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« Une main de fer dans un gant de velours » : rencontre avec Cécile Lombardie, présidente palienne

La nouvelle équipe du bureau des élèves a repris le flambeau palien en septembre, et la tâche n’est pas aisée ! Voici un petit portrait de la fraîche et légère Cécile Lombardie, nouvelle présidente : ses passions, son équipe, ses projets pour animer la vie des étudiants de Sciences Po Lille. Rencontrée au détour d’un après-midi, entre deux cours, au local BDE, la jeune fille s’est prêtée au jeu de nos questions.

Pompom, photographie et relations internationales

Originaire de Saint-Malo, en Bretagne, Cécile est rentrée à Sciences Po Lille à la rentrée 2014 après une année en double cursus licence d’histoire/prépa Sciences Po à la Catho, à Paris. L’arrivée à l’IEP a été un grand dépaysement et le début d’une belle expérience. D’ailleurs, quand on demande à Cécile de résumer sa première année à Sciences Po, elle répond simplement « changement – bande de potes – MOULE ». L’esprit palien est bien là, pas de doute !

Cécile est aujourd’hui en 2ème année et s’apprête à fêter ses 20 ans. C’est une passionnée de photographie, elle aime particulièrement le travail du photographe américain contemporain Philip-Lorca diCorcia. Au moment où nous écrivons, la jolie blonde est sûrement en train de bosser ses options de relations internationales et de questions politiques, économiques et sociales, en repensant avec nostalgie à sa première année à Lille, plus tranquille. Elle nous confie que le meilleur souvenir de sa première année, « c’est le CRIT de Grenoble en tant que pompom ! ». Esprit d’équipe, quand tu nous tiens…

Crédits : Philip-Lorca diCorcia
Crédits : Philip-Lorca diCorcia

Madame la Présidente, après un stage d’été très enrichissant au Ministère de la Défense, à la Direction générale des relations internationales et stratégiques (DGRIS), s’autorise à doucement envisager l’avenir. Elle « adorerait pouvoir partir à Prague ou en Asie du Sud-Est pour [sa] 3ème année », et s’orienterait volontiers vers un master de communication politique à son retour à Lille.

Résume-nous en une phrase ce qu’est pour toi le BDE.

Cécile Lombardie : Le BDE, en général, c’est tout simplement une association au service des étudiants.

Comment t’es venue l’idée de te présenter en tant que présidente de liste ?

C.L : Cette idée est venue assez tôt, on en a parlé avec ma bande d’amis dès novembre/décembre. Je me suis motivée pour devenir présidente parce que je ne m’étais jamais impliquée sérieusement dans quoi que ce soit d’associatif, et j’avais envie de commencer avec un vrai challenge comme celui-là ! C’était aussi une grande nouveauté en termes de responsabilités, d’organisation… Tout ça m’a vraiment stimulé, et je me suis lancée.

Comment ça marche ? Quelles sont les démarches pour former le BDE ?

C.L : La formation du BDE se fait principalement sur les réseaux sociaux où on crée une liste BDE. La nôtre s’est formée assez naturellement puisque nous étions amis. La liste commence à se décanter quand on distribue les rôles, il faut deux ou trois personnes pour chaque pôle. Une fois qu’on a une liste d’environ 20 personnes, on trouve un thème et on lance vraiment la comm’, toujours sur les réseaux sociaux. Notre thème à nous, c’était « la Tropica’liste ».

Crédits : Inès Mhedbhi
Crédits : Inès Mhedbhi

Parle-nous de ton équipe. Le BDE, c’est qui ?

C.L : Nous sommes 21, il y a 11 filles et 10 garçons, personne ne peut nous reprocher un manque de parité ! Nous appartenons chacun à un des pôles : WEI, Gala, Intégration, Sponsors, Moulinette, Comm’, Soirées. Il y a aussi des postes plus officiels comme ceux de secrétaire, trésorier(e), vice président(e) et président(e). En tant que présidente, c’est à la fois un avantage et une force d’avoir une équipe soudée et sur laquelle je peux vraiment compter !

Quelle est la vie du BDE au quotidien ? Comment ça se passe depuis le début ?

C.L : Il y a beaucoup de travail, qui va de l’élément le plus important au détail le plus infime. Chaque pôle est autonome, mais on s’entraide beaucoup, on est une vraie équipe. Il y a eu des choses à faire dès le mois de juin et j’ai eu de la chance que la présidente du BDE de l’année dernière me laisse un classeur avec une liste de tout ce dont il fallait que je m’occupe pendant l’été. On a eu une période intense au moment du WEI, même si le pôle a bien géré. Après ce grand événement, on se sent un peu désoeuvrés au bureau… c’était vraiment génial et ça s’est super bien passé ! Jusqu’à maintenant, à part quelques petits cafouillages d’organisation, je pense qu’on s’est bien débrouillés.

Ton mot d’ordre, en tant que présidente ?

C.L : Une main de fer dans un gant de velours. Pas le choix quand on travaille avec ses amis, il faut être diplomate.

Quels sont vos projets pour les étudiants de Sciences Po Lille cette année ?

