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Carnet de 3A – “Ô Canada” ou une année à Calgary

Que tu sois en première ou en deuxième année, tu te poses surement un nombre incalculable de questions sur la troisième année à l’étranger, ce mythe qui te concernera plus vite que tu ne le crois. Pour que tu aies une idée de ce à quoi tu devrais t’attendre, La Manufacture est allée jouer les reporters auprès des étudiants déjà passés par cette expérience hors des contrées françaises. Les Carnets de 3A reviennent bien pour cette année 2019/2020, avec une diversité sans pareille. De Taïwan à l’Allemagne, en passant par la Chine ou l’Amérique Latine, Manu t’emmène par monts et par vaux pour découvrir ce qui t’attend en 3A. Alors, attache ta ceinture, prépare tes mirettes, et surtout détends-toi, La Manufacture est là pour t’aider dans tes choix.

Pour ce Carnet, Noémie et Océane dressent un compte-rendu glorifiant mais mérité de Calgary, où elles semblent avoir passé une 3ème année aussi épatante qu’épanouissante.

“Ô Canada”…

Si je vous dis Calgary, les premiers mots qui vous viennent à l’esprit sont sûrement Jeux Olympiques, Rasta Rockett, ou rien du tout d’ailleurs. Pourtant, cette ville se place, selon de nombreux classements, dans le top 10 des villes où il fait bon vivre dans le monde. Et après huit mois passés dans cette ville canadienne de 1.3 million d’habitants, c’est plus que confirmé !

Il y a un an, nous nous apprêtions à entamer notre 3A en nous envolant à 7246km de Lille, dans l’ouest canadien, et plus particulièrement dans la ville de Calgary. Tout d’abord, vous pourriez vous demander pourquoi cette ville. Eh bien c’est assez simple, sans le savoir, nous avions raisonné de la même façon : nous étions toutes les deux attirées par le Canada, mais voulions aller dans la partie anglophone, puis les photos des paysages des Rocheuses à proximité ont fini de nous convaincre. Et après avoir visité presque toutes les grandes villes canadiennes, nous sommes unanimes sur le fait que ce choix fut le bon.

Calgary c’est plus d’1.3 million d’habitants et 825km², deux magnifiques rivières aux eaux claires qui traversent la ville, de nombreux parcs, un centre-ville où des tours se dressent jusqu’au ciel, des musées, des spectacles, et le fameux Stampede en juillet.

Vue sur la ville depuis Nose Hill Park

Calgary, c’est aussi la ville la plus ensoleillée du Canada. Et nous confirmons, la pluie était absente de notre vie quotidienne durant ces quelques mois (et ce n’est pas du luxe quand on habite Lille). Par contre, la neige et le froid étaient bel et bien présents une bonne partie de l’année. La première grosse tempête de neige nous est tombée dessus le 1er octobre, et nous avons vu la neige jusqu’au moment de repartir en mai (même si elle était absente de temps en temps). Concernant les températures, ce n’était pas les tropiques, loin de là. Nous avons vécu deux semaines par -30 degrés en janvier/février, mais sinon la température moyenne était plutôt de -10 de novembre à mars. Rassurez-vous, le froid est sec et la présence du soleil rend le tout très supportable !

Peace Bridge

Il faut également savoir que Calgary vit pour le sport. Toute la ville soutient les équipes de football et de hockey (les Flames), et les habitants eux-mêmes sont très sportifs : randonnées, ski, escalade, courses, vélo… C’est d’autant plus remarquable lorsque nous énumérons les infrastructures sportives de l’Université : piscine, salle de sport aussi grande que le bâtiment de Sciences Po, patinoire, terrains de badminton, terrains de squash, terrains de football extérieurs et intérieurs, salle de gymnastique, ou encore terrains de basket.  

Stephen Avenue
Stephen Avenue
Olympic place

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le centre de Calgary
Le centre de Calgary

L’université de Calgary

En parlant de l’Université, je pense que le mot « gigantesque » est le mot approprié pour la décrire. De toute façon, l’université à taille humaine ce n’est pas canadien, et encore moins américain. Créée en 1966, elle s’étend sur plus de 200 hectares et accueille plus de 30 000 élèves. Outre les infrastructures sportives citées ci-dessus ainsi que les nombreux amphis et salles de classe, on peut trouver de nombreux restaurants, cafés, bar/boîte de nuit, magasins, une BU sur 6 étages, un hôtel, et pas moins de 7 résidences. On compte 14 facultés offrant plus de 250 programmes académiques et plus de 50 instituts de recherches. Dans les classements, l’Université de Calgary se place dans les 200 meilleures universités mondiales, et 6 ou 7ème à l’échelle du Canada.

L’université de Calgary

Enfin nous avons pris ces classements avec des pincettes, mais après 8 mois sur place, nous avons élaboré le constat suivant : les cours étaient vraiment très intéressants. Les professeurs comme les élèves étaient très impliqués. Nous pouvions choisir parmi un panel assez important de cours, le mieux étant d’en sélectionner plus de 4 au début pour pouvoir ensuite assister aux premiers cours et déterminer ceux qui nous plaisent vraiment. Nous avions chacune 4 cours par semestre, qui duraient 2x 1h30 ou 3x 50mn par semaine, ce qui faisait 12h de cours par semaine environ. Mais nous avions une charge de travail assez conséquente, avec de nombreuses lectures à faire et de nombreux papers à rendre. Cela restait tout de même très supportable.

Outre les cours, il est possible de s’investir dans la vie étudiante, notamment par le biais d’associations, qui sont très nombreuses sur le campus (200 environ). Aussi, de nombreux échanges sont organisés : par exemple vous pouvez constituer un binôme et donner des cours de français tout en recevant en échange des cours d’une autre langue. Enfin bref, l’ennui n’était pas au rendez-vous.

Et le logement ?

Concernant le logement, nous étions toutes les deux dans une résidence universitaire (en colocation avec deux autres étudiantes internationales). Sans hésitation, c’est vraiment la meilleure des solutions. Cela permet de rencontrer de nombreuses personnes, d’être à proximité des salles de cours (et c’est vraiment un avantage par -35 degrés, surtout qu’il y a des tunnels pour y accéder depuis les résidences), d’être proche des infrastructures sportives, et de profiter des animations proposées par les résidences (soirées films, free food, tournois…). De plus, c’est aussi la solution la plus économique et la plus facile : les démarches sont très faciles, et le loyer n’est pas très cher comparé à un studio en centre-ville. D’ailleurs, pour ce qui est du centre-ville, ce dernier est accessible en tram en 30mn (une station se trouve sur le campus). Sinon, de nombreux bus desservent le campus vers le centre-ville et autres centres commerciaux. L’accès aux transports est compris dans votre carte étudiante. Une fois cette dernière payée, tout est donc libre d’accès.

Evasion

Concernant la vie quotidienne, plusieurs points sont à noter. D’abord, le coût de la vie est à peu près équivalent à celui connu en France, mais le taux de conversion du dollar canadien permet de faire quelques petites (grandes même) économies. Cependant, il faut ajouter les taxes et pourboires qui ne sont pas négligeables. Pour la nourriture, vous trouverez au Canada de nombreuses choses que vous pouvez également trouver dans votre supérette lilloise (sauf le fromage et le pain français, manque intense durant ces 8 mois). Mais bon, nous avons pu manger de superbes poutines ! Pour ce qui est des canadiens, plus sympas je crois que c’est difficilement faisable. Ils sont toujours polis, souriants et prêts à nous aider. Autre point, une voiture peut-être très utile à Calgary, notamment pour randonner et/ou skier le week-end. Je sais que plusieurs de nos ami.e.s se sont cotisé.e.s pour en acheter une en début d’année, et c’est vraiment une bonne idée. D’ailleurs, si vous souhaitez louer une voiture, sachez qu’il est pratiquement indispensable d’avoir une carte de crédit et non de débit mais également d’avoir au moins 21 ans.

Nous souhaitions également faire un petit point sur les démarches administratives. L’inscription à l’université fut rapide et facile. Nous étions les premières à avoir notre lettre d’acceptation. Les démarches pour le visa furent également sans difficulté. C’est peut-être plus compliqué maintenant avec l’obligation des empreintes. Cependant, il est impossible de travailler hors du campus ou de faire un stage avec le visa d’études canadien (contrairement à celui américain par exemple). Concernant le billet d’avion, sachez qu’une ligne directe Paris-Calgary a ouvert à notre retour. Petit conseil, nous avions pris notre billet aller/retour : c’est beaucoup moins cher, et puis c’est modifiable.

Dernier point et pas des moindres : les voyages. Nous avons beaucoup voyagé durant cette année, mais aussi visité les alentours. Calgary est à seulement 1H seulement des Rocheuses canadiennes, un vrai petit paradis pour les amoureux de la nature, de la randonnée et du ski. Petit aperçu en photos :

Les Rocheuses

Pour ce qui est des voyages plus lointains, voici quelques-unes de nos destinations illustrées :

Victoria

    

Niagara Falls
Ottawa

 

Montréal
Québec

  

New-York
Golden Bridge, San Francisco
Las Vegas
Grand Canyon
Los Angeles

Bref, ce fut vraiment une année géniale.                                                                      

Noémie Robin et Océane Lefebvre

Propos recueillis par Mona Sabot

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