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Le CRIT ou la possibilité de Lille

Il est là, l’événement de l’année. L’événement qui fait baver tout.e palien.ne qui se respecte. L’événement qui rassemble petits et grands, 2001 et 1995. L’événement dont les polos rouges t’ont parlé avant même de te connaître à l’inté. L’événement qui est sur toutes les lèvres depuis septembre. L’événement qui a fait éclore des photos de profil aussi dantesques les unes que les autres. L’événement dont les quatre lettres qui composent son nom provoquent des frissons au sportif de compétition comme à l’amateur de bière. Oui, jeune palien.ne, c’est du CRIT dont La Manufacture va te parler aujourd’hui.

Pour cela, elle s’est entretenue avec personne d’autre que l’illustre, que dis-je, l’auguste Arthur Fertier, notre joyeux pôle CRIT, qui gère et prend en charge cet événement (avec l’autre membre de ce pôle, Pierre-Jacques Rivière). Il nous a donc parlé de cet événement incontournable qui forge la vie du palien et qui chamboule l’IEP le temps de trois journées de folie. Le CRIT, victime de son succès, a été sold-out dès lundi, deux heures à peine après les mises en vente des packs supporter. Dans cet entretien, tu découvriras ce qui t’attend à Paris cette année, les 29, 30 et 31 mars, si tu as réussi à acquérir le précieux sésame convoité par tant d’étudiants.

On lui connaît son sourire et sa bonne humeur qui ne le lâchent jamais. Son polo rouge  et son titre d’organisateur du CRIT qu’il arbore fièrement aux soirées, il les a bien mérités. Arthur Fertier a parlé à La Manufacture, en exclusivité, pour te faire rêver quant à l’événement dont tu te souviendras toute ta vie (qui a lieu demain après tout). Il arrive préparé, notre pôle CRIT, et joue cartes sur table. Il commence par lister tous les prix de l’ambiance que l’IEP de Lille a gagnés dans l’histoire du CRIT, qui ne sont pas moins que 11 (sur 14 CRIT), et il prévoit une édition 2019 „rocambolesque”, fidèle à lui-même et à son optimisme.

Pourrais-tu, en quelques phrases, nous décrire le CRIT de l’année dernière ?

Arthur décrit le CRIT de 2018 comme la plus belle expérience qu’il ait vécu l’année dernière. Ce qui l’a frappé et touché, c’est cette cohésion entre IEP, qui montre que le CRIT est, outre un événement sportif et festif, un événement qui rassemble, qui permet des rencontres et qui favorise la création de certains liens. Les équipes de sport ne font pas que s’affronter, elles se rencontrent avant tout. De là émerge une certaine cohésion au sein d’un même sport, entre plusieurs IEP, et c’est ce qui forge l’esprit du CRIT et qui fait rêver (ne nous mentons pas). Le sport rassemble et une cohésion se crée également au sein des IEP, entre les équipes. Arthur prend comme exemple son équipe de handball de l’année dernière, qui lui a beaucoup apporté.

La délagation Lilloise au temps des Krithédrales à Strasbourg

As-tu des pressentiments pour cette année ?

Pour Arthur, ce CRIT sera exceptionnel. D’abord, il aura lieu à Paris, et tout le monde est absolument enthousiaste à propos de ça (en 2009, le dernier CRIT à Paris avait été incroyable selon ses dires). De plus, la fédération met à la disposition des sportifs des infrastructures qui en jettent : les sportifs du CRIT auront le luxe de jouer sur les terrains sur lesquels s’entraîneront les sportifs olympiques de 2024… Un signe ? On n’a jamais eu de telles infrastructures pour un CRIT. La salle de soirée se promet aussi d’être „magique”, pour suivre les mots d’Arthur, mais il ne peut pas nous en dire plus. Sportivement et festivement, ce sera un CRIT d’exception. Le prix de l’ambiance ? Oh, il sera lillois, une fois de plus. Arthur Fertier n’en doute pas une seule seconde, et s’il a confiance en nous, nous pouvons le faire.

Les jeunes moules peuvent-elles, d’après toi, apporter quelque chose de plus à ce CRIT qui se permet déjà d’être incroyable ?

