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Présidentielle 2017 : Il n'est pas trop tard

Philippine Malloggia • 3 Mai 2017

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Ma 3A en Uruguay – Premiers pas à Montevideo

Clémence Noury a commencé son année de mobilité à l’université de Montevideo. Elle raconte ses premiers pas en Uruguay.

C’est vrai, mon année à Montevideo ne sera certainement pas la plus studieuse que j’ai connue. Mais ce ne sont pas les vacances pour autant : je passe tout de même 13h par semaine à l’université ! Laissez-moi donc vous présenter la Universidad de Montevideo, ou UM de son petit nom.

L’UM est, je l’ai appris en arrivant ici, l’une des plus réputées (et des plus chères) universités de la ville. Et devinez qui est à la tête de l’UM ? L’Opus Dei : vous savez, ce prêtre, dans Da Vinci Code, qui se flagelle ? Eh bien, il était de l’Opus Dei. Ça aussi, je l’ai appris en arrivant. Mais bon, je vous rassure, tout se passe bien ! C’est une toute petite université : tout le monde se connaît, on croise souvent les mêmes personnes – pratique quand on débarque en terres inconnues! L’ambiance est conviviale, il y a une sorte de petit jardin pour profiter des rayons du soleil quand il pointe le bout de son nez. Il y a aussi une table de ping-pong, ce qui m’évitera de perdre la main dans l’attente de prochains tournois endiablés (les personnes concernées se reconnaîtront).

Côté cours, j’ai choisi un cours de relations internationales, un cours de management des diversités culturelles (ces deux-là sont en anglais), un cours de communication politique, un sur la planification des médias (en gros, choisir le média adapté pour une campagne de pub) et un cours sur le comportement humain dans les organisations, le tout en espagnol. Que des cours en salle : il n’y a pas de cours en amphithéâtre à l’UM.

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Maintenant, parlons un peu choc culturel. Dans l’ensemble, je ne me sens pas tellement dépaysée à l’Université de Montevideo, mais il faut quand même souligner quelques détails. Ici, les étudiants tutoient les professeurs et les appellent par leur prénom. Je savais que ça se faisait, comme en Espagne. Mais ça fait toujours bizarre quand une prof vous rit au nez parce que vous l’avez appelée « Madame ».

Ensuite, les étudiants uruguayens sont, comment dire… nonchalants ? irrespectueux ? En gros, ici, il est tout à fait possible de sortir de la classe en plein cours et de s’absenter quelques minutes pour aller aux petits coins, téléphoner, se chercher un café, ou simplement pour prendre l’air. Ce qui provoque des allées-venues permanentes pendant le cours qui ont le don de m’agacer au plus au point. Mais bon, visiblement, il n’y a que moi que ça choque ici.

Ah, encore une chose : est-il normal de devoir payer pour faire ses devoirs ? Non parce que ici, quand un prof vous donne un texte à lire, mais qu’il n’a pas la version en ligne du texte, vous êtes obligés de vous rendre au service d’impression pour le récupérer, moyennant finance. Pas besoin de vous faire un dessin pour vous dire que plusieures lectures sont passées à la trappe.

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La recherche d’un logement n’est pas facile : beaucoup de logements étaient déjà complets, dans d’autres le confort laissait à désirer. Bref, après plusieurs jours de recherches acharnées, j’ai trouvé un petit cocon dans Pocitos, un quartier plutôt « branché » de la ville.

Je partage l’appartement une autre étudiante en échange avec l’Université de Montevideo. Pas vraiment ambiance auberge espagnole, mais au moins on a la paix, et tout le confort ! Nous sommes à 10 minutes à pieds de la fac (pas de transports en commun, youhou!), il y a de nombreux commerces à proximité, et on peut aller à la plage à pieds facilement. Ah, seule chose : pas de chauffage central… Mais très peu d’habitations ont le chauffage central à Montevideo, ici c’est un luxe. Donc on se réchauffe comme on peut, à grand renfort de boissons chaudes et de bouillottes ! (eh oui, il ne faut pas oublier qu’ici c’est l’hiver, et que la nuit il ne fait pas chaud chaud).

Clémence Noury

Vous pouvez retrouver toutes les aventures de Clémence sur son blog : ici.

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