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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le BDI sans jamais oser le demander

La Manufacture a rencontré Aliénor, la présidente du Bureau des internationaux (BDI) de Sciences Po Lille. Elle nous présente son association pour nous faire découvrir ou redécouvrir ses idées et ses actions au sein de l’école. Abattons dès à présent les idées fausses : non, le BDI n’est pas strictement réservé aux internationaux mais il s’ouvre bien à tout le monde, et oui, le bureau existe juridiquement, c’est une vraie association !

Aliénor, présidente impliquée et passionnée

« Ali XCX (& the Goodbye party) », c’est ce qu’il y a inscrit au dos de son polo jaune poussin. C’est un écho à la chanteuse Charli XCX et sa fameuse chanson « Break the rules » à laquelle Aliénor s’identifie volontiers à l’occasion. L’histoire de ce polo, c’est aussi le début de l’implication la jeune fille au sein du BDI, lors de la Goodbye Party du premier semestre de l’année dernière. Depuis, elle ne s’arrête plus !

Aliénor a 20 ans et est en 2eme année à l’IEP. Elue présidente le 24 septembre dernier, elle compte bien redorer le blason de son bureau, trop peu connu au sein de l’école. Il y a deux ans, le BDI a été relativement délaissé, et le but des membres du bureau de l’année passée a donc été de le reconstruire juridiquement et administrativement. Cette année, place au changement !

La jeune fille est originaire de Reims, et est entrée à l’IEP à la rentrée 2014. Après son bac, elle a intégré une prépa Sciences Po à Rouen, en parallèle de laquelle elle suivait une licence de droit. Sa première année à Sciences Po lui a demandé un certain temps d’adaptation pour développer une organisation de travail. Une fois cela acquis, elle dit avoir passé une excellente année, riche en découvertes et rencontres. Son meilleur souvenir, parmi une multitude, a été son voyage à Amsterdam avec le BDA après les partiels du premier semestre.

Lorsqu’on demande à Aliénor de nous parler de ses passions, elle ne sait plus où donner la tête. Son plus grand coup de cœur est sans doute le cheval puisqu’elle est cavalière « depuis le moment où [elle a] pu monter sur un cheval », nous confie-t-elle. Elle adore aussi les voyages, la peinture, le théâtre, le cinéma, les sorties… C’est pourquoi elle voudrait travailler dans le milieu de la culture, mais « la culture, c’est un monde tellement grand que ça ne veut plus rien dire ! ». Elle se verrait bien médiatrice entre un artiste et son public. Le master MIC (Management des institutions culturelles) de l’IEP lui semble donc tout indiqué, mais avant cela, il y a la 3A. Adepte du multiculturalisme, Aliénor envisage une mobilité mixte, c’est-à-dire 6 mois en université et 6 mois de stage. Puisque la jolie blonde aime beaucoup le russe, qu’elle pratique depuis quelques années (« je suis nulle mais j’adore ! »), Aliénor projette de passer un semestre à l’université de St Pétersbourg, avant de partir plus loin pour un stage : en Australie peut-être ?

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« Le BDI est un bureau d’initiative »

La Manufacture : En une phrase, le BDI, c’est quoi ?

Aliénor Maxence : Le bureau qui vise à faire se rencontrer des élèves de Sciences Po et des internationaux.

L’équipe, c’est qui ? Vous êtes combien ?

A.M : Au sein du bureau, il y a un peu de tout : des 2A, des ED, des 4A, des 5A, et même une Erasmus. Officiellement, nous sommes 17, mais il y en a quelques-uns qui ne sont pas très présents. On a un petit noyau d’une dizaine de personnes qui sont vraiment actives, et finalement, nous fonctionnons très bien comme ça.

Comment s’est passé la formation de la liste et du bureau ?

A.M : Au cours de l’année dernière, nous avons fait des réunions de recrutement pour expliquer exactement les objectifs du bureau, et voir qui était susceptible d’être intéressé pour l’intégrer. Comme le bureau avait vraiment peu de visibilité, on n’a pas fait de campagne à proprement parler. Seuls les postes de président(e), vice président(e), trésorier(e) et secrétaire sont officiellement déclarés en préfecture et donnent lieu à des élections qui se sont déroulées en septembre dernier.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire partie du BDI et de devenir présidente ?

A.M : Le bureau n’est pas très grand, on se connaît vraiment tous, et ça c’est très sympa. On a aussi une possibilité d’action très large, parce qu’il suffit de parler entre nous de projets et de le mettre sur pied. Nous ne fonctionnons pas avec des pôles, du coup tout le monde s’entraide en toute occasion. J’ai aussi découvert plein de choses en intégrant le bureau, c’est enrichissant à tous points de vue de rencontrer les internationaux, je pensais qu’il y en avait beaucoup moins que ça au début. Et puis j’adore les voyages, les langues étrangères, la découverte d’autres cultures.