Les 1A apportent toujours un dynamisme, un renouveau au CRIT. Chaque année, c’est un postulat communément admis. On n’a jamais eu autant de sportifs dans les équipes. On a même plusieurs remplaçants dans certaines disciplines. C’est du jamais vu à l’échelle de l’IEP de Lille. Les 2A seront un peu plus présents pour „encadrer” leurs petits chouchous tandis que ceux-ci, participant au CRIT pour la première fois dans leur vie, bénéficieront d’une certaine insouciance, comme une douce candeur qui les amènera à rendre ce CRIT encore plus incroyable qu’il ne prévoyait d’être. La soirée de révélation du thème du CRIT a été une surprise très positive pour les membres des bureaux : plein d’étudiants hors-BDS étaient présents, ce qui souligne une bonne dynamique, un état d’esprit des 1A actuels qui favorisera l’accès de Lille au trône de l’ambiance, une fois de plus. L’ambiance et le dynamisme viendront des 1A, prédit Arthur Fertier, confiant (ne le décevons pas…).

Parlons sports maintenant, y’a-t-il une ou plusieurs disciplines dans lesquelles tu aurais particulièrement confiance ?

Dans tous les cas, un podium sera difficile. Mais Arthur nous parle d’abord du tennis, en évoquant les performances des Lillois qui l’année passée ont atteint la première place. Certain.e.s bon.ne.s joueur.se.s restent cette année et participeront au CRIT en plus des nouveaux.elles qui, pour la plupart, sont très prometteur.se.s. Il place également beaucoup d’espoir dans l’athlétisme, discipline qu’il porte dans le coeur puisqu’il excelle lui-même dans la course à pied. Il compte sur Pierre Lechat, étoile montante et espoir Lillois qui a réalisé dernièrement une performance incroyable en finissant 6ème aux championnats de France de 1500 mètres. Le CRIT sera une formalité pour lui… Le foot excelle cette année, rien d’autre à dire là-dessus si ce n’est que la Rojiblanca a gagné tous ses matchs de championnats universitaires, en claquant un petit 7-0 à l’équipe de STAPS de Valenciennes. Mais c’est avec un petit tremblement dans la voix qu’Arthur Fertier nous évoque le sport dont on parle trop peu souvent et qui fera vibrer les cordes vocales cette année tant il fera parler de lui : le badminton. L’année dernière, l’équipe de badminton avait fini 4ème, et elle peut encore améliorer sa performance cette année. Cela dépendra des adversaires et de leur niveau mais Arthur est confiant. Il souligne la présence exceptionnelle et dont il est fier de la natation comme discipline à part entière du CRIT. Cette discipline, dirigée par la sportive Elsa Faydit, sera très bien encadrée, notamment par des éthylotests, histoire que personne ne meure au CRIT cette année ! Pour ce qui est du rugby, chez les garçons et les filles, Arthur est rassuré car l’équipe sera plus en sur-effectif qu’en sous-effectif, „ce qui est déjà une bonne chose pour notre rugby lillois”, me dit-il, l’air soulagé.

Question bateau, mais cruciale : si on te demande de choisir entre une cuillère en bois mais un prix de l’ambiance, et une amphore mais sans prix de l’ambiance, tu dis…

À Lille, on a clairement la culture de l’ambiance. Peut-être moins une culture de l’amphore, que l’on atteindra surement pas de sitôt, mais ne nous décourageons pas : Arthur confie en exclusivité à nos lecteurs qu’il a aperçu de nettes améliorations dans les disciplines sportives (cf. question précédente), et que les performances sont d’une qualité qui augmente de manière exponentielle depuis plusieurs années. Mais perdre dans chaque discipline nous est totalement impossible, cela voudrait dire dérober la cuillère en bois (dernière place dans tous les sports) à nos amis rennais à qui nous avons fait voeu de solidarité (consanguinité…?).

Des rumeurs ont fuité quant à de possibles tensions entre les ultras et la fédération parisienne… Des éléments à apporter, des propos à clarifier ?