C.L : Tous les ans, le BDE conserve les événements traditionnels de l’école que sont le WEI, le Gala et la Moulinette. Cependant, il faut aussi innover un peu !
Pour ce qui est de la tradition, nous sommes déjà en plein dans l’organisation du Gala d’hiver qui aura lieu le 5 décembre (save the date !). Nous organisons aussi la Moulinette courant avril ; c’est l’action caritative de l’année, une petite kermesse sur la place à côté de l’université Lille 2 où nous installons des barnums, des jeux pour les enfants… il y a aussi des petits concerts. Tout est gratuit, et c’est l’occasion pour nous de se « réconcilier » avec le quartier Moulins et ses habitants. Bien sûr, nous organiserons aussi des petites soirées dans des bars pour se retrouver, c’est important de savoir faire des pauses dans nos semaines très chargées !
Pour ce qui est de la nouveauté, nous avons deux projets. D’abord, les élections Miss France ont lieu à Lille cette année, et on a pensé que c’était une bonne occasion pour mettre en place un petit concours dans l’école afin d’élire Miss et Mister Sciences Po. A la clé, des places offertes pour le Gala de décembre… on vous en dira bientôt plus !
Enfin, on a décidé de mettre l’accent sur l’intégration des ED, et nous souhaiterions pouvoir intégrer au bureau deux élèves qui viennent d’entrer en deuxième année mais qui n’étaient pas là l’année dernière, et qui n’ont donc pas eu la chance de faire partie d’une liste. Affaire à suivre.

Le financement, comment ça marche ?

C.L : Le BDE se débrouille essentiellement par lui-même. Nous attendons le prochain Conseil d’Administration pour bénéficier d’éventuelles subventions, mais jusqu’à maintenant, on s’en sort avec ce que nous a laissé le BDE de l’année dernière, et les petites marges que l’on se fait lors des soirées payantes.

Qu’espères-tu qu’une telle expérience puisse t’apporter ?

C.L : J’espère que ce poste de présidente pourra m’aider à acquérir un plus grand sens des responsabilités et de l’organisation. J’aimerais bien apprendre à gérer mon stress ; tout ce qu’il y a à faire, le travail que demande le BDE, ça donne un peu le vertige parfois ! Du coup, je voudrais aussi réussir à gagner un peu en résistance morale, avoir un peu plus d’aplomb. Et puis pourquoi pas gagner en maturité et en autonomie !

Comment gères-tu ton temps entre le BDE, le travail, les sorties, les retours chez toi… ?

C.L : Je ne rentre que très peu chez moi, c’est trop loin et trop cher. Encore une fois, l’avantage d’avoir formé un bureau avec mes amis, c’est que je les vois en bossant avec eux, du coup je n’ai pas forcément l’impression de travailler, c’est agréable. C’est vrai qu’il y a des moments où je cours partout, je fais du 8h-22h non-stop, je dois m’occuper de trucs pour le BDE, travailler pour moi, aller faire les courses… Mais j’alterne aussi avec des périodes plus calmes, donc pour le moment tout va bien pour moi.

As-tu quelque chose à dire à tes prédécesseurs, les bureaux des années d’avant ?

C.L : Nous allons essayer de conserver « l’esprit BDE » qu’ils ont mis en place au fur et à mesure des années tout en s’adaptant aux nouvelles circonstances de la direction. On va tenter la continuité tranquille. Je voudrais remercier personnellement les deux dernières présidentes du bureau qui ont fait un super boulot et sont disponibles pour répondre à toutes mes questions.

Et aux nouveaux qui viennent d’arriver à Sciences Po, qu’est-ce que tu leur dirais ?

C.L : Ne baissez pas votre garde et restez motivés tout au long de l’année, que ce soit en terme de travail personnel ou de sorties. Il y a des périodes qui ne sont pas évidentes à gérer, mais on s’en sort toujours. On est passé par là, on sait ce que c’est. Nous avons un long chemin à parcourir ensemble, et j’espère que tout ira bien, pour vous comme pour nous.

Propos recueillis par Héloïse Mélan

Bonus : les fun facts about Cécile Lombardie !


L’asso de l’année selon toi ?
 La Déroute des vins, la nouvelle association d’oenologie

Le top 3 des meilleurs films que tu aies vus ?

1. The Place Beyond the Pines
2. Le Roi et l’Oiseau
3. Django Unchained

Les séries du moment ? Orange is the new Black ; New Girl ; Lost parce qu’il n’y a pas de moment pour cette série ; et puis Game of Thrones, quand même !

L’acteur le plus beau ? Ryan Gosling

Ton plat favori ? Poulet purée de maman, sans hésitation

Ton journal le plus lu ? Le Point

Le dernier livre que tu as lu ? L’Adieu aux Armes, Ernest Hemingway

Impressionnisme, classicisme, cubisme, jmenfoutisme ? Je n’ai pas la prétention de beaucoup m’y connaître, mais l’impressionnisme est probablement le style qui me touche le plus.

Le dernier pays que tu as visité (la Belgique ne compte pas, cf. le WEI) ? La République Tchèque

La figure médiatique qui t’exaspère le plus ? Audrey Pulvar

La musique que tu écoutes ? J’ai beau essayer de varier, je reviens toujours vers les deux mêmes artistes, Lana del Rey et Woodkid.

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