Je ne suis pas arrivée au BDI en me disant que j’allais être présidente. Je me suis beaucoup investie pendant les vacances d’été, pour planifier l’arrivée des nouveaux inter’ à la rentrée, et c’est là que je me suis dit que ça me plairait bien de prendre la tête du bureau. En plus de tout cela, j’avais l’idée d’une dynamique de groupe où tout le monde peut prendre des initiatives et mettre des projets en place, et je crois que ça a plu.

Selon toi, quelles sont les particularités du BDI ?

A.M : Nous sommes un petit nombre de membres vraiment actifs. Les 5A, par exemple, sont d’une grande aide, et sont encore très impliqués, mais ils partent à la fin du semestre et ont désormais d’autres priorités. Ensuite, les autres bureaux sont exclusivement composés de 2A, alors que chez nous, il y a de tout. Bien sûr, nous ne sommes pas élus, et enfin, j’ai l’impression que nous prenons un peu le rôle de tout les bureaux déjà existants à Sciences Po (BDA-BDS-BDE) mais en version internationale. On organise des concours photo, des soirées, des sorties sportives, des voyages…

A qui vos actions et vos projets sont-ils destinés ?

A.M : On a trop tendance à dire, au sein de Sciences Po, qu’on est le bureau des internationaux, et que par conséquent on est seulement là pour les Erasmus. Ce qu’on veut vraiment, c’est faire des étudiants de l’IEP et des inter’ un même groupe. Il faut intégrer tout le monde de la même façon, je pense que c’est important. En effet, le but est de rendre l’année des Erasmus vraiment cool, et ça passe forcément par la rencontre des gens de l’école ; nous sommes donc les médiateurs entre les deux.

Pour un élève de Sciences Po, je pense que c’est intéressant et important de rencontrer des étrangers, de découvrir des traditions et de s’en imprégner. L’idéal serait d’ailleurs que l’on n’existe pas et que tout le monde se connaisse déjà, mais malheureusement ce n’est pas le cas. D’un côté, c’est assez normal, la barrière de la langue peut parfois faire un peu peur.

Explique-moi un peu le fonctionnement du bureau. Comment ça marche ?

A.M : On travaille semestre par semestre, parce qu’il y a beaucoup d’internationaux qui restent seulement 6 mois. Il faut que les internationaux puissent compter sur nous dès la rentrée. Comme je le disais tout à l’heure, le BDI est un bureau d’initiative, j’essaye vraiment d’insister sur ce point lorsque nous travaillons au quotidien. Lorsque quelqu’un a une idée de projet, il suffit de la partager, d’en discuter avec les 4 membres officiels et de voir tous ensemble si elle est réalisable. Si c’est le cas, on monte le projet tous ensemble et on s’investit tous à fond dedans. On fonctionne un peu différemment des autres bureaux, qui ont toujours beaucoup de projets en même temps, mais ça marche très bien. En plus, on ne manque pas d’idées au bureau !

Justement, quels étaient vos derniers projets ? Et quels sont les prochains ?

A.M : Au début de l’année, nous avons fait une soirée d’intégration des internationaux à La Boucherie, dans le centre de Lille. Juste après la rentrée des vacances de la Toussaint, nous avons emmené les internationaux (et quelques élèves de Sciences Po qui ont pris leur place) à Disneyland, en Seine-et-Marne, dans la banlieue parisienne. C’étaient de supers moments !

En novembre, il y a l’International Student Week que l’on parraine, et que l’on soutient activement, c’est un projet en relation avec le master de communication de l’IEP où les étudiants internationaux participent à des concours photos et postent des clichés de ce qui les a marqué en France.

Ensuite, il y aura la Goodbye Party, pour dire au revoir aux internationaux qui n’étaient là qu’un semestre, ce sera en décembre. Dès janvier, nous aurons la semaine d’intégration des nouveaux Erasmus, avec plein d’activités sympas, une découverte de Lille, de ses alentours, de ses coutumes…

Nous sommes au beau milieu de l’organisation du voyage à Dunkerque, pour emmener des étudiants au carnaval qui sera fin février ou début mars. Et puis, encore une fois, le reste dépendra des initiatives des gens, peut-être que d’autres supers événements qui ne sont pas encore prévus auront lieu entre temps.

Quels aspects du BDI voudriez-vous mettre en avant dans la comm’ ?