Pendant l’assemblée générale du CRIT qui a eu lieu il y a déjà quelques mois de cela, la question des ultras a déjà été évoquée ainsi que les choses qu’ils seront autorisés à faire. La fédération est au contraire très „réglo” avec les ultras et il faut faire attention à ce qui se dit dans les couloirs… On aurait entendu parler, par exemple, d’un fichage possible des ultras. Mais c’est à nuancer pour qu’on évite de tomber dans un catastrophisme qui laisserait à penser que les ultras seraient censurés pour cette 19° édition du CRIT. Les responsables BDS doivent s’assurer de connaître l’identité des „chefs” ultra, mais pas de fichage prévu… La fédération réclame d’avoir un interlocuteur dans les ultras de chaque IEP mais ils en sont restés là. Plus globalement sur la fédération parisienne, Arthur nous rassure et vous rassure vous, jeunes moules effarées devant tant de sévérité digne du principal du Pensionnat de Chavagnes. La fédération parisienne veut de la performance sportive, certes, et nous lui en donnerons, mais elle veut également faire de ce CRIT 2019 un moment inoubliable au niveau des festivités… Il y aura quand même un contrôle plus poussé par rapport à l’alcool (fouilles et autres, donc la petite flasque de rhum que tu as dans ta poche droite, jeune palien, ou la bouteille de Schweppes savamment remplie d’un quelconque hydromel chargé en éthanol que tu comptais faire passer dans ton sac pour porter tes raquettes, jeune palienne, tu peux oublier), mais rien n’empêchera Lille, de toute manière, de mettre le feu aux gradins. Le visage d’Arthur s’illumine d’un sourire lorsqu’il se rappelle qu’il avait demandé à la fédé —presque innocemment— s’il serait toujours possible de faire des limousins. La nudité est interdite partout, de toute manière et on se retrouve quand même à faire des limousins sur le trottoir qui longe le Solfé… Pas d’inquiétude à se faire là-dessus, donc.

Peux-tu nous en dire plus sur le recrutement des ultras ?

Chaque année, le recrutement des ultras se joue massivement sur le derby de l’EDHEC. En général, les ultras ont déjà des idées de qui ils appelleront à rejoindre le précieux cercle de l’ambiance lillois. Le processus de sélection et de recrutement reste totalement secret et il est inhérent à l’identité-même des ultras. Le 14 février donc, les ultras vous attendent en rouge et blanc, la fierté lilloise dans les yeux et les chants faisant trembler vos cordes vocales encore inexpérimentées.

Le CRIT, un événement réellement sportif ?

Le CRIT est premièrement et avant tout un événement de rapprochement fort et significatif entre tous les Sciences Po. Il est sportif, on se rencontre sur les terrains de sport, on a contribué à la cohésion d’une équipe. Lille, s’il reste détenteur du prix de l’ambiance de manière incroyablement pérenne, est également là pour le sport (message implicite : à vos raquettes, à vos boules de pétanque, à votre brasse coulée les paliens!). L’ambiance se crée et se gagne justement en soutenant les équipes sportives. Le sport crée donc cette cohésion impressionnante, qui contribue quant à elle à l’ambiance générale qui se crée autour des terrains. Il n’y aurait pas de prix de l’ambiance si Lille n’était pas là pour soutenir ses joueur.se.s… Pour Arthur, le CRIT c’est principalement trois choses : le sport, la fête, la solidarité inter-IEP.

Pour finir, Arthur, si tu devais nous donner des pronostics précis pour le CRIT de cette année à Paris, tu dirais…

Sportivement, on peut gagner un voire deux sports, pour notre pôle CRIT qui laisse l’optimisme prendre la parole à sa place. Sur le classement général, on peut viser la cinquième ou la quatrième place… Pourquoi pas même un podium ?

C’est sur cette note très optimiste que nous nous séparons du célèbre pôle CRIT, toujours là pour motiver les troupes. Son message est clair : Lille a ses chances. Pour ce qui est de l’ambiance, le BDS a foi en tous les participants au CRIT 2019 qu’ils soient nouveaux ou anciens. Les jeunes moules ont su se montrer aptes à mettre le feu aux cordes vocales quand il le faut. Mais Lille peut aussi exceller sportivement, notamment dans plusieurs disciplines où  des étoiles montantes expriment leur talent au fil des entraînements. On peut clairement se targuer d’obtenir le prix de l’ambiance cette année encore (jamais 11 sans 12 après tout), mais vous devrez être chauds comme la braise, comme Lille cet été (44°C, le réchauffement climatique c’est nul), comme les joues de Mardellat quand il commence à parler des Gilets Jaunes. Alors lillois.es, si vous avez votre place pour le CRIT, tout n’est pas encore joué : il vous faut encore réunir quelques conditions avant ce week-end euphorisant. Préparez votre matériel et votre booty short, votre foie, vos six-packs et vos deltoïdes, parce que le CRIT c’est demain et qu’on va mettre Paris à feu et à sang. En rouge et blanc, cela va de soi.

Mona Sabot

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