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Présidentielle 2017 : Il n'est pas trop tard

Philippine Malloggia • 3 Mai 2017

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Un BDA haut en couleur – Rencontre avec le président Erwan Jambet et le pôle « comédie musicale »

Le BDA, ce sont ces polos verts que vous avez aperçus depuis début septembre dans les couloirs de l’IEP, aux soirées au Solfé, à la semaine des associations dans le hall ou encore sur les plages belges du WEI. Présents à tout type d’activités et toujours prêts à rencontrer les nouveaux 1A, comme l’a prouvé leur soirée d’intégration au Duplex, ces polos verts représentent mine de rien un total de 28 paliens qui font du BDA le plus large bureau de l’école en termes d’effectifs.

Le BDA est constitué d’une dizaine de pôles qui organisent diverses activités très variées tout au long de l’année, pour le plaisir des étudiants qui désirent échapper à la routine scolaire qui commence peut-être déjà à s’installer. Les pôles jeu, cinéma, voyage, soirée, et j’en passe, vous proposent des partenariats, des tarifs préférentiels, et même des voyages à Amsterdam ou Berlin durant l’année tout en promouvant les évènements culturels de Lille.

Pour mieux connaître ces polos verts, situer leurs actions et leurs activités, La Manufacture a rencontré le président du BDA, Erwan Jambet, ainsi que les deux responsables du pôle « comédie musicale », Myriam Michaud et Marion Voyer.

crédits : BDA Sciences Po Lille
crédits : BDA Sciences Po Lille

Erwan Jambet, le président « Hypoklm » du nouveau BDA

Erwan, originaire de Basse-Normandie, intègre Sciences Po Lille après un an de prépa Hypokhâgne à Paris, ce qui lui vaudra son nom de polo « Hypoklm ». Passionné de musique, de culture et d’arts, il pratique le violoncelle depuis ses 11 ans. Ayant toujours eu une attirance pour la branche artistique, il semblait donc être un profil tout adapté pour intégrer le BDA. D’ailleurs, quand on lui demande ce qu’il a pensé de sa première année à l’IEP, il répond que dès la première soirée au Solfé, il a eu envie de faire partie du BDA, qu’il venait alors de découvrir parmi la multitude d’associations que l’école a la chance de pouvoir proposer aux nouveaux arrivants. En rejoignant le BDA, Erwan souhaitait percevoir une première approche de l’organisation d’évènements culturels au sein de l’établissement, désirant lui-même travailler dans le domaine de la culture.

Un après-midi d’octobre dans une cafétéria remplie, il fait le point sur le début de sa présidence, sur ses envies pour la suite, mais surtout, il marque un point d’honneur à mettre en lumière « son » BDA.

La Manufacture : Parle-nous de ton bureau, de ton équipe et de l’organisation de la campagne.

Erwan Jambet : J’ai commencé à songer sérieusement à faire partie de la liste en février-mars avec quelques autres personnes qui étaient déjà potentiellement intéressées. La première réunion était ridicule avec seulement 6 personnes, mais les gens se sont rajoutés au fur et à mesure : aux élections pour le bureau, il y a eu un afflux soudain de candidats ! Il n’y a pas eu de liste concurrente, car toutes les personnes intéressées se sont regroupées. Tout le monde n’était pas ami à la base, il y a eu un mix de personnes qui ne se connaissaient pas, c’était cool de rencontrer de nouvelles personnes.

Notre liste s’intitule « Art, Wind and Fire » et se base sur un thème funk, on a fait des vidéos, des flashmobs… La campagne a duré une semaine : le plus long a été de répartir les motivés entre chaque pôle. L’organisation de la campagne était stressante mais il y avait une très bonne ambiance, on a pu se lier avec les personnes.

Pourquoi as-tu voulu devenir président du BDA ?

E.J : Tous les aspects du bureau m’intéressaient, je n’arrivais pas à choisir, j’ai donc voulu coordonner tout ça. La campagne pour l’élection de président s’est passée en interne et a été assez simple, j’ai du faire un petit speech.

Etre président, c’est un peu de stress, mais sans être une contrainte ou un poids : tout le monde est motivé et prend ses responsabilités, je trouve ça super gratifiant de pouvoir monter ses propres projets.

Es-tu satisfait du travail accompli pour le moment ? Pas trop de déconvenues ?

E.J : Sans être pessimiste, tout se passe bien malgré quelques petits malus au démarrage. Par exemple, à la première projection de film organisé par le BDA, la caisse contenant la monnaie a été volée.

On avait peur que peu de personnes viennent nous voir pendant la « semaine des assos », mais on a eu au contraire plein d’inscriptions. Pour notre premier après-midi cinéma, on a du refuser l’accès à certaines personnes parce qu’il n’y avait plus de places ! Ça augure de bonnes choses pour la suite.

Que penses-tu qu’être président du BDA va t’apporter ?

E.J : Je pense que cela va surtout m’apporter de l’expérience au niveau du management. On est le plus gros bureau, et réussir à gérer autant de projets différents n’est pas évident ; il faut apprendre à réussir à contenter tout le monde tout en restant une association cohérente, c’est un travail de coordination.

Ensuite, il faut aussi gérer le travail administratif avec le trésorier et la secrétaire, je les soutiens mais sans imposer mes choix. Etre président, c’est formateur car c’est intéressant de découvrir concrètement comment tout ça fonctionne.

