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« Les heures sombres », ou le combat effronté de Winston Churchill

Après Orgueil et préjugés et Reviens-moi, le réalisateur britannique Joe Wright revient sur les écrans avec Les heures sombres. Ce dernier est tout sauf un énième film historique sur la seconde guerre mondiale, et encore moins un biopic lassant sur la légende Churchill.

Mai 1940. L’offensive nazie en Europe de l’Ouest a débuté et l’Angleterre est menacée à son tour. Dès lors, le premier ministre britannique Neville Chamberlain (Ronald Pickup), qui avait entre autres signé les accords de Munich en 1938 permettant à Hitler d’envahir la Tchécoslovaquie, est contraint à la démission. Son successeur aura alors la dure tâche de décider de l’avenir du pays et devra choisir entre la soumission à Hitler ou la résistance. Lord Halifax (Stephen Dillane), partisan de l’apaisement et donc de la négociation avec l’Allemagne nazie, est pressenti pour le poste. Le conservateur Winston Churchill (Gary Oldman), membre de la Chambre des Communes, n’est à l’époque pas très apprécié, même au sein de son propre parti. Il est en effet tenu responsable de la défaite de la batailles des Dardanelles en 1915 et son bilan en tant que ministre de l’économie dans l’entre-deux-guerres laisse à désirer. Mais lorsque Lord Halifax refuse le poste de premier ministre, celui-ci a sans le savoir changé le cours de l’Histoire.

Un hasard qui fait l’Histoire

Le 10 mai 1940, Winston Churchill est donc nommé premier ministre, un peu par défaut. Le contexte politique dans lequel il va devoir évoluer est désastreux : des milliers de soldats britanniques sont bloqués à Calais et Dunkerque et le parti conservateur complote contre lui. Envers et contre tout, le premier ministre va tenter d’organiser la résistance du pays contre l’ennemi, plutôt que de négocier un traité de paix avec l’Allemagne nazie. Durant 2h06, Joe Wright narre avec brio le combat de Churchill, dans ses heures les plus sombres.

L’évolution notable des personnages

Le Winston Churchill que l’on découvre au début du film provoque davantage une profonde aversion pour ce personnage de soixante-cinq ans, désagréable avec son entourage et ayant un faible pour l’alcool, que de l’empathie. C’est que Gary Oldman l’interprète brillamment, lui conférant les mimiques et le caractère qui lui étaient connues. Mais tout comme la figure du roi Georges VI (interprété par Ben Mendelsohn), le personnage de Winston Churchill va évoluer tout au long du film, appuyé par la personne aimante et douce de sa femme Clémentine. De vieillard aigri et alcoolique, il passe à un premier ministre autoritaire et déterminé à ne pas céder à la menace hitlérienne, à l’égard de laquelle il éprouve une hostilité sans précédent.

De l’ombre à la lumière

Le seul point commun qu’a le film avec tous les autres films du genre, c’est que l’on connait déjà le dénouement. Ce qui le démarque de la plupart, cependant, c’est que le spectateur retient malgré tout son souffle à mesure des discours et des négociations du premier ministre. Des négociations avec son cabinet de guerre sur les stratégies à adopter face à l’ennemi à son premier discours à la BBC, chaque prise de parole de Churchill est une scène à part. Cependant, le film ne se résume pas simplement à un enchaînement barbant de discours et de réunions politiques : entre son premier et son dernier discours à la Chambre des Communes, Churchill passe de l’ombre à la lumière. 

Anna Lippert

Les heures sombres, un film de Joe Wright, sorti le 3 janvier 2018

Source de la photographie : BBC.com. http://www.bbc.com/culture/story/20170914-darkest-hour-gary-oldman-as-youve-never-seen-him

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