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Présidentielle 2017 : Il n'est pas trop tard

Philippine Malloggia • 3 Mai 2017

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Ma 3A à Göteborg #1 : les premiers jours, entre découvertes et tentative d’adaptation

Arrivé à Göteborg depuis le 20 août 2016, cet article a pour but de livrer mes premières impressions sur cette ville portuaire du Sud-Ouest de la Suède, située à 500 kilomètres de la capitale.

Des clichés aux premières impressions

En pensant à la Suède, on peut avoir certains a priori et quelques clichés bien tenaces : on pense que tous les habitants y sont grands et blonds, qu’il y fait très froid et que tous les suédois sont très impliqués dans tout ce qui touche à l’écologie. Cela fait désormais plus de 3 semaines que j’ai atterri en terres suédoises pour démarrer ma nouvelle vie. Et au bout de 3 semaines déjà, on peut se rendre compte que ce n’est pas tout à fait exact.

Premièrement, le Suédois est loin d’être forcément grand et blond. Personnellement, je ne vois pas d’énormes différences avec la France, mais ceci est peut-être dû au caractère très cosmopolite de la ville de Göteborg.

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Bien plus étonnant, le temps : j’ai entendu un bon nombre de fois qu’il fallait que je me prépare à des températures extrêmes. Mais Göteborg se trouve plutôt dans le Sud du pays, et sur la côte Ouest, donc face à la mer, ce qui adoucit énormément le climat. On est donc ici face au même préjugé qu’ont les gens habitant dans le Sud de la France sur la région du Nord… On m’a cependant prévenu que l’hiver arrivait bientôt, avec une nuit « sombre et froide », donc mes impressions changeront certainement le moment venu. Mais oubliez la vision d’une Suède recouverte de neige sous un froid glacial : ici, c’est plutôt la pluie qui est de mise, et votre imperméable deviendra votre meilleur ami. Pour le moment, je n’ai presque eu que du soleil, mais il paraît que c’est exceptionnel et que d’habitude même à la fin du mois d’août… il pleut !

Par contre, les Suédois sont effectivement très à cheval sur tout ce qui touche à l’écologie. Quelques jours après mon arrivée, je me rappelle m’être fait rappeler à l’ordre par une Suédoise qui me lançait un regard noir, et qui me déblatérait je ne sais quoi en suédois… Mais là encore, la situation est complexe. Il est vrai que les Suédois trient beaucoup plus que nous, et dans les discours on peut sentir l’importance qu’ils accordent aux énergies vertes et à l’écologie en général. Cependant, je vis en colocation avec 3 personnes, dont deux sont suédoises. Et ils ont tendance à constamment laisser les lumières de l’appartement allumées…

Le choc des cultures

Certains aspects de la vie suédoise peuvent surprendre les premiers jours. Tout d’abord, le coût de la vie. Ce n’est pas une légende, les pays nordiques ont un niveau de vie plus élevé que le nôtre, et donc la vie y est globalement plus chère. Comptez à peu près entre six et sept euros pour un simple sandwich lorsque vous voulez sortir.

Mais la Suède reste encore bien plus accessible que la Norvège ou la Finlande, où les prix sont encore plus élevés. Globalement, c’est sortir manger ou boire une bière qui revient le plus cher (mais pour cela il y a les afterworks, objet d’un prochain article), mais des magasins discounts permettent de manger à moindre coût.

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Autre chose assez surprenante : les files d’attente. Que vous alliez acheter votre carte de transport ou même simplement faire vos courses dans certains supermarchés, il vous faut prendre un ticket, un peu comme lorsque vous attendez à la CAF. Lorsque vous êtes dans un simple supermarché, cela peut surprendre au début et vous risquez de perdre un petit peu de temps avant de vous rendre compte que vous faites la queue depuis 5 minutes pour… rien du tout.

Mais surtout, c’est la mentalité des Suédois qui risque le plus de vous surprendre en arrivant en Suède. Les Suédois sont globalement très gentils et vous parleront de manière sincère. Mais ils ne viendront pas, ou peu, spontanément vers vous. Aux premiers abords, les Suédois sont des gens un peu froids. Un exemple dont je me souviendrai longtemps, c’est lors de mon arrivée dans ma colocation. Pendant plus de deux heures, personne n’est sorti pour venir à ma rencontre et m’accueillir. Globalement, je vois assez peu mes colocataires, et lorsque c’est le cas, je ne fais que les croiser sans réelle discussion. En fait, la notion de « respect de l’espace personnel » est très importante en Suède. Les Suédois préfèrent le silence à la parole, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne veulent pas parler avec vous, mais qu’ils sont moins avenants à le faire par eux-mêmes, ce qui peut dérouter les premiers jours…

Enfin, ce qui peut faire mal lorsque l’on est Français : acheter de l’alcool. Impossible d’acheter de l’alcool dans les supermarchés classiques, il faut pour cela se rendre dans un magasin spécial. La vente d’alcool est nationalisée, et donc… très chère. Amateurs de bons vins ou de bières savoureuses, il va falloir prévoir une part plus importante dans votre budget.

Gardez aussi à l’esprit que certaines de vos actions peuvent choquer les Suédois, et même plus globalement les étudiants étrangers ! Tentez de faire la bise à quelqu’un que vous ne connaissez pas, et vous risquez de voir apparaître un mélange d’incompréhension et de gêne sur son visage ! Faire la bise n’est vraiment pas courant dans la plupart des pays où vous risquez d’aller, Suède ou non. Préférez une poignée de main lors de vos rencontres avec les gens, ce qui vous évitera des situations embarrassantes.

S’adapter à une nouvelle vie

Je tenais à écrire quelques lignes sur les possibles difficultés que vous pourrez éventuellement rencontrer les premiers jours. C’est un sujet qui est rarement abordé lorsque l’on vous parle de l’incroyable aventure qui vous attend. Certains vivent une aventure extraordinaire dès leur premier jour et ne rencontrent aucun problème d’adaptation. D’autres oublient simplement cette partie du récit au moment de raconter leur 3A, tellement la suite de leur aventure a été intense.

Quitter son pays, sa famille, ses amis, ses habitudes, cela peut parfois être déroutant. Le début ne se passe pas forcément comme prévu ou comme vous l’auriez rêvé. Il peut parfois être difficile de rencontrer des personnes avec qui on a une très forte affinité dans les tous premiers jours, il se peut également que peu de rencontres entre étudiants internationaux soient organisées au tout début.

N’ayant pas eu la chance d’accéder à un logement étudiant dans la résidence internationale, en plein cœur du centre-ville, les premiers jours ont été moins festifs et riches en rencontres que prévus. Avant de partir, il faut aussi se préparer à ça. Mais même si vous rencontrez quelques difficultés au début, cela ne dure pas bien longtemps, et le reste de l’aventure en vaut vraiment la peine.

L’arrivée dans un nouveau pays en tant qu’étudiant expatrié nécessite donc une petite période d’adaptation pour se faire à sa nouvelle vie et aux coutumes locales. Mais une fois les cours et les activités commencées, les difficultés d’adaptation s’estompent, ce qui fera l’objet d’un prochain article.

Nicolas Tavernier

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