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« Les Nouveaux Sauvages »- Quand la barbarie devient réalité

Produit par les frères Almodovar et réalisé par Damian Szifron, « Les nouveaux sauvages » est un film espagnolo-argentin, sorti dans les salles le 14 janvier 2015.

Si vous pensiez qu’il s’agissait du dernier film de notre cher Pedro Almodovar, détrompez vous ! Produit par sa boîte de prod’, El Deseo, le nom Almodovar offre un bon coup de publicité pour le troisième film de Damian Szifron, réalisateur argentin encore peu connu des français (El fondo del mar, Tiempo de valientes). Récompensé par le public comme le meilleur film européen en 2014 (Festival International du film de Saint-Sébastien) et nommé dans la catégorie du Meilleur film étranger aux Oscars 2015, « Les nouveaux sauvages » est un film qui permet de rire et de réaliser l’incongruité de la barbarie.

Composé de 6 court-métrages prenant place en Argentine, le film nous expose les pires sauvageries qui nous viennent à l’esprit lorsque l’on « pète les plombs ». En passant de la vengeance au crime, à l’attentat et aux insultes, le réalisateur donne à voir certaines envies honteuses qui nous viennent face au stress, à l’imprévisibilité et à l’énervement.

Le ton du film est donné dès le départ: l’ensemble des passagers d’un avion ont une connaissance en commun, tous susceptibles de l’avoir contrarié. Sans hasard, ce dernier s’écrase. Le second court métrage relate l’histoire d’une jeune serveuse se retrouvant nez à nez avec le meurtrier de ses parents. Face à son désir de vengeance permanent, va-t-elle décider de rendre justice à sa famille ? S’ensuit les provocations de deux automobilistes qui choisissent de s’insulter et finissent par s’entre-tuer. Cette scènette fera peut être écho à certains conducteurs à vif… Arrive ensuite la rébellion de Bombita, la plus drôle à mes yeux. Bombita est un ingénieur, père de famille, dont la révolte contre la bêtise bureaucratique le pousse à agir contre celle-ci.

Avec la série d’histoire proposée jusqu’ici, le réalisateur ne nous donne jamais la possibilité de savoir si l’ambiance va être à la rigolade ou bien à la tristesse. L’histoire d’un fils ayant renversé une femme enceinte, et dont le père est richissime, devient d’autant plus pesante et bouleversante après l’histoire de Bombita. Le film se termine par un mariage qui tourne au règlement de compte lorsque la mariée apprend que son marie l’a trompé avec l’une des invitées. De sa tristesse profonde s’ensuit une colère qui lui fait perdre la raison et la pousse jusqu’à la trahison. Malgré un mariage qui tourne à la folie complète, celui-ci prend le chemin de l’amour et de la réconciliation. Bien que réprimandés dans nos sociétés contemporaines, la violence et l’énervement restent des sentiments que chaque être humain peut ressentir.

Loufoque et divertissant, ce film parvient à représenter sur le ton de l’humour les pires horreurs que l’on souhaite accomplir en cas d’échauffement. Ce qui fait rire: la sauvagerie excessive et l’expression de nos pulsions extrêmes censées rester dans notre imaginaire. Bien qu’il soit agréable à regarder, ce film ne constitue pas un chef-d’oeuvre. L’absence de liens entre chacune de ces histoires, peut représenter une entrave à l’entrée complète dans le film.

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