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J-4 avant le CRIT: « On est sales, on n’est pas toujours très fins, mais on est gentils »

Le CRIT. La simple évocation de son nom suffit à faire frissonner d’excitation les heureux détenteurs du sésame pour Grenoble, du vendredi 27 au dimanche 29 mars. Alors qu’il ne reste plus qu’une semaine avant « l’événement ‘sportif’ de l’année », entretiens croisés avec deux responsables de pôles, Marion Gerbeau et Maxime Lictevout avant de donner la parole à Agathe Hamzaoui, vice-présidente, et Victor Olivereau, président du Bureau des Sports. Alors que les places ont mis un peu de temps à s’écouler, ils comptent bien, lors de la semaine pré-CRIT qui commence aujourd’hui, réveiller « l’esprit corpo » endormi.  

Marion&Maxime
Maxime Lictevout et Marion Gerbeau au mini-CRIT 2014

 « Le prix de l’ambiance est une âme, un plébiscite de tous les jours »

Marion, Maxime, bonjour. Vous êtes tous les deux responsables sportifs au BDS cette année, respectivement au football féminin et au Volley-Ball. On vous connaît parfois sous le nom de Princesse Pitbull et Aide-Soignant. Une semaine avant le CRIT, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Marion : Je suis impatiente et en pleine préparation physique et mentale, aussi bien personnellement que pour mes filles. J’ai la rage de vaincre, de gagner… Enfin surtout pour le prix de l’ambiance.

Maxime : En trois mots : obnubilé, excité, fatigué. Et évidemment de la rage de vaincre, également dans le domaine sportif ! En volley, on est capables de bien se positionner cette année.

Avez-vous déjà vécu ce genre d’événements ? Quels souvenirs en gardez-vous ?

Marion : On y était l’an dernier, mais ce n’était qu’un faible aperçu. Le CRIT rennais avait été annulé et on avait dû se contenter du « Lille est vilaine ». C’était intense, mais là je pense que ce sera incomparable.

Maxime : Ce furent deux belles journées bien intenses. Mais le mini-crit ne nous permet pas de prévoir ce que sera cette édition. Peu de personnes de la délégation ont déjà connu un vrai CRIT.

D’un point de vue purement sportif, comment s’annonce la compétition ?

Marion : Difficile et intense. Certes en terme de résultats ce sera difficile mais tous les sportifs sont là, présents et prêts à en découdre. Tout le monde veut tout donner à sa mesure.

Maxime : Nous autres Lillois sommes loin de partir favoris. Mais il y a quand même une vraie volonté de se mesurer aux autres IEPs. Dans pas mal de sports, on a de bonnes chances ! L’embêtant est de ne pas savoir le niveau des autres. A priori, Paris, Bordeaux et Grenoble semblent un peu au-dessus, surtout pour ces derniers qui seront à domicile.

Comment expliquer que Lille partage avec Rennes son statut d’éternel prétendant à la cuillère de bois ?

Marion : On est sans doute les seuls IEPs où le BDS doit se débrouiller seul, sans aide extérieure. Certains proposent des professeurs particuliers, payés par l’IEP, plusieurs créneaux par semaine, plusieurs équipes par sport… Ici on fait avec les moyens du bord, les encadrants ne sont que des élèves.

Maxime : Nous sommes les IEPs les moins expérimentés, car plus jeunes. Les structures sont peut-être moins bien en place…

Sur un plan plus festif, les pronostics sont bien plus favorables aux paliens, puisque le prix de l’ambiance semble presque attribué automatiquement à notre délégation… Ne faut-il pas faire attention à trop de suffisance ?

Marion : Totalement ! Ce n’est pas du tout acquis et il faut que tout le monde en prenne conscience.

Maxime : Une phrase d’Ernest Renan sur la nation me revient et je pense qu’elle s’applique bien ici : « Le prix de l’ambiance est une âme, un plébiscite de tous les jours ». A commencer par cette semaine pré-crit ! Le prix de l’ambiance se gagne avant, en motivant la délégation, en la mettant dans les bonnes conditions…

« A Lille, on n’a pas d’ultras, ou en tout cas on l’est tous »

Un CRIT Lillois sans prix de l’ambiance, ça serait gênant quand même non ?

Marion : C’est une tradition que Lille soit l’IEP de l’ambiance. On compense notre déficit sportif. On a aussi un état d’esprit différent, on n’a pas d’ultras, ou en tout cas on l’est tous. Notre but n’a jamais été de générer des tensions ou de jeter de l’huile sur le feu mais d’être fédérateurs, dans une compétition de plus en plus tendue. Il faut faire comprendre que le prix de l’ambiance est capital pour Lille. Mais il va falloir aussi faire attention aux débordements, parce qu’il faut pérenniser le CRIT, comme l’état d’esprit lillois ! Il faut que toute la délég’ se réunisse dans un « esprit corpo ».