Etre au BDA, est-ce que ça prend du temps ?

E.J : Oui ça prend du temps, mais tout dépend des semaines et du travail des pôles. Le volet gestion et administratif se fait sur le long terme pour trouver des partenariats avec l’administration. On se réunit assez régulièrement pour voir l’avancée des projets, même si on ne se voit jamais à vingt-huit mais en réunion de petits comités avec tel ou tel pôle car en 2A tout le monde a des spécialités et donc des emplois du temps différents. On fonctionne énormément par Facebook. Ce n’est pas pénalisant, il y a une bonne ambiance interne. Tout ça prend du temps mais ça reste du plaisir sans être perçu comme du travail.

Qu’as-tu envie de changer, d’améliorer cette année ?

E.J : La tradition se poursuit mais la passation de bureau est importante. Le but est de s’inscrire dans la continuité en conservant des projets comme le Gala d’été ou la « semaine des arts », qui regroupe chaque année pleins d’évènements culturels dans l’école. Mais aussi d’innover cette année en montant des nouveaux projets comme la comédie musicale et « Sciences Po a un incroyable talent ». Tous les projets me tiennent à cœur, surtout les plus récents car ils sont créés de toutes pièces et nécessitent donc plus de boulot, alors que les projets anciens sont plus fluides.

Comment fais-tu pour améliorer la visibilité de vos actions ?

E.J : Le travail du pôle communication est essentiel car il se charge de toute la communication à l’intérieur de l’IEP. Ce pôle s’occupe des affiches, de créer des visuels, de diffuser des informations sur les différents groupes de promo et de gérer les pages Facebook et Twitter. On propose des projets qui durent toute l’année, et c’est cette diversité qui permet d’assurer une bonne visibilité chez les élèves et de toucher un public assez large.

Pour finir, pourquoi selon toi les étudiants devraient rejoindre le BDA ?

E.J : On est une équipe super motivée, qui propose des évènements variés pour tout le monde et tout au long de l’année. Vous avez la chance d’avoir une vie culturelle variée à Sciences Po Lille, ce qui n’est pas le cas de toutes les écoles. N’ayez pas peur et participez à tout ce que vous pouvez ! Plus ça marche, et plus on est content !

crédits : BDA Sciences Po Lille
crédits : BDA Sciences Po Lille

La comédie musicale, ou le nouveau projet audacieux du BDA, raconté par Myriam Michau et Marion Voyer

C’est maintenant au tour de Myriam Michau et Marion Voyer de nous parler du nouveau projet tout frais du BDA, la comédie musicale. Toutes deux responsables du pôle correspondant, ces deux bonnes amies passionnées de musique (et plus précisément de flûte traversière pour Myriam) ont décidé de s’investir corps et âme cette année pour la réalisation et la concrétisation de leur nouveau-né. D’un même accord, Myriam et Marion admettent avoir « immédiatement présenté leur projet » dès la formation du nouveau BDA.

Leur comédie musicale est une reprise des Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy, sorti en 1967 avec une musique de Michel Legrand et au casting Catherine Deneuve, Françoise Dorléac et Gene Kelly. Les deux responsables ont opté pour la reproduction d’une comédie française par souci de simplifier le travail. De plus, selon elles, l’époque du film peut rendre les futurs costumes de la comédie palienne sympathiques. Ainsi, elles désirent conserver les détails des années soixante tout en modernisant la comédie.

Dans un souci de répartition des tâches, Myriam gère la partie danse, Marion la partie chant ainsi que la mise en scène, tandis que leur amie Agathe Beaujon s’occupe de tout l’aspect musical de la pièce, étant elle-même violoniste. Les deux filles ont commencé les préparatifs dès début septembre, en proposant un grand casting pour la partie chant, leur permettant de dénicher les étudiants les plus motivés. La comédie regroupera une dizaine de personnes pour les rôles chantés ainsi qu’une vingtaine d’autres pour les danses et pour jouer des instruments de musique. Avis aux musiciens !

Myriam assure que la comédie originelle est d’un naturel joyeux, avant de nous apprendre qu’il est dans son caractère d’être enthousiaste. Selon elle, il n’y a pas de doutes, « ce projet (leur) correspond bien ». Toutes deux en 2A, Marion ajoute que c’est « très agréable de pouvoir rencontrer des gens d’autres promos ». Tout le monde est le bienvenu à se retrouver autour d’une passion commune, la musique. Les deux organisatrices évoquent d’ailleurs leur désir de créer une culture autour des Demoiselles de Rochefort en diffusant des documentaires mettant en lumière Jacques Demy, Michel Legrand et pourquoi pas Gene Kelly.

Leur objectif serait de pouvoir jouer la comédie fin avril, avant les partiels, dans des salles dont la localisation reste encore à définir. Myriam évoque également la possibilité de jouer une petite scène devant les élèves de l’IEP lors de la remise des diplômes en novembre, si l’avancée du projet le permet. De plus, une représentation lors de l’événement « Casa Fest » créé par Lille 2 n’est pas à exclure.

Myriam avoue ressentir déjà un peu de stress, et de n’attendre qu’une chose : commencer les répétitions, qui devraient avoir lieu une fois par semaine.

Armelle Masson

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