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COP21 : un enjeu climatique pour la gouvernance mondiale

Mardi 6 octobre, Sciences Po Lille recevait Raphaël Dang, diplomate et secrétaire aux Affaires étrangères, dans le cadre de la conférence « Enjeux de la COP21 & Présidence française » organisée par l’AMAP (l’Association du Master Affaires Publiques). Pour Emma, présidente de l’association, la conférence s’inscrit comme une thématique essentielle et imminente, à la croisée des affaires publiques et de la diplomatie. La Manufacture te propose de revenir sur les points abordés.

18h, heure palienne. L’intervention commence (à l’heure, phénomène aussi rare qu’une victoire lilloise au CRIT), dans un amphithéâtre plein. Pendant près de deux heures vont se succéder explication des enjeux de cette COP et présentation du métier de négociateur, entrecoupées de questions estudiantines.

La COP21, c’est ce sujet dont tu entends constamment parler aux informations, ou que tu lis partout dans les journaux. C’est le sujet de cette vidéo (assez improbable) de Nicolas Hulot sur le web français. Mais la COP21, c’est aussi et surtout l’espoir d’un nouvel accord international sur le climat entre ses 196 signataires. C’est Paris qui recevra et présidera, du 30 novembre au 11 décembre prochains, la 21ème conférence des parties (dite « COP ») à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Source : GIEC
                                      Source : GIEC

Pourquoi s’en préoccuper ? Tout simplement parce que nous sommes tous exposés et concernés : les ressources alimentaires, l’accès à ces ressources et les sociétés qui vivent essentiellement de la rente agricole sont les premiers touchés par le changement climatique. On estime par exemple que d’ici à 2050, 70% des terres cultivables en Afrique seront impactées par le dérèglement climatique.
D’autres études ont par ailleurs démontré que le coût supporté par la société augmente au fil des années : autrement dit, le prix payé aujourd’hui est bien moins grand que celui de demain. D’où la nécessité de s’en occuper dès maintenant.

Source : Moniliformopse.github.io
                         Source : Moniliformopse.github.io

Et puis surtout, parce que ce réchauffement climatique résulte de notre comportement. Depuis le milieu du XVIIIème siècle, la température de la Terre a augmenté de 0,89°C par rapport à la période préindustrielle. Or, le niveau de température moyenne ne doit pas augmenter de plus de 2°C, et les dernières prévisions estiment à 4, voire 5°C supplémentaires atteints si la situation n’évolue pas rapidement.

Plusieurs (tentatives de) solutions ont été approchées. En 1987, le Rapport Brundtland met en place la notion de développement durable, « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».
Puis les conférences climatiques se sont succédées, mais leurs bilans sont mitigés du fait de l’impossibilité des pays à se mettre d’accord et des divergences d’intérêt entre pays développés et pays en développement : Sommet de Rio (1992), qui donne notamment naissance à la CCNUCC ;  Kyoto (1997), qui met en place le Protocole de Kyoto (entré en vigueur en 2005), un accord international qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 5% d’ici à 2012 ; Copenhague (2009), échec retentissant puisqu’elle ne parvient pas à prolonger le Protocole de Kyoto comme prévu initialement.

Source : Le Figaro
                                      Source : Le Figaro

Les pays développés se sont engagés à fournir 100 milliards de dollars par an aux pays en développement pour la lutte contre le réchauffement climatique d’ici 2020. La France entend quant à elle consacrer 4 milliards de plus au développement, et 2 milliards de plus au climat, par an.
La COP21 est donc fortement attendue au tournant. « L’ambition affichée de François Hollande, c’est de conclure un accord universel et contraignant, qui permette une réelle avancée dans les négociations internationales sur le climat », explique Emma, présidente de l’AMAP. « Si c’est le cas, la France serait le théâtre d’un accord historique. Il y a des COP tous les ans, mais on n’en retient que quelques-unes. Si dans 20 ans on se souvenait de la COP de Paris, ce serait une réussite pour le climat, mais aussi pour la France. »

Réponse dans quelques semaines…

Pour en savoir plus sur la COP21 : http://www.cop21.gouv.fr/fr

Pour suivre l’actualité de l’AMAP : https://www.facebook.com/amapscpolille?fref=ts

 

Alexandra Jouanneau

 

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