Maxime : C’est vrai que cette histoire « d’esprit corpo » a un peu disparu des radars depuis le début de l’année. C’est bien dommage car on en a besoin. Il faut le réanimer, et ce dès cette semaine. On compte sur tous les criteux pour se donner au maximum, on n’acceptera pas de Lillois dans la demi-mesure.

A quelques semaines du CRIT, le BDS s’est retrouvé sans terrains et salles d’entraînement, un mot sur cette crise ?

Marion : On s’en est vraiment bien sorti dans cette histoire. Tout le crédit revient à Natascha [la secrétaire du BDS] qui a fait un boulot exceptionnel et tout va bien maintenant, grâce à elle et à Nicolas Lemoine. On propose un sport étudiant à 20€. Ne plus avoir d’infrastructures, c’était non seulement enlever l’entraînement pré-crit, mais aussi enlever l’entraînement pour de nombreux étudiants qui font leur seul sport extrascolaire de la semaine à ce moment-là.

Maxime : C’est vrai qu’ils ont vraiment fait du bon boulot. Dans l’administration, peu comprennent aussi bien que M. Lemoine les enjeux et l’intérêt du CRIT et du sport étudiant en général.

 Merci pour cet entretien !


Après un point de vue plus sportif, retour avec Agathe Hamzaoui et Victor Olivereau sur le côté plus administratif.       

Agathe Hamzaoui au mini-CRIT 2014
Agathe Hamzaoui au mini-CRIT 2014
Agathe, merci de nous accorder cet entretien. A quelques jours de cette nouvelle édition du CRIT, comment se passe l’organisation ?

Agathe : A six jours, l’organisation avance très bien. Les papiers sont tous arrivés, les goodies sont prêts, on est prêts à faire chanter, à faire monter la pression … Il faut maintenant que les criteux soient aussi chauds que nous.

Comment décrirais-tu l’année du BDS ? Quels problèmes avez-vous rencontrés côté subventions, infrastructures, jusqu’au changement de la politique de Facebook ?

Agathe : On a dû s’adapter, il y avait tout le temps quelque chose qui venait compliquer la tâche. Que ce soit pour nos sportifs (les infrastructures) ou pour nous, au niveau du budget prévu, il y a eu des conséquences certaines. Ça a surtout été compliqué à gérer sur le moment, mais on était motivés par le CRIT. On savait qu’à Grenoble tout était prêt, que l’administration les soutenait… C’était important de faire en sorte que les personnes motivées puissent le vivre pendant trois jours, que ce soit pour des raisons sportives ou pour… l’aventure humaine. Sur Facebook, passer d’un profil à une page a peut-être été un des inconvénients les plus lourds. Aujourd’hui c’est devenu notre moyen de communication de base, non seulement pour parler à la délégation mais aussi à l’Asso CRIT. Mais on a su se débrouiller et assurer la communication par nos profils respectifs, c’est en tout cas l’avantage d’avoir une bonne équipe investie.

Tu parles de soutien de l’administration grenobloise… Qu’en est-il ici ?

Agathe : Il n’y a pas de réelle reconnaissance du CRIT. Finalement, c’est un événement connu mais non reconnu, avec tout ce que ça sous-entend. Disons qu’on doit se débrouiller sans.

Qu’en est-il des finances ? 

Agathe : Niveau finances, tout va bien. On a certes dû réajuster notre budget, par rapport à ce qu’on pensait toucher avant les baisses de dotations, mais ça ne nous a pas plus embêté que ça. Merci à notre trésorier !

Certains ont pu être déçus du prix de la place (170€), étant motivés mais ne pouvant pas se le permettre…

Agathe : C’est vrai, tous les étudiants ne peuvent pas se permettre ce prix-là. On a certainement perdu de bons sportifs à cause de ça, mais on a essayé d’être souples, en échelonnant les paiements par exemple. C’était un gros problème au début mais finalement on a écoulé les packs tranquillement. Ça a été un point négatif pour certains sports, d’autant plus que ce n’est pas une période facile pour beaucoup (entre galops et mémoires des 4A).

Malgré tout, faire Lille – Grenoble n’est pas facile non plus. On a quand même le transport, tous les déplacements (passage par la station de ski, allers-retours entre dortoirs et campus…), trois soirées dans le palais des sports de Grenoble, l’accès à des infrastructures réunies sur un campus universitaire, trois repas, des goodies sur place, etc.

