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Présidentielle 2017 : Il n'est pas trop tard

Philippine Malloggia • 3 Mai 2017

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En quête de sens : une pépite « sans producteur, ni conservateur »

«Doit-on détruire la planète pour être heureux ? » Question provocatrice mais essentielle aujourd’hui à laquelle tente de répondre avec ce road-movie Nathanaël Coste et Marc de la Ménardiere. En quête de sens, Un voyage au cœur de nos croyances met le doigt sur les absurdités qui parsèment notre société de consommation. Véritable réflexion et voyage initiatique, ce film documentaire interroge tout à chacun sans culpabiliser.

En quête de sens, c’est l’aventure de deux trentenaires perdus  face à la société occidentale dans laquelle ils vivent et à laquelle ils contribuent. Alors que Marc tout droit sorti d’école de commerce travaille à New York, Nathanaël, qui réalise des documentaires, lui ouvre les yeux. C’est ainsi que Marc décide de rejoindre Nathanaël en Inde et qu’ils partent tous deux sillonner le monde en quête de réponses.

Beaucoup d’huile de coude, des images splendides, des rencontres filmées aux quatre coins du monde sont les ingrédients de ce road-movie qui fait réfléchir sans perspective moralisatrice. On s’identifie facilement à Marc, paumé mais curieux et plein de bonne volonté. Voici la bande-annonce de leur road-movie :

Être ou avoir ?

La croyance en une croissance économique illimitée omniprésente est l’un des points de départ de leurs réflexions. Comme l’a dit Gandhi : « La planète compte suffisamment de ressources pour répondre aux besoins de tous, mais pas assez pour satisfaire le désir de possession de chacun». Cette réflexion fait écho à un discours tenu par Jacques Gamblin à l’occasion de la COP 21, où il disait avec des mots simples mais criant de vérité : « Rien n’est réellement à moi […] je vis sur un morceau de terre et sous un morceau de ciel que l’on me prête ». Et si finalement, l’essentiel n’était pas d’avoir, d’acquérir, de posséder mais plutôt d’être, d’exister et se sentir vivant ?

Nathanaël Coste et Marc de la Menardière, les deux réalisateurs. © Kamea Meah Films
Nathanaël Coste et Marc de la Menardière, les deux réalisateurs. © Kamea Meah Films

Retour aux sources

Sur leur route, ils ne croisent pas que des activistes, ils rencontrent également des scientifiques et des chamans qui tous rappellent finalement une même idée, celle d’unité et d’interdépendance entre la nature et l’homme qui est complétement oubliée, désincarnée dans les sociétés occidentales. Aussi, beaucoup rejoignent une autre idée fondamentale formulée ici par Pierre Rabhi: « Le bien suprême dont on a besoin […] c’est la joie. Et la joie, c’est une bien suprême qui ne s’achète pas ». Coopération, altruisme et solidarité sont désignés comme les maître-mots de la société qu’il reste à construire. Satish Kumar n’en pense pas moins et prône les vertus de la sobriété heureuse dans le film dont voici un extrait :

En quête de sens, c’est une bouffée d’air frais qui  fait réfléchir  et donne  envie de relever ses manches pour agir et innover à son échelle. Si toi aussi, tu veux te forger ta propre opinion sur le film ou tout simplement avoir quelques informations supplémentaires, tu peux aller faire un tour sur le site web qui y est consacré  : http://enquetedesens-lefilm.com.

En bonus

Si tu veux écouter le discours de Jacques Gamblin, c’est par ici :

Mélanie Seigneur

 

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