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Étudiante et bénévole en ONG, Léa raconte sa “plus belle expérience”

Léa Fayret est étudiante en troisième année à Sciences Po Toulouse. Arrivée au Sénégal en septembre dernier, elle est actuellement en stage dans l’ONG Vivre Ensemble – La Pouponnière de M’bour. En contactant la Manufacture, elle a souhaité se confier sur son expérience et espère convaincre d’autres étudiants de rejoindre l’aventure. En direct du Sénégal, Léa nous a raconté son projet pas comme les autres.

Une première expérience par le bouche à oreilles

Ce n’est pas la première fois que Léa se rend au Sénégal. Elle entend parler de La Pouponnière de M’bour en 2019, par le bouche à oreilles. Cherchant à faire un premier bénévolat dans une ONG africaine, elle saute sur l’occasion et passe six semaines auprès de l’ONG sénégalaise, durant l’été 2019. Ce premier voyage est révélateur, Léa trouve immédiatement le projet incroyable : « C’est un projet humain, avec du lien. On connaît tout le monde et on peut aider sur tous les fronts ». Elle ressent aussi un véritable coup de cœur pour le Sénégal : « Je m’y sens vraiment bien. La première que je l’ai quitté, j’ai eu l’impression de partir trop tôt ».

Une ONG dédiée aux enfants

L’ONG Vivre Ensemble de M’bour est une pouponnière, un lieu d’accueil temporaires pour enfants particulièrement en danger. La majorité des enfants accueillis ici sont orphelins de mère, mais ont une famille (oncles/tantes, grands parents ou pères). Ceux-ci font appel aux services sociaux sénégalais (l’AEMO) car ils sont pour un temps dans l’incapacité de les accueillir et les élever dans de bonnes conditions. La pouponnière est donc là pour prendre en charge ces enfants et leur offrir les soins, l’attention et l’amour dont ils ont besoin le temps que leur familles soient en position d’accueillir de nouveau les enfants. Elle offre donc un accueil temporaire, les enfants restant quelques mois ou quelques années. En ce moment, 121 enfants sont accueillis dans la structure et environ 130 employés les encadrent, des assistantes maternelles aux cuisinières. Pour Léa, la taille humaine de l’association est cruciale : « Ça ressemble à un petit village ».

Un projet professionnel tout trouvé

Sa première expérience au sein de Vivre Ensemble a permis à Léa de se trouver sur le plan professionnel. Après ses études, elle souhaite travailler sur des projets similaires, pas trop gros, sans être coupé des bénéficiaires des associations : « On peut allier le travail administratif dans un bureau et le temps passé avec les employés et les enfants ». Ce que Léa aime surtout, c’est pouvoir constater concrètement les actions et les bénéfices de l’ONG pour laquelle elle travaille. Envisageant de faire le master sur le Développement et la Solidarité Internationale l’année prochaine, Léa a tout de suite faire un stage de 3A dans une ONG. Avec le coup de cœur immense qu’elle a eu pour la structure de Vivre ensemble et le Sénégal, son choix a été évident. Sa 3A lui permet donc d’allier projet professionnel et envies personnelles.

Des missions variées et indispensables

Léa nous explique que sa semaine de stage se déroule typiquement en deux parties. Les trois premiers jours, elle travaille auprès de la chargé de recherche de financement, de communication et des partenariats de l’ONG. Elle l’assiste ainsi dans dans le fundrising, et plus spécifiquement pour mettre en lien l’ONG avec la communauté étudiante. Cette mission est assez importante, le projet reposant en grand partie sur le rapport avec les bénévoles, sur place ou en dehors des murs de l’ONG. L’objectif de Léa est de recruter des étudiants pour s’impliquer dans la vie de l’association, que ce soit en France ou au Sénégal : elle contacte les différents IEP et universités, les journaux étudiants, les associations, … pour attirer les bénévoles. Léa fait aussi des recherches de financements, par exemple elle travaille en ce moment sur un dossier pour financer l’embauche d’un pédiatre au sein de la structure pour l’année à venir.

La seconde partie de sa semaine, elle la passe avec le coordinateur de la Pouponnière, qui s’occupe des relations avec le personnel, mais aussi de l’aspect politique et juridique de la structure. C’est un travail très intéressant lui aussi, car Léa y apprends l’aspect plus culturel de la structure, très lié au politique, comme la maîtrise des codes (politiques ou culturels) du Sénégal par exemple. Concrètement, ces différentes missions lui permettent de faire le lien entre le bureau administratif de l’ONG, géré majoritairement par des européens, et les associations sénégalaises.

 

L’importance de l’engagement étudiant dans l’humanitaire

En nous racontant cette aventure, Léa a appuyé sur l’importance de s’engager, en France ou à l’étranger, dans l’humanitaire en tant que jeune : « C’est une très belle expérience à vivre en tant qu’étudiant ». Venir s’impliquer dans des projets importants comme cela est un chance, surtout lorsqu’on a le temps, explique-t-elle. On y gagne aussi beaucoup en connaissances, en apprenant comment fonctionne une ONG et sa structure. Pour Léa, c’est une expérience très enrichissante du point de vue personnel comme professionnel : « Cela m’a énormément aidé à trouver ma voie ». Désormais, Léa souhaite attirer les étudiant à sauter le pas : « Je ne peux qu’encourager à mettre à profit son temps libre pour s’engager en tant qu’étudiant ».

 

Que faire pour aider « Vivre Ensemble – La pouponnière de M’bour » ?

Tout en restant en France, il y a plusieurs façons de soutenir La Pouponnière de M’bour. Il est possible de faire un don à l’ONG par le biais du site Hello Asso : https://www.helloasso.com/don/associations/vivre-ensemble-la-pouponniere. Pour parrainer un enfant de la Pouponnière, vous pouvez contacter l’association à cette adresse contact@lapouponnieredembour.org ou passer directement par Hello Asso. Vous pouvez aussi aider l’ONG en utilisant et en promouvant le recours au moteur de recherche Lilo : chaque recherche génère des gouttes qui peuvent nous être offertes et qui sont converties en euros. Plus d’infos ici : https://www.lilo.org/la-pouponniere-de-mbour/.

Si vous souhaitez vous engager sur place, et en savoir plus sur les conditions et possibilités de bénévolat à Mbour, il faut passer par cette adresse : benevoles@lapouponnieredembour.orgVous pouvez aussi suivre l’actualité de l’association sur les différents réseaux, ainsi que sur leur site :
– Facebook : Vivre Ensemble – La Pouponnière de Mbour (https://www.facebook.com/pouponnieredembour)
– Instagram : @lapouponnieredembour
– Notre site : http://www.lapouponnieredembour.org

Merci à Léa pour ce superbe moment d’échange !

                                                                                                                                                   Propos recueillis par Enora Paniez

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