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Elections C.A. #1 : Léo Voisin, tête de liste « UNEF, le syndicat étudiant »

La Manufacture a rencontré Léo Voisin, tête de liste « UNEF, le syndicat étudiant ». Étudiant en 5A en Communication Publique et Corporate, cela fait maintenant six ans qu’il est engagé dans les rangs de l’UNEF. Première fois en tant que tête de liste, il faisait partie en 2013 de la liste « IEP solidaire », qui avait recueilli 137 voix avec deux élus étudiants. Cette année, leurs propositions mettent l’accent sur la présence d’assistantes sociales pour présenter les dossiers en Commission Aides Sociales, la révision des tranches de frais d’inscription pour mieux répartir les étudiants et la demande d’un travail sur les instances démocratiques de l’IEP.


Bonjour Léo, merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Avant d’en venir à toi : pourquoi l’Unef n’a pas souhaité renouveler l’expérience de l’année dernière en créant une liste commune avec un autre syndicat ?

Léo Voisin : Solidaires Autogestionnaires (ndrl. collectif avec lequel l’UNEF avait créé la liste « IEP Solidaire ») n’existe plus. On a proposé à SUD de faire une liste commune sur le motif que nos programmes ne sont pas suffisamment éloignés pour faire deux listes différentes et diviser les voix du camp syndical, surtout au moment où on va devoir élire le nouveau directeur. SUD a refusé, certain que nos divergences de fond sont trop fortes. Je trouve dommage qu’il n’y ait pas une liste syndicale unique.

Qu’est ce qui t’a amené à te présenter comme tête de liste aux élections du C.A. cette année ?

C’est la cinquième fois que je suis sur les listes et que je fais la campagne pour l’UNEF. J’ai déjà été élu quatre ans au C.A. de Lille 2 et ça fait deux ans que je suis élu au C.A. du CROUS. Mais les élections au C.A. de l’IEP sont pour moi une première. Sur la liste, beaucoup de personnes sont engagées depuis peu. C’est quelque chose de très bien mais on voulait aussi avoir quelqu’un avec de l’expérience. Comme je suis en cinquième année je ne vais pas rester élu longtemps. Je serai là pour le premier conseil mais ensuite je laisserai la place à une relève dynamique. Je démissionnerai courant janvier. Le but est de passer le relais, qu’il y ait un renouvellement et que ce ne soit pas toujours les mêmes têtes.

Est-ce un choix délibéré de ne présenter que huit candidats ou est-ce pour appliquer une parité stricte ?

C’est une conséquence heureuse mais non, ce n’était pas un choix de base. Un candidat de deuxième année, déjà élu pour l’UNEF, était cinquième de liste. Mais au moment de déposer la liste, l’IEP a refusé sa candidature car il n’était pas encore inscrit, il n’avait pas finalisé son inscription. On l’a appris un quart d’heure avant la clôture des candidatures il était donc trop tard pour trouver un remplaçant.

L’année dernière, vous aviez comme priorité le statut de l’étudiant salarié et vous aviez également axé votre programme sur la gouvernance et l’importance d’associer les élus étudiants aux décisions. Quel bilan peux-tu en faire ? Quelles ont été les avancées dans ces domaines ?

Sur le statut de l’étudiant salarié il y a eu une avancée conséquente puisque désormais il y a un statut, même s’il est loin d’être parfait. Les critères ne sont pas suffisamment larges et les aménagements ne sont pas suffisants. Nous avons voté pour parce qu’il représente une avancée pour les étudiants. Dans les semaines et mois qui viennent il faudra en faire le bilan et montrer ce qui ne va pas et comment l’améliorer. Dans les points à améliorer, il y a le fait que le nombre d’heures de travail hebdomadaires demandé (12h) est trop important. De plus, il faut présenter le contrat de travail sans trop de délais. Nous le jugeons également trop discrétionnaire, car il reste soumis au Directeur des études.

Par rapport à la gouvernance, il n’y a pas eu beaucoup d’avancées et les défauts en termes de démocratie restent nombreux. L’IEP a pas mal perpétué les mauvaises pratiques des années précédentes : ne pas forcément écouter les élus étudiants et ne pas forcément les associer aux décisions avant les conseils. Parmi les défaillances, pour ne donner qu’un exemple, il existe une commission paritaire sur les questions pédagogiques mais soit elle n’est pas réunie, soit elle n’est pas décisionnelle, soit quand elle est réunie, tout n’est pas fait comme il le faudrait.

Plus généralement quelles difficultés avez-vous rencontrées lors de vos sessions au C.A. et comment y remédier ? 

