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Nicolas Dupont-Aignan : une rhétorique anti-système parfaitement maîtrisée

La Manufacture était mercredi soir 25 septembre à l’Agora de l’EDHEC pour assister à la conférence de Nicolas Dupont-Aignan. Une intervention riche d’enseignement sur un personnage cousu main. Analyse. 

Nicolas Dupont-Aignan (NDA) est énarque, il combine durant plus de vingt  ans le mandat de député de la 8ème circonscription de l’Essonne à celui de maire de Yerres. Depuis la loi sur le non-cumul des mandats entrée en application en 2017, il est simplement député. Si NDA n’est en deux participations à l’élection présidentielle – obtenant respectivement 1,79 % en 2012  et 4,70% des voix en 2017 –   jamais parvenu à réaliser une percée, sa parole demeure très relayée. Ainsi, malgré un poids politique minime à l’échelle nationale, il parvient à faire parler de lui. Nous l’expliquons par la constitution d’un personnage qu’il manie à la perfection, personnage maîtrisant l’usage des petites phrases et les effets de buzz. 

Un langage parfois très familier et une haute opinion de lui-même 

Dès le début de la conférence, il prévient « j’aime bien parler, donc vous me coupez sinon vous n’y arriverez jamais ». Confirmation est déjà faite d’un certain égocentrisme. Égocentrisme se ressentant depuis la création de son parti (Debout la France ex. Debout la République) dont il est et reste la figure tutélaire.
Nous remarquons également très rapidement sa capacité à jouer un rôle devant un large public. Avant le début de la conférence, un temps d’interview nous était offert et voici ce qu’il répondait à une consoeur lui demandant de se positionner sur les propos récent de Greta Thunberg : « Je trouve qu’elle dit des choses justes. Ce monde marche tout à fait à l’envers ». Il fustigeait  « une démission des politiques qui sont obligés de se prosterner devant une petite fille » une attitude qu’il qualifiait de  « degré zéro de la Politique ». Une trentaine de minutes plus tard, sur la scène de l’Agora et à la même question, il déclare dans un sourire : « Ah oui Greta Machin, elle est sympathique, elle représente bien l’époque, un petit air illuminé mais sympathique ». Un changement de discours qui ne doit rien au hasard, une prise de parole millimétrée pour interloquer, pour « faire parler »

Un homme politique qui « parle vrai »

Entendons-nous bien, comme rappelé plus haut, NDA est énarque, il est tout à fait à même d’élever son langage et d’éviter ces formulations disons polémiques. S’il le fait, s’il utilise ce ton très franc, c’est parce que c’est le fruit d’une stratégie bien rodée.

Ce ne sont pas les propos lissés qui marquent l’auditoire, ce sont les avis divergents, les petites phrases, le franc-parler, ce sont ces citations qui se retrouvent dans les bandeaux des chaînes d’information en continue. Ceci lui permet de se forger une image d’homme politique différent, quelqu’un qui n’a pas peur de s’écarter du  politiquement correct, en bref quelqu’un qui parle vrai.
Le tout lui permettant de séduire celles et ceux qui ne parviennent pas ou plus à suivre des discours qui leur apparaissent rapidement comme trop techniques.
L’exemple précédent sur Greta Thunberg n’est qu’un parmi des dizaines, c’est un véritable florilège de petites phrases chocs que NDA a distillé au cours de cette heure et demi d’intervention. Ce sont les totems caractéristiques qui sont visés (voir plus bas), au premier chef le président de la République : « le père Macron a bien fait le mariole au G7 », l’UE : « les commissions à la con de Bruxelles »,  la France incapable de se faire une place « la mondialisation c’est pas d’être des pigeons » et enfin les journalistes : par exemple, en évoquant un chiffre dont il n’est pas certain «  sous réserve de vérification, parce que gna gnagna on va me dire les Fake News machin » et  les éditorialistes corrompus qualifiés de «  serpillères du pouvoir » .
À plusieurs reprises, il répète « Je vous provoque un peu ce soir, ça va vous choquer ». La provocation comme marque de différenciation avec le reste du spectre politique. 


