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Présidentielle 2017 : Il n'est pas trop tard

Philippine Malloggia • 3 Mai 2017

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Carnet de 3A – Lima : la vida peruana

« Eh, tu sais ce qu’on dit : c’est pas le Pérou »… ça l’est devenu pour moi. Le Pérou et sa gastronomie exceptionnelle, sa manière de fixer des rendez-vous et de tout commencer « à l’heure péruvienne », la diversité de ses paysages… Et puis sa capitale, Lima, entre la garua (bruine) qui maintient la ville dans un horizon grisâtre et sa cacophonie permanente à cause des klaxons, des voix des vendeurs de rue et celles des compères des conducteurs des combis, passant leur journée à indiquer leur direction « todo la Marina », « Javier Prado », et au passager « baja baja baja » (en bas) ou « sube sube sube » (en haut). Témoignage.

Laure Ligez, depuis Lima (Pérou)

Je vais commencer par le commencement : Lima. Au départ, j’ai d’abord considéré cette ville seulement sous l’angle de son agitation permanente, comme une cité enfermée dans sa pollution et une capitale d’Amérique latine où les niveaux de vie contrastent énormément selon les districts. Je ne vais pas mentir : Lima se caractérise bien par ces aspects. Sans parler de la « Security session » à laquelle nous avons eu droit le premier jour de la rentrée : on nous y apprend qu’il faut s’asseoir derrière le chauffeur de taxi, et non pas à côté ou à l’arrière dans sa diagonale car il pourrait pointer une arme sur nous, et que quand on est une fille (pas de bol, toujours la même malédiction !), les probabilités d’agressions augmentent. Il ne faut pas non plus tomber dans la psychose : être prudent oui, mais comme dans toute grande ville ou capitale.

Miraflores et son phare. Crédit photo : Laure Ligez
Miraflores et son phare. Crédit photo : Laure Ligez

Mais Lima a aussi ses bons côtés : le quartier de Barranco, très typique avec des maisons colorées de style colonial, est rempli de bars très sympas. Et Miraflores, quartier très touristique avec de nombreux parcs, dont le Parque Raimondi, face au Pacifique. J’y fais du yoga avec un groupe de liméniens chaque dimanche matin… quand je reste sur Lima. Car même si Lima est une ville où il y a plein de choses à faire (bars, restaurants, boîtes de nuit, musées…), les merveilles du Pérou sont afuera (hors de la ville).

Déserts, cascades, Machu Picchu : que demander de plus ?

Ce que j’aime le plus dans ma mobilité : voyager. A ce niveau-là, le Pérou ne déçoit pas. Tu aimes les paysages de type déserts et bords de mer ensoleillés ? Paracas, Huacachina, las Islas Ballestas vont te ravir (le tout accompagné de Pisco, l’alcool local). Tu es plutôt montagnes paisibles, cascades aux couleurs esmeraldas (émeraudes) ? Huancayo, situé dans la Reserva Paisajistica de Nor Yauyos Cochas, répondra à tes attentes. Si tu es sportif, que tu aimes l’adrénaline et que l’altitude ne te fait pas peur : va faire un trek à Huaraz. En plus de tout ça, nous sommes au pays du Machu Picchu ! Si je devais résumer en un mot mes aventures à travers le Pérou ? ¡ Chévere ! (AMAZING)

Crédit photo : Laure Ligez
Crédit photo : Laure Ligez

Voyager est l’occasion d’en apprendre beaucoup sur le Pérou et de prendre conscience des contrastes flagrants entre le mode de vie à Lima et celui dans le reste du pays. C’est aussi le moyen de faire des rencontres incroyables, de tisser de belles amitiés et de partager des expériences parfois folles, toujours uniques, avec des amis du monde entier. On peut alors se livrer aux clichés qu’on a toujours en tête quand on pense au Pérou : se prendre en photo avec un lama, danser sur les airs d’un orchestre, et manger du cuy (vous savez, Pilou, votre cochon d’Inde de l’école maternelle…). Enfin, à travers ce dépaysement, c’est surtout l’opportunité d’en apprendre sur soi-même.

Des cours qui changent de l’eurocentrisme habituel

Crédit photo : Laure Ligez
Crédit photo : Laure Ligez

On est un peu là pour étudier quand même : c’est le moment d’une petite description de l’université, la PUCP. Une bouffée d’air dans Lima : on s’y sent comme dans un parc national, avec des fleurs, une pelouse tondue, des écureuils et Bambi faisant aussi quelques apparitions. La journée de validation des choix de cours est très particulière et il faut bien prendre son temps (enfin ça, c’est une chose à laquelle on s’adapte…) ; mais je suis très contente des enseignements. Suivre des cours sur les processus sociaux et politiques en Amérique latine, ou encore sur les relations interculturelles au Pérou, est vraiment une occasion exceptionnelle d’en apprendre beaucoup et de s’éloigner de notre « eurocentrisme ». J’ai aussi noué de très bonnes relations avec des étudiants péruviens qui, comme la grande majorité des Péruviens, sont très accueillants.

Ce mélange de bons et moins bons aspects fait de cette mobilité au Pérou une expérience unique. J’aime ce pays justement pour ça. Tomber en panne et rester bloquée durant plus de cinq heures car ton bus n’a plus de liquide de refroidissement (qui n’est autre que de l’eau) ; faire une drôle de tête après avoir mangé du Cau Cau, plat que tu as aimé, avant de comprendre qu’il est composé de tripes ; te sentir compressée dans un combi à Lima, qui devrait contenir au maximum 20 personnes, mais qui en accueille facilement le double en réalité… Tu ne peux le vivre qu’ici. Je le recommande à tous ceux prêts au dépaysement, en soif d’aventures et d’ouverture sur le monde.

Si vous avez des questions par rapport au Pérou (notamment si vous envisagez ce pays comme destination de 3A), n’hésitez pas à les poser à Laure Ligez. Vous pouvez la contacter via Facebook. Et n’oubliez pas de retrouver tous nos articles de la rubrique Carnets de 3A sur notre page Facebook en partenariat avec le BDE pôle International !

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