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30 000 kms à vélo pour un accès équitable à l’eau : ils l’ont fait

« Life is either a daring adventure or nothing » – Helen Keller

Théo Rohfritsch, c’est ce genre de mec un peu taré, 100% passionné et qui a toujours la banane. Sans prosélytisme, il te raconte son histoire dans l’espoir que tu partageras ses convictions au moins un moment et sans en avoir l’air, il essaie de révolutionner la planète… mais à sa sauce. Cycle For Water, son projet actuel, n’est pas seulement original : il est sincèrement bluffant.

On s’est rencontrés en Angleterre, à Birmingham. Alors que moi, je me la coulais douce et profitais de mon Erasmus, Théo bossait, bossait, et sortait peu. Etudiant en Corporate and Social Responsibility, il n’avait pas peur d’aller animer des conférences à la fac pour raconter comment son expérience en Antarctique, où il était parti avec l’organisation 2041, fondée par l’explorateur polaire Robert Swan O.B.E. pour témoigner des effets dévastateurs du réchauffement climatique sur la calotte glaciaire, avait forgé sinon confirmé ses ambitions écolos.

Laissons-le s’exprimer, il s’expliquera mieux que moi :

« A 20 ans, j’ai appris qu’il était possible de faire partie d’une expédition dans un endroit quasi inaccessible, le pôle Sud, à condition de relever deux challenges : convaincre le nombre de sponsors nécessaires à sa participation, et avoir un réel intérêt pour le développement d’idées écologiques et durables pour notre société. Tout me correspondait, donc je me suis lancé, et ma candidature a été retenue. Seul étudiant français sélectionné ! 

J’ai découvert un monde fascinant, majestueux, pur, extrême et complètement isolé de la présence humaine. Outre l’environnement sorti d’un compte de Jules Verne, l’équipage était géniallissime. De merveilleuses rencontres avec des personnes venues du monde entier qui entreprennent, pour la plupart, une vie assez incroyable : une scientifique du National Geographic, des skieurs pros engagés par The North Face (boutique de fringues pro, NDLR), une cameraman ambassadrice de Canon, l’un des plus jeunes lieutenants de l’armée Américaine récompensés par Barack Obama , et deux hollandais, Joost et Michel qui finissaient un périple de 30 000 km sur des vélos en bambous pour une cause universelle, mais trop souvent mise de côté : l’accès à l’eau potable. C’est notre projet : CycleforWater. 

Cette dernière rencontre à été le déclic. Ce projet avait un énorme potentiel pour que celui-ci devienne un mouvement, où chacun pourrait apporter son temps et sa sueur au respect du droit le plus fondamental de l’homme, l’accès à l’eau potable. »

Apprendre comment fonctionne la fonte des glaces, voir le désastre de ses propres yeux, ça donne envie de se bouger. Et Théo a l’inconscience des fous, celle qui te fait dire que rien n’est impossible. Après avoir rencontré Joost et Michel en Antarctique, ils récupèrent avec son pote Simon (un ami d’étude rencontré en échange erasmus en Lituanie) le projet Cycle For Water, mais le développent. Ce qui n’était qu’une idée devient un mouvement, ce qui n’était qu’une ébauche devient un projet de grande envergure. À l’origine, l’objectif de la HOAT Fundation Puis le projet a évolué : l’idée était désormais de parcourir 25 000 kilomètres dans l’optique d’éduquer les habitants de notre vaste planète à la préservation de l’eau, à son partage, mais aussi et surtout à développer des infrastructures pour que tous les enfants de la planète aient accès à l’eau. C’est comme ça que, le 27 juillet 2015, Théo et Simon ont quitté la France et sont partis sur leurs vélos en bambou.

Saviez-vous que 750 millions de personnes n’ont pas accès à de l’eau potable dans le monde ? Que dans les PED, 80% des maladies sont dues à l’eau ? Qu’un enfant meurt chaque minute quelque part dans le monde parce qu’il a bu une eau d’une piètre qualité ?

« Après avoir traversé 15 pays, la seule source d’eau potable qui me permettait de continuer à pédaler tous les jours est l’eau minérale en bouteille plastique. Comment expliquer une source sûre mais coûteuse alors que l’accès à l’eau propre est un droit de l’homme ? Est-il possible d’acheter un droit universel ? La privatisation de cette ressource qui nous est vitale est le problème majeur aujourd’hui. »

Généreux et passionné, Théo part donc avec son poto Simon sur un vélo en bambou, histoire de prouver que les matériaux naturels sont aussi fiables que d’autres qui polluent. Aujourd’hui, ils ont parcouru 18 000 kms, parcouru 15 pays et obtenu la construction d’un puits, rencontré bien des gens et éduqué bien du monde. Mais le projet a pris plus d’ampleur et l’objectif est d’atteindre les 10 000€ dans 4 jours pour construire des infrastructures de récupération d’eau de pluie et des nappes phréatiques via un système innovant et durable mis en œuvre par la fondation HOAT. Théo en a besoin maintenant pour aider « 1040 gamins, que nous avons rencontrés en Thaïlande, qui garderont leur sourire grâce à une eau qui ne les rendra plus malades et tristes. »

source : http://www.kisskissbankbank.com/cycleforwater

Vous l’aurez compris : Théo a besoin de votre générosité pour continuer à faire avancer la sienne. Or, les projets qui fonctionnent sur le système du crowdfunding ne sont pas tous du niveau de Cycle For Water. Ce genre de projet, c’est un peu notre avenir : c’est non seulement la préservation de notre planète mais aussi et surtout le retour à des valeurs humaines simples qu’il serait grand temps de faire revenir sur le devant de la scène.

Si vous êtes convaincus que le projet vaut la peine, voilà le lien, et les donations commencent à 5€ soit moins que le prix des deux pintes que vous allez vous enfiler au marché de Wazemmes ce dimanche après votre cuite de la veille. J’dis ça j’dis rien.

Quoi qu’il en soit, souhaitons à Théo et Simon de réussir leur belle aventure, et assumons les clichés : c’est aujourd’hui que nous créons demain.

Pauline Moutaux

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