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Avec Ello, le nouvel anti-Facebook, « You are not a product »

Ello est le réseau social du moment. Tout droit venue des Etats-Unis, la vague Ello ne fait que commencer en France. Beaucoup de bruit pour pas grand chose ?

Les exposés postés sur le mur des groupes de conf’, les questions posées sur les groupes de promo ou encore l’organisation des choix de 3A… Les infos paliennes circulent vite dans les couloirs de l’IEP, grâce à Facebook. Aujourd’hui, tout le monde (ou presque) possède un compte. Pourtant, le réseau social a de moins en moins la côte. Trop « mainstream » pour les uns, trop « capitaliste » pour les autres, Facebook plaît moins qu’avant.

En réaction à cette baisse de popularité, de nouveaux réseaux sociaux émergent chaque jour sur la toile. Mais difficile de se faire une place face au géant de la communauté virtuelle. Ello, nouveau réseau social, propose une alternative pour le moins originale. L’idée de départ ? Pas de pub et un slogan : « You are not a product ». Comme l’explique son créateur, le designer et artiste américain Paul Budnitz, le but n’est pas de générer des recettes, mais de mettre en place une plateforme où les échanges entre internautes deviennent possibles. 435 000 dollars ont été levés à sa création en mars 2014 pour satisfaire les ambitions du site. Entre Twitter, Facebook et Tumblr, Ello emprunte des modèles déjà bien existants et les arrange à sa sauce. Au premier coup d’œil, il mise tout sur son design épuré et minimaliste. Impossible de rester de marbre face au smiley remis au gout du jour par Budnitz, Lucian Föhr et Todd Berger.

Ello quèsaco ?

Sur la page d’accueil du site, le ton est donné : « Ello is invite only ». Une entrée en matière un peu snob. Ello est un réseau social difficile d’accès. Pour avoir un compte, l’internaute doit être invité par un autre membre du site. Mais une fois promu membre officiel, tout devient possible. Recevoir les notifications des « noise » ou s’abonner à ses « friends », qu’il s’agisse de vos meilleurs amis ou d’illustres inconnus, voilà le principe de cette nouvelle famille virtuelle. Le tout, en respectant l’espace privé des internautes.

Si Ello connaît un petit succès aujourd’hui, c’est aussi parce qu’il héberge de nombreux membres de la communauté LGBT. Déçus par les règles d’identité imposées par Facebook – le vrai nom doit figurer sur le profil – certains ont pris la décision d’émigrer vers Ello, où tous les pseudonymes sont permis. C’est le cas de Sister Roma, drag-queen de San Francisco. Fatiguée de batailler avec Facebook pour garder son nom de scène, Sister Roma s’est laissée séduire par la liberté du nouveau réseau social.

David et Goliath 2.0

Se pose alors la question de la survie de Facebook face à l’émergence abondante de sites communautaires. Ello pourrait-il finir par tuer Facebook ? Cette idée convainc peu. Le succès d’Ello reste encore mitigé. Son véritable intérêt : parvenir à prouver les failles de Facebook. L’empire de Zuckerberg manipule quotidiennement des informations d’ordre plus ou moins privé, à des fins commerciales. C’est là qu’Ello intervient. Il dénonce les dangers d’un tel système, en précisant au passage son mercantilisme grandissant.

Ello, pas si friendly…

Comme investi d’une mission, Ello se targue de protéger l’espace des internautes et de sortir de toute logique marchande. Une mission louable sur le papier. Comme l’a rappelé dernièrement Budnitz dans un entretien accordé au Monde, « la publicité, c’est le diable ». Si ce n’est pas grâce à la pub, comment financer Ello ? Budnitz explique vouloir instaurer un système « freemium ». Une partie du site sera donc gratuite mais pour un usage optimal du réseau, l’internaute devra être prêt à verser quelques dollars de plus.

A l’heure actuelle, toutes les options promises par Ello sont loin de fonctionner. La discussion instantanée n’est pas encore active par exemple. Autre souci : loin d’être abouti, le site fourmille de bugs, ralentissant sa mise à jour et le chargement des pages. Comme le montre la capture d’écran ci-dessous.

Capture d'écran, bug Ello

Face aux critiques, Budnitz revendique le nombre croissant d’adhésions, environ 45 000 nouveaux membres par heure. Les chiffres impressionnent. Mais reste à savoir s’ils continueront d’augmenter, dépassant le simple cap de la curiosité… L’avenir semble donc très incertain pour le nouveau réseau social.

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