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« POUR UN AFFICHAGE LIBRE »

Ca ne t’a sûrement pas échappé : la cafet est couverte de papiers clamant sobrement « pour un affichage libre ». L’article que tu es en train de lire se propose comme la genèse de cet événement.

Avant toute chose, rappelons les faits. Début octobre, non sans surprise, les étudiants apprennent que l’affiche libre sur les panneaux en liège, c’est fini. Peu (ou prou) de communication de l’école sur le sujet, et c’est la porte ouverte aux rumeurs. Un article de Sud Etudiant-e-s, publié en novembre, a souvent été démenti. « Monsieur Lengaigne n’a jamais dit ça », a-t-on pu entendre dans les couloirs, à propos notamment de « l’image de marque » de l’école, qui serait entachée par un affichage désordonné et fouillis.

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Peu à peu, on apprend que des raisons sécuritaires sont à l’origine de la fin de la liberté d’affichage. Eh oui, dans cette ancienne usine qu’est l’IEP (où, rappelons-le, un amphi s’est écroulé il y a quatre ans), des panneaux en liège inflammables ne passent pas. Ne passent plus.

Soit. La résistance s’organise, et en octobre, une pétition a circulé sur Facebook. 368 signatures y sont aujourd’hui comptabilisées, et pourtant, toujours pas de réaction de la part de l’administration. Comment répondre alors à un système pyramidal a priori fermé et surtout muet ? Là où l’administration nous a mis devant le fait accompli, pourquoi répondre par la modération et les manières ?

Sidérés par cet immobilisme, certains étudiants, en leur nom seul, se sont levés tôt ce matin pour venir afficher leur droit à la parole partout dans l’école. Si l’administration n’a pas apprécié et n’a pas hésité à arracher une certaine quantité d’affiches, ce sont tous les étudiants de l’IEP qui doivent se lever. C’est à nous tous de récupérer notre droit à l’affichage.

Nous sommes dans un institut d’études politiques. Il est normal et sain que les associations, toutes aussi diverses que les étudiants, communiquent et échangent. C’est aussi ça, la politique : le débat, les engueulades. Que certaines affiches aient été sexistes, qu’elles soient restées affichées bien après les événements, qu’elles aient été arrachées par d’autres pour une raison X ou Y, nous en avons conscience. Nous sommes prêts à échanger pour trouver des solutions. Nous ne sommes pas prêts, néanmoins, à nous laisser museler, et c’est la force de l’affichage sauvage de ce matin.

Pauline Moutaux

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