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Plongée culturelle à La Piscine de Roubaix

Depuis 2001, les collections du musée d’Art et d’Industrie André Diligent ont investi l’ancien bâtiment de la piscine municipale de Roubaix dont le musée tire son nom. Un musée incontournable pour tout lillois, qui plus est pour tout palien ! Si vous n’y avez pas encore mis les pieds, il est temps d’y songer.

        

Un bâtiment d’exception

La piscine au siècle dernier
La piscine au siècle dernier

Musée d’art et de textile, il y en a pour tous les goûts à La Piscine. Riche d’une quinzaine de salles, le musée propose une collection permanente très diversifiée. Avant même de pénétrer dans la salle principale, les échos de l’acoustique si particulière de toute piscine accueillent le visiteur. C’est ensuite la lame d’eau qui rappelle la vocation antérieure du lieu et l’on s’imagine en baigneur d’un autre siècle. Le style art déco ne manquera pas de plaire aux passionnés d’architecture comme aux autres et la visite se fait avant tout sur le mode d’un imaginaire charmeur et ludique. C’est que le décor d’origine a été conservé, le bar du restaurant du musée, par exemple, est resté intact depuis 1932 et permettait déjà aux baigneurs de siroter une boisson à la cafétéria-buvette d’antan. On s’amuse de ces anciennes cabines qui abritent désormais vases en céramiques de Picasso et autres tissus scintillants, on admire les couleurs du tympan art déco et pour peu qu’il fasse beau, la lumière y est douce et colorée. C’est dans un lieu unique que l’on peut découvrir une collection riche et sans cesse renouvelée.

 

Enrico Campagnola, Jeune fille, 1973
Enrico Campagnola, Jeune fille, 1973

Une collection permanente originale et surprenante

Les amoureux de peinture ne manqueront pas de déambuler dans les nombreuses pièces adjacentes à la salle centrale où l’on peut admirer, entre autres, des tableaux de Vuillard, Dufy ou Marquet qui évoquent la vie quotidienne dans le Nord au XIXème siècle mais aussi les beautés des corps et de la nature. Plutôt amateur de sculptures ? Le jardin des statues, joli nom donné à cet ensemble d’œuvres de pierres qui bordent la ligne d’eau centrale est un plaisir des yeux ; la collection de sculptures modernes est remarquable (Rodin, Claudel…). La force de ce musée est surement l’éclectisme de ses collections car, aux côtés d’artistes connus du grand public, des œuvres contemporaines sont exposées temporairement à la curiosité du visiteur qui se demande ce que peuvent bien signifier ces énigmes esthétiques. Enfin,

Jean-Charles de Castelbajac, Tailleur Bambi, 2010
Jean-Charles de Castelbajac, Tailleur Bambi, 2010

plus atypique, le musée possède un trésor textile rare qui témoigne du passé industriel de la ville roubaisienne. D’abord conservée dans un souci de sauvegarde du patrimoine industriel, cette collection est aujourd’hui une référence pour les professionnels du textile qui peuvent demander à consulter la tissuthèque du troisième étage, riche d’étoffes datant de l’Égypte copte (IVème siècle) à nos jours. Tout au long de la visite, on peut admirer robes en vitrines, notamment des pièces de Castelbajac ou d’Agatha Ruiz de la Prada, et autres chutes de tissus de manière ludique en ouvrant les tiroirs de plusieurs commodes disposées un peu partout dans le musée.

 

Et des expositions temporaires… mais pas que

Le musée organise régulièrement des expositions temporaires qui se

Albert Braïtou-Sala, Venus dit Venus verte, 1929
Albert Braïtou-Sala, Venus dit Venus verte, 1929

tiennent dans un bâtiment adjacent à celui de la piscine, une ancienne usine. C’est bien dommage, l’exposition « Chagall : les sources de la musique » vient de s’achever. Ce grand nom de la peinture du XXème siècle donne une idée des belles expositions qu’accueille le musée. Pour l’heure, le musée prépare une exposition sur Braïtou-Sala, un artiste-peintre d’origine algérienne qui s’installe à Paris en 1901. Maître du portrait, il connaît son heure de gloire dans l’entre-deux-guerres durant laquelle il peint le tout Paris. Les actrices, cantatrices et personnalités de la haute société se battent pour se faire tirer le portrait. A partir du 19 mars et jusqu’au 5 juin, c’est l’occasion de (re)découvrir le Paris huppé des Années Folles mais aussi l’intimité d’un artiste qui gagne à être connu ! À coté de cela, le musée organise de nombreuses conférences, visites à thèmes, concerts et ateliers dont vous pourrez trouver le programme ici. Enfin, pour les visiteurs les plus fortunés, il est possible de louer la salle du bassin pour y donner une réception somme toute modeste… À ses heures perdues, le musée se transforme en salle de réception ou accueille parfois même des défilés.

 

Comment y aller ?

Quelques infos pratiques. Pour y aller, rien de plus simple, on y va en métro, ligne 2 et on s’arrête à la station « gare Jean Lebas » ou « Grand’Place » puis on marche 5 minutes. Sinon, il est également possible de s’y rendre en bus en prenant la ligne 32 ou la Z6 et en s’arrêtant à Jean Lebas. Pour les plus sportifs, une borne V’Lille est située tout près du musée.

Les expositions permanentes sont gratuites tous les premiers dimanches du mois, le reste du temps, comptez entre 7 et 10 euros ; le musée est gratuit pour les moins de 18 ans.

 

La Piscine, 23, rue de l’Espérance à Roubaix. www.roubaix-lapiscine.com.

 

 

Clara Guérin

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