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Il n’a (presque) rien manqué 

Conclusion du tournoi : une quatrième place pour nos Bleus qui n’ont pas réussi à battre le Pays de Galles ce week-end (14 – 13). Un premier tournoi pour Brunel, qui n’est ni une réussite, ni un échec. Mais au final, un tournoi qui a donné naissance à une jeune équipe de France pleine d’envie et avec un potentiel prometteur.

Ce qu’il manque à nos Bleus 

Des joueurs leaders, expérimentés, et irréprochables, l’Equipe de France en compte quelques-uns : son capitaine Guilhem Guirado, meneur quasi-impeccable jusqu’au match face à l’Angleterre, à l’instar de ses 31 plaquages réalisés contre les Irlandais, un record dans le Tournoi. Blessé au genou, il n’a pas participé au dernier match, et a laissé son rôle à Mathieu Bastareaud. Le talonneur toulonnais est cependant le seul français faisant parti des six nommés pour être élu meilleur joueur du Tournoi : une première réussite pour les Bleus. Il se retrouve face à quatre irlandais : Jonathan Sexton, Keith Earls, Conor Murray et Jacob Stockdale (auteur de 7 essais, un record). Pas un seul anglais ou écossais dans la liste, mais bien un joueur de la Squadra Azzurra, Matteo Minozzi qui se qualifie dans cette course malgré la dernière place de son équipe.

Parmi les leaders français, on retrouve également, le demi de mêlée du Racing 92, Maxime Machenaud, qui finit meilleur marqueur de la compétition avec un total de 50 points (14 pénalités et 4 transformations). Et enfin, Mathieu Bastareaud, qui se révèle à l’issue de ce Tournoi. Il faisait son grand retour en Equipe de France après la période Guy Novès, où ses qualités ne convenaient pas à l’équipe que souhaitait mettre en place l’ancien sélectionneur. Il a prouvé sa capacité à être un leader exemplaire, notamment en tant que capitaine lors du dernier match contre les Gallois : la défense et les contests étant les gros points forts de ce joueur (auteur de 7 turnovers). Mettant une vraie puissance dans le jeu français, il l’a renforcé, et s’est pleinement assumé en prenant la parole et en guidant sa jeune équipe. Il est évident que le centre toulonnais a définitivement gagné sa place en Equipe de France.

Cependant, certains joueurs que l’on attendait au tournant se sont montrés quelque peu décevants. François Trinh-Duc, loin d’être passé à côté de son Tournoi, a tout de même manqué son dernier match. Il coûte la victoire au XV de France, en manquant le but de pénalité à la 68ème qui aurait pu permettre à la France de prendre les devants, et il commet plusieurs erreurs basiques, à l’image de son en-avant avec Fall (65ème), ou de ses renvois ratés. Des erreurs techniques qui font oublier le magnifique drop du joueur dès le début du match (3ème). Toutefois, Jacques Brunel a-t-il pris la bonne décision en faisant sortir Maxime Machenaud pour laisser entrer Baptiste Couilloud en mêlée, qui plus est pénalisée par la suite ?

Pour le reste, l’Equipe de France perd sa deuxième place sur un vrai manque de technicité, qui au final ne se traduit que par un seul point grâce à une très bonne défense. Mais les français se sont eux-mêmes tirés une balle dans le pied, à l’exemple de l’essai gallois qui survient juste après le drop de Trinh-Duc, sur une plaisanterie de Doumayrou et Camara : ne pas récupérer le ballon après un renvoi gallois qui ne fait pas dix mètres pour aller contester le non-sifflement de l’arbitre, oubliant que ce premier roule toujours (dépassant donc la ligne obligatoire), et qui, évidemment, finit par s’aplatir derrière la ligne d’essai bleue grâce à Liam Williams. Une erreur qui ne coûtera, heureusement, que cinq points aux Bleus, et sera rattrapée, par l’essai de Gaël Fickou à la 21ème, présent au début et à la conclusion de l’action (à l’image de son match).

Quelle conclusion en tirer ?

Le XV de France a connu un Tournoi mouvementé. Alors que le Tournoi féminin s’achève sur un magnifique Grand Chelem, les hommes ont connu, eux, plus de péripéties. En effet, ce n’est pas une mais bien deux équipes qui ont participé à la compétition. Les évènements post-Ecosse ont contraint Jacques Brunel à changer sa composition, en excluant les joueurs interrogés par la police écossaise, après la déposition de plainte pour agression sexuelle, dont Teddy Thomas, meilleur homme sur les deux premiers matchs (3 essais). Un changement qui au final, s’est trouvé être positif pour plusieurs joueurs, qui se sont révélés et affirmés à l’issue de ce Tournoi (comme Rémy Grosso, Mathieu Bastareaud, Benjamin Fall, Adrien Pélissié). Et également positif pour l’équipe elle-même, qui repart (simplement) frustrée par deux défaites se jouant sur un simple coup de pied (rappelons le magnifique drop de Jonathan Sexton a la dernière minute de France-Irlande), mais avec une victoire sur les Anglais (depuis 2010, les Bleus ne s’étaient pas retrouvés devant le XV de la Rose au classement), et surtout un sentiment de renouveau ainsi qu’une nouvelle cohésion au sein du groupe, qui s’était perdue depuis quelques années.

Le XV d’après Edimbourg, a montré des qualités surprenantes, cachées par le résultat du tournoi. Une quatrième place fait vite oublier la force de certains jeunes joueurs, et les côtés positifs de cette nouvelle équipe, à qui il manque certes, quelques années pour peut-être retrouver le niveau connu sous l’ère Lièvremont, mais capable de beaucoup, comme elle a pu nous le prouver dans ce Tournoi. Il ne reste donc plus qu’à attendre les trois matchs tests face à la Nouvelle-Zélande en juin pour valider cette jeune Equipe de France prometteuse.

Coline Fournier

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