Dans le C.A., il n’y a pas que des étudiants, mais aussi des personnalités extérieures et des professeurs. Y compris quand les élus étudiants étaient tous d’accord, si la Direction de l’IEP n’avait pas la volonté d’amender un de ses projets, celui-ci passait quand même.

Les questions statutaires au C.A. font qu’on ne peut pas en modifier le fonctionnement. En revanche, il y a la possibilité de faire un travail en amont du C.A., pour éviter d’avoir des positions qui clashent en plein milieu de séances. C’est dans la préparation et dans les négociations que ça se joue pour éviter le rapport de force pur, lequel est fréquent. La commission paritaire est un cadre de débat et s’il est décisionnel, il faut qu’il marche. Cela passe forcément par un accord entre professeurs et étudiants. C’est ce qui se fait au CROUS : avant chaque C.A. la directrice réunit les élus étudiants et des techniciens qui expliquent un certain nombre de points, ce qui permet d’avoir un débat plus riche et plus constructif et surtout d’avancer.

Quelle est, à ton avis, la priorité à l’IEP cette année ?

Cette année l’élection du Directeur va énormément mobiliser les élus étudiants et les dangers à éviter sont nombreux. Le premier : que les listes s’écharpent sur le soutien à un candidat ou à un autre. Le deuxième : que les étudiants soient totalement exclus du débat alors qu’il faudrait arriver à une démarche unitaire avec les listes.

Il est nécessaire que les élus étudiants, et les étudiants en général, présentent leurs exigences aux candidats à la direction et que les candidats soient obligés d’y répondre avant l’élection. Ça se présenterait sous la forme d’une charte des revendications étudiantes. Les élus étudiants se positionneraient alors selon les réponses des différents candidats. C’est à mon sens la seule démarche saine. Pour ce faire, on mettrait en place des Assemblées Générales, ouvertes aux étudiants et au personnel. Plus il y aura mobilisation autour de ces enjeux et un intérêt pour ce que les candidats vont dire, plus ces derniers seront obligés de prendre des positions qui iront dans le sens des étudiants. C’est sur le débat de la direction qu’on arrivera à avoir de vraies victoires sur les questions démocratiques à l’IEP. C’est une opportunité pour gagner des choses.

Une fois que nous aurons mis en place ces outils démocratiques nous aurons moins de mal à appliquer notre programme. Dans notre programme fiction, il y a vraiment une rupture au moment de l’élection du Directeur. D’ailleurs, si des documents, relatifs aux élections du Directeur ne sont pas diffusés à l’ensemble des étudiants, on prendra sur nous de les diffuser. Le débat doit être transparent et démocratique. Ça concerne tout le monde, on ne peut pas se dédouaner.

Comment comptez-vous mettre en œuvre votre programme cette année ?

Notre méthode est de privilégier d’abord les avancées immédiates, bilan du statut de l’étudiant salarié, élection du Directeur, et après les points à plus long terme. Sur le fond, il y a des choses que nous pouvons obtenir sans modifications démocratiques mais ces dernières nous aideraient tout de même à avancer.

Certains points de notre programme sont plus clivants comme notre proposition de mettre en place des études de genre à l’IEP. Dans un contexte où les gens sont de plus en plus réactionnaires concernant ces questions il est important que l’IEP soit plus actif à ce sujet. Il faut affirmer que les études de genre sont scientifiques et qu’elles sont importantes pour comprendre les relations hommes-femmes.

Qu’est ce qui vous distingue des autres listes ? Quels arguments à la question « Pourquoi voter pour vous » ?

Sur le programme on se retrouve énormément avec SUD sur les propositions que nous pouvons avoir. Même si on ne met pas en avant les mêmes priorités, on a des convergences. C’est dans la même veine avec « Déclic » et la « liste IEP ». Ce qui nous différencie c’est la démarche, on ne fait pas que des propositions vagues, on a des échéances concrètes dans un mois, dans 6 mois et d’autres dans un an. On sait ce qu’on veut faire et comment on veut le faire. Souvent dans la période des élections, on a beaucoup de débats mais après quand les élus sont en place, ils regardent les dossiers et réagissent en C.A.. Les élus devraient avoir un plan d’action sur l’année. Nous sommes plus structurés et organisés.

Pour finir, je dirai que le programme de l’UNEF fait la synthèse entre des objectifs ambitieux et des réalités qui font que nous devons avoir une stratégie et des outils pour les appliquer.

Propos recueillis par Maryam El Hamouchi

Liste « UNEF, le syndicat étudiant »

1. Léo Voisin

2. Suzy Cassar

3. Clément Harmegnies

4. Florie Keungueu

5. Héloïse Baux

6. Paul Manon

7. Paul-Maxime Nave

8. Valérie Duru

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