait-elle pas des intérêts pécuniaires quant à une nouvelle convention avec notre IEP ? Sur ces suspicions et cette relation qui s’annonce tendue, le CA a décidé de faire du partenariat le sujet principal d’un prochain conseil, après la transmission de la convention, en janvier 2014.

Anaïs Dudout

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