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Ma 3A en Norvège – Velkommen til Bergen, au cœur des montagnes et des fjords

La Scandinavie, ses montagnes, ses aurores boréales, sa culture, et même son système politique : tout m’a toujours attiré dans cet endroit. Et pour une raison que je ne saurais expliquer, mon cœur penche pour la Norvège. La perspective d’une troisième année d’études à l’étranger a ainsi longtemps raisonné comme une évasion vers cette terre promise. C’est donc à Bergen, ville portuaire norvégienne, que j’ai posé mes valises depuis août.

Située le long de la côte ouest de la Norvège, Bergen est une ville pluvieuse, très pluvieuse. Dès mon arrivée à l’aéroport, en plein été, la capitale du comté de Hordaland ne faillit pas à sa réputation : 11 degrés dans l’air et un déluge en guise d’accueil. Mais une fois paré d’un ciré et d’une paire de bottes de pluie, on est prêt à arpenter la ville. Et en bonus, on est à la pointe de la mode locale.

Petite ville de pêcheurs

Bien qu’étant la deuxième ville du pays, Bergen ne compte que 265 800 habitants. Oubliez les grandes agglomérations françaises, ici on se déplace rapidement d’un bout à l’autre de la ville en bus. C’est donc sans surprise que je découvre un centre-ville à taille plutôt réduite. Torgallmenningen est le point névralgique de Bergen. C’est sur cette place que se rassemblent familles, promeneurs et étudiants pour boire un café, faire quelques emplettes ou tout simplement se donner rendez-vous. Une petite pause près de la Pierre Bleue («  Den blå stein ») permet d’admirer l’architecture de ce lieu où se mêlent bâtiments style art nouveau et maisons blanches typiquement scandinaves, un peu plus loin.

Une ruelle typiquement bergenoise, dallée et entourée de petites maisons en bois blanc.
Une ruelle typiquement bergenoise, dallée et entourée de petites maisons en bois blanc.

Puis, direction Bryggen, le quartier historique et touristique de la ville. À peine sur le port, l’odeur émanant du célèbre marché aux poissons attire les curieux. Chaque jour, à partir de 7 heures du matin, le poisson frais garnit les étals. On y vient faire ses courses, mais aussi déguster sur place les spécialités locales, à l’instar de la baleine fumée. C’est donc le ventre rempli et les papilles bousculées par ces nouvelles saveurs que je poursuis ma ballade le long de la mer. Avec leurs couleurs jaune, rouge, orange, rose, les petites maisons en bois datant du XIIe siècle rappellent le côté si pittoresque de cette ville. Et si on s’aventure entre les ruelles, on pourra y trouver un grand nombre d’artisans mais aussi y faire des rencontres plus atypiques, comme avec cette tête de renne trônant fièrement sur la façade d’une habitation.

Que ce soit en été ou au moment de Noël, Bryggen reste le quartier le plus visité de la ville.
Que ce soit en été ou au moment de Noël, Bryggen reste le quartier le plus visité de la ville.

Inngangsporten til fjordene

Le port, c’est également « la porte d’entrée des fjords norvégiens ». Depuis la ville, il est possible de rejoindre le Sud du pays et le Danemark, en une journée. En remontant le fjord Hardanger, l’un des plus grands du pays, on retrouve ces magnifiques paysages montagneux qui font la beauté de la Norvège. Parmi les destinations phares de la région, Flåm, un tout petit village qui attire chaque année environ 450 000 touristes. Nombre d’entre eux s’y rendent afin d’emprunter la Flåmsbana, ligne ferroviaire spectaculaire située entre montagnes et cascades.

Le Hardanger, l'un des plus grands fjords de Norvège, qu’il est possible de traverser depuis Bergen.
Le Hardanger, l’un des plus grands fjords de Norvège, qu’il est possible de traverser depuis Bergen.

Mais nul besoin d’aller très loin pour s’évader. Bergen est entourée par sept montages, « De syv fjell »,  allant de 317 à 643 mètres d’altitude. Avec un point de départ situé près du port, en centre-ville, Fløyen est la plus fréquentée. Grâce à son funiculaire, une vue magnifique sur le port et les îles autour de la ville s’offre aux promeneurs en une poignée de minutes. Rien n’est cependant plus impressionnant que le spectacle délivré par le plus haut sommet de la ville, Ulriken, où trône la station météorologique. Une fois la montagne gravie, on reste alors immédiatement subjugué par le panorama de la ville. Puis, on se tourne, à droite, à gauche, derrière. Et on se rend compte qu’autour il n’y a rien, si ce n’est des kilomètres de montagnes et de vallées vides de toute population. Car c’est cela qui fait la Norvège plus que tout, la petitesse que l’on ressent face à cette nature imposante et grandiose.

À la tombée de la nuit, la vue depuis Ulriken n'en est que magnifiée.
À la tombée de la nuit, la vue depuis Ulriken n’en est que magnifiée.

Si l’envie vous prend de voyager au pays des vikings, je répondrais avec plaisir à vos questions : alice.galopin@sciencespo-lille.eu

Alice Galopin

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