Tous les packs ont-ils été vendus ? Comment le nombre avait-il été fixé ? Toutes les délégations ont-elles la même taille ?

Agathe : L’Asso CRIT propose 230 packs par IEP (à part pour Saint-Germain en Laye, qui en a seulement 50 cette année), avec la possibilité de 10 packs « extés » (anciens diplômés, 3A, FIFA, FIFB…). C’était ensuite à nous de voir en interne si on allait avoir besoin de plus ou moins. On a donné un nombre provisoire à Grenoble et ensuite on a ajusté. Finalement on est environ 200, packs extés compris. Les IEP de Paris, Bordeaux, Grenoble ont ensuite pu racheter des packs non vendus aux autres. Strasbourg, qui a eu du mal à vendre ses packs, en a profité, revendant à Paris, qui aura cette année une délégation de 310 personnes.

Vous vous êtes rendus sur place pour le tirage au sort des équipes et la grande réunion inter-BDS, qu’en avez-vous retenu ? Quel est le mot d’ordre de cette édition ?

Agathe : On s’est vu une première fois le 15 novembre à Grenoble, une deuxième fois pour tout finaliser le 14 mars à Paris. Lors de la première réunion, il s’agissait d’une présentation de l’asso CRIT, du règlement, de l’organisation, des sports proposés… Quant au mot d’ordre, il a très vite été de  gommer les défauts remarqués chaque année par l’asso CRIT et les bureaux. Il a ainsi été décidé du remplacement du Barathon par une soirée type boîte de nuit au palais des sports. Des matchs de classements ont également fait leur apparition, ce qui résulte en plus d’activités. C’est un point important qui permet d’éviter d’errer dès vendredi soir…

L’idée de ce CRIT est d’en faire un vrai bel événement sportif (et festif, comme ça l’a toujours été), un CRIT où on montre que tous les IEPiens sont motivés, prêts à venir défendre leurs couleurs sportivement et à se retrouver « en famille ». Bref, ce CRIT, il faut surtout en faire un CRIT du Love.

Parmi les participants, beaucoup n’ont pas connu de CRIT. Les 2A ont notamment été frustrés l’an dernier de n’avoir fait que des « mini-crits ». Les gens sont donc d’autant plus motivés à montrer que ça se passe bien. Il faut montrer aux administrations, aux villes, aux mairies que cela peut être un événement sportif et festif sans débordements. Les gens sont conscients que faire perdurer le CRIT passe par réussir celui-ci.

D’où l’interdiction de fumigènes etc. ?

Agathe : C’est plus une mesure de sécurité qu’autre chose. En fait ce qu’on appelle fumigène, c’est une torche à main. A Bordeaux, il y avait eu de vrais problèmes avec un gros feu de Bengale. Non seulement celui qui le tenait s’était blessé, mais en plus un synthétique avait brûlé… C’est plutôt pour dire aux gens de ne pas aller dans les excès. On est loin de vouloir empêcher l’ambiance, au contraire !

[Victor nous rejoint]

Certains se disent pessimistes quant aux chances de conserver le prix de l’ambiance cette année … Comment les faire mentir ?

Victor : Chaque Lillois peut se transcender pour devenir un grand supporter. On est tenants du titre, il faut montrer notre valeur.

Agathe : On a vraiment confiance en tout le monde, on sent une ferveur qui monte, l’esprit corpo qui renaît. On parle de la moule partout… Tout le monde doit porter fièrement l’esprit Lillois. On est sales, on n’est pas toujours très fins, mais on est gentils. C’est comme ça qu’on pourra aller le chercher, notre prix de l’ambiance, en montrant de vrais belles valeurs, tous ensemble.

Un dernier récapitulatif du programme de la semaine prochaine, entre préparatifs durant la semaine et week-end grenoblois ?

Victor : On va organiser une chorale, ce sera l’occasion de répéter à la fois des chants, des slogans…  Jusqu’à jeudi, il y aura aussi  un stand peinture et customisation de capes et de banderoles… Evidemment, des ateliers tontes se mettront aussi en place . La minute bruit au CDI aura lieu mercredi dans la journée, vers midi. Et il ne faut pas oublier la traditionnelle soirée pré-CRIT au Seven, avec show des pompoms et tout le monde en rouge et blanc.

Merci à tous les deux et allez la moule !


Toutes les informations relatives au CRIT sont disponibles sur la page du BDS, de la délégation et de l’événement lui-même.

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