Ces dernières semaines le groupe d’indie rock The Strokes fait beaucoup parler de lui. Après de multiples annonces de festivals, un retour album 6 ans après “The New Abnormal” était particulièrement attendu. C’est avec un tout nouveau projet intitulé “Reality Awaits” que le groupe fera son grand retour le 26 juin 2026 avec une date prévue à l’Accor Arena de Paris le 22 octobre de la même année.
Les adeptes de rock indépendant connaissent le groupe The Strokes, et particulièrement son front man pour ses prises de position politiques constantes, notamment lors des dernières élections municipales de New York, durant lesquelles Julian Casablancas a affirmé son soutien indéfectible à Zohran Mamdani ( actuel maire de New York, ville d’origine des Strokes.), ou plus généralement pour son soutien connu à Bernie Sanders.
Ce week-end du 18 avril 2026 s’est déroulé la seconde partie du très célèbre festival de Coachella, dans lequel s’est produit des grands noms de l’industrie musicale ( Sabrina Carpenter, Sombr pour ne citer qu’eux), y compris The Strokes. Cette prestation marque un tournant majeur, dans l’histoire du festival en lui même mais aussi pour la scène rock actuelle et ses prises de positions politiques.
Le groupe termine sa prestation par la chanson “Oblivius” de l’EP “Future Present Past” sorti en 2016 ( jamais jouée depuis), morceau particulièrement polémique dénonçant l’histoire américaine marquée par la violence politique et qui invite les auditeurs à se demander “what side are you standing on ?” ( de quel côté êtes vous ?). L’interprétation de cette chanson s’accompagne d’images projetées sur un grand écran, rappelant la violence absolue à laquelle nous devons faire face par les temps qui courent et de manière générale le climat social et politique particulièrement étouffant dans lequel nous vivons. Passant par des photographies de manifestations racistes, à des vidéos bouleversantes de la destruction de l’ultime université encore debout à Gaza, Julian Casablancas et les Strokes entendent rappeler l’importance pour eux d’utiliser leur notoriété à bon escient et rejettent toute forme de passivité politique, et redéfinissent en ce sens leur conception propre de ce qu’est être une rockstar.
Buchler Maevane