A.M : En début d’année dernière, je vais être honnête, je ne connaissais pas le BDI, j’en avais vaguement entendu parler. C’est pour ça que je voudrais qu’on mette en place une comm’ beaucoup plus importante et efficace pour que les gens comprennent que l’on existe vraiment, que nos actions sont cool et que nos événements valent le coup. Le challenge de l’année est donc l’amélioration de notre visibilité pour parvenir à mêler paliens et internationaux.

Parlons argent. Les subventions, ça se passe comment ?

A.M : On a des subventions au mois de janvier. Pour cela, il faut qu’on expose les projets qu’on a en tête, et l’école adapte en fonction. Ce n’est pas toujours suffisant, surtout qu’il faut se rappeler qu’on n’en a qu’une fois par an, et qu’il faut laisser de l’argent pour le début de l’année scolaire d’après. En général tout se passe bien, on se débrouille avec ce que l’on a, et si on manque d’argent, on organise des petits événements, style vente de gâteaux, pour augmenter un peu notre budget.

Le BDI, ça prend du temps ? Comment gérer avec les autres activités ?

A.M : Être présidente du BDI demande forcément de l’investissement, mais comme on n’est pas beaucoup au bureau et qu’on s’entend très bien, on peut se voir beaucoup, facilement, faire circuler les infos rapidement tout en s’amusant. Il faut avoir du temps, être disponible, mais comme c’est assez flexible, je m’en sors plutôt bien. Il suffit d’une bonne organisation et le tour est joué ! Une chose est sûre, jusqu’à maintenant, j’ai toujours fait passer mon travail personnel avant parce que je ne peux pas me permettre de faire le contraire, et ça n’a jamais posé de problème.

Qu’est-ce que tu penses et espères que cette expérience va t’apporter ?

A.M : Je pense que ce type d’expérience apporte un certain sens des responsabilités. Il faut aller bouger les gens tout en restant diplomate, et forcément, c’est formateur. J’apprends à gérer un groupe dans la convivialité et la bonne entente, tout en se rappelant que les soirées pizza-bière ne sont pas le but en soi ! Je pense aussi que ça permet de perdre un peu de sa timidité parce qu’il faut s’affirmer parmi les autres bureaux, surtout quand on représente le BDI !

J’espère que cette aventure va m’apporter de super souvenirs, ça fait peu de temps que je connais les gens du BDI, et les internationaux, mais je les adore déjà.

Au bureau, vous recrutez ?

A.M : On ne recrute pas immédiatement, non, mais quelques places vont se libérer au bureau à partir de décembre, lorsque les 5A vont s’en aller. Ce n’est pas parce qu’on n’est pas beaucoup que l’on veut nécessairement ramener du monde : comme je le disais tout à l’heure, on fonctionne en petit nombre. On veut donc des gens vraiment motivés, qui ont conscience que faire partie d’un bureau demande du temps et de l’investissement. Bien sûr, on sera toujours intéressés par les gens qui ont de bonnes idées !

Le petit plus : comment parrainer un buddy en 6 questions

Combien y a t-il d’étudiants internationaux à Sciences Po ?

A Sciences Po Lille, il y a environ 150 étudiants internationaux, et le BDI a aussi pour mission de les parrainer, ou de leur trouver des parrains.

Parrainer un inter’, qu’est ce que ça veut dire ?

C’est comme parrainer un élève de Sciences Po, l’idée est la même. Comme c’est un étranger, il faut seulement le prendre un peu plus par la main et être prêt à répondre à toutes ses questions, à l’aider dans ses démarches administratives.

Qui peut parrainer un buddy ?

Tout le monde peut avoir un buddy, du moment qu’il est motivé, même les 1A. Il est aussi possible de parrainer à la fois des élèves de Sciences Po et des internationaux.

Il faut être bilingue ?

Non, pas du tout. On est à Sciences Po donc on a normalement de solides bases en anglais qui suffisent amplement. Pour beaucoup d’internationaux, ce n’est pas du tout leur langue maternelle.

En plus, il faut avoir à l’esprit que les buddies viennent ici pour apprendre le français !

Comment il faut s’y prendre ?

Il faut se renseigner auprès du bureau et se manifester dès décembre pour pouvoir parrainer les nouveaux qui arrivent en janvier. Surtout, il ne faut pas hésiter à demander. Souvent, les gens sont intéressés mais s’y prennent trop tard, alors ne tardez pas !

Parrainer un buddy, qu’est-ce que ça apporte ?

La découverte d’une culture inconnue, une prise de conscience de l’implication que demande l’arrivée dans un autre pays que le sien et par la même occasion, une réflexion personnelle sur soi-même pour la 3A. Et si le courant passe bien, pourquoi pas une super amitié ?

Propos recueillis par Héloïse Mélan

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