Un discours extrêmement superficiel : 5 lieux communs 

Tout au long de son intervention, NDA n’est jamais réellement entré dans les détails des sujets abordés, incessamment – et à nouveau à dessein – il est resté en surface. Nous vous proposons ici cinq lieux communs jamais argumentés qui forment la base de son positionnement politique.


1. Tout se décide à Bruxelles
Le totem d’une Union européenne handicapante et que les Français ne supportent plus.

2. Une pratique autoritaire du pouvoir par Emmanuel Macron
À notre question : Êtes-vous de l’avis de M. Mélenchon, qu’il s’exerce depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, une instrumentalisation de la justice à des fins politiques ? Diriez-vous, vous, aussi qu’il est aujourd’hui plus difficile qu’avant d’être un élu d’opposition en France ? Il répond :

« Oui, Sans aucun doute ! Sans aucun doute ! Emmanuel Macron a gagné par une manipulation. Un coup d’état démocratique et donc il continue : il instrumentalise la justice à son profit. Vous savez la justice au bout d’un moment était vichyiste, c’est pas nouveau… »

Cette capacité à l’affirmation  – sans pour autant juger utile de justifier ses dires – est absolument phare de  son personnage

3. Tout ce qui a été fait depuis 30 ans est bon à jeter.
On remarque chez NDA, la volonté extrêmement forte de s’inscrire dans l’opposition, une opposition qui se veut totale.  « Je voudrais que des gens raisonnables arrivent au pouvoir »

4. Le lobby Macron : une oligarchie au pouvoir
Le terme d’oligarchie revient à de très nombreuses reprises dans son discours. Une puissante défiance envers un président qui ne serait qu’une marionnette dominée dans l’ombre par de puissantes entreprises. Une suspicion de corruption, presque de complot. Ce serait cette même oligarchie qui d’après NDA l’aurait affaibli lors de la dernière élection présidentielle, jugeant que sa candidature était gênante pour Fillon. 

5. Une presse calomnieuse et acquise à la cause du pouvoir. 
C’est LA marque de fabrique de NDA, une presse française qu’il juge dangereuse.
Un rapide exemple :  « Vous verrez, vous saurez un jour les liens entre l’oligarchie et certains éditorialistes » (voir plus bas)

NDA fait par le biais de ces lieu communs régner un climat de suspicion. Une atmosphère qui lui permet d’adopter une posture très pratique politiquement : celle du dénonciateur.

La désignation d’ennemis

Toujours dans cette optique de simplification du monde, NDA désigne sans cesse les mêmes ennemis. La logique est toujours identique : d’opposer le peuple à certains groupes d’individus qui le manipuleraient ou le trahiraient, dans la logique du « eux » contre « nous ». Parmi eux, NDA a ses préférés : la droite classique, l’Union européenne et les médias.

Les « cons de droite »
Questionné sur les raisons de l’échec de la coalition de droite qu’il réclame depuis de nombreuses années, il remonte le temps et fustige la stratégie de la « droite classique », qui aurait « oublié la patrie » et serait
« partie dans le délire européen ». Voilà selon lui l’explication du ralliement d’une partie de l’électorat populaire au FN, qui le conduit à évoquer le succès de l’extrême-droite en 2017. NDA est convaincu que si ces « cons de droite » (comprenez la droite gouvernementale) avaient décider de coopérer, le FN se serait
« dilué dans un ensemble ». Le tout répondant aux attentes  de l’électorat populaire et permettant ainsi l’accession d’une droite unie au pouvoir. En somme, les « incohérences » de la droite classique l’ont tuée : « LR, c’est fini ».

Bien que NDA se défend d’appartenir à la droite, ce réquisitoire sévère contre la droite qu’il qualifie de classique semble trahir sa volonté de se poser en alternative entre la droite de gouvernement et l’extrême-droite, faisant ainsi figure de l’homme lucide face aux constats d’échecs.

La « technocratie européenne »
À plusieurs reprises, NDA s’est attaqué à l’Union européenne, très fréquemment érigée en ennemie du peuple par les personnalités se revendiquant souverainistes. Pendant qu’une « petite classe profite de la mondialisation », « tous les autres crèvent ! ». Face à ