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Présidentielle 2017 : Il n'est pas trop tard

Philippine Malloggia • 3 Mai 2017

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Ma 3A en Inde – Namaskar Chandigarh !

Quand j’ai annoncé à ma famille et à mes amis que je partirai en Inde pour ma troisième année, les réactions ont été multiples : certains m’encourageait en me prédisant une année exceptionnelle, d’autres étaient inquiets et pensaient que j’allais me faire violer et/ou que je risquerai ma vie à chaque verre d’eau avalé. En ce qui me concerne, j’étais à la fois super excitée à l’idée de toute cette aventure, et aussi inquiète parce que qu’il faut bien reconnaitre qu’il y a pas mal de choses inquiétantes en Inde.

Ça fait un peu plus de deux mois que je suis à Chandigarh maintenant et clairement je ne regrette pas mon choix ! Je trouve en Inde tout ce que je venais y chercher : le dépaysement total, l’aventure à chaque fois que j’essaye de me rendre d’un point à un autre, d’innombrables possibilités de voyages et la nourriture variée, épicée et végétarienne qui n’a rien à voir avec celle qu’on sert dans les restos indiens en France.

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Haridwar

Mais évidemment il y a quelques points négatifs. En ce qui concerne la fac, on peut dire que je perds mon année ici : j’ai 9h de cours… par semaine, zéro travail personnel à fournir et parfois des profs qui n’estiment pas nécessaire de nous faire cours donc nous envoient lire un livre à la bibliothèque. Le système scolaire indien, pour ce que j’en vois ici, est plutôt infantilisant avec ses étudiants qui du coup sont très immatures mais malgré tout ils restent très sympathiques et cherchent à mieux nous connaitre.

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Manali

Pour ce qui est de la condition de la femme ici, disons qu’en tant qu’étrangère et blanche qui plus est, on a très probablement une vision des choses différente que les Indiennes elles-mêmes. Notre statut de Blanche nous évite pas mal d’emmerdes je pense, mais malgré tout on voit bien qu’on compte moins qu’un homme. Juste à titre d’exemple, quand on se déplace en groupe, c’est systématiquement au mâle qui nous accompagne que les gens s’adressent, idem au restaurant ou en taxi. Par contre en boite ou dans les bars, les Indiens sont très respectueux, ils ne nous abordent pas ou s’ils le font et qu’on refuse ils n’insistent pas, c’est assez surprenant mais tant mieux !

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Manali

Chandigarh est une « petite » ville tranquille au Nord de l’Inde, tranquille relativement aux autres villes indiennes, mais bien sûr on retrouve quelques constantes comme l’absence totale de code de la route, la pollution qui voile le ciel, les vendeurs ambulants et les vaches qui se baladent tranquillement en pleine ville. Je pense que le fait d’avoir commencé mon séjour en Inde par cette ville m’a beaucoup aidée à m’acclimater : la ville est plutôt riche, la pauvreté moins flagrante qu’à Mumbai par exemple, la circulation moins chaotique etc. La fac nous loge dans un quartier très bien situé de la ville, dans une maison réservée aux étudiants internationaux. Dans cette auberge espagnole indienne, on trouve donc pas mal de Français.e.s mais aussi des Mexicaines, un Allemand, un Coréen, en plus de nos cuisiniers Indiens. Je pense que l’ambiance de cette maison aide aussi à tenir le coup face au dépaysement des débuts, on sympathise vite, on peut avoir la chance de tomber sur des super roomate et on trouve aussi des camarades de voyage.

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Haridwar

Parce Chandigarh c’est cool mais c’est un peu mort quand même, donc dès qu’on a des vacances (ou pas d’ailleurs) on en profite pour voyager. Le coût de la vie est vraiment bas (on mange très bien pour 2€ par personne) et on peut voyager pour pas grand-chose en bus ou en train, même en avion avec les compagnies low cost locales. Un de mes profs m’a dit que tous les 30 km en Inde, la culture était différente, et je pense que c’est vrai. Entre les montagnes de l’Himalaya et les néo-hippies de Manali, les réfugiés tibétains de Dharamshala, les pèlerins d’Haridwar ou le bouillonnement de Mumbai, chacun de mes voyages m’a montré une nouvelle facette de ce pays immense. Il me reste sept mois à passer ici et clairement je pense que je n’aurai pas le temps de visiter tout ce que j’ai envie de voir.

Camille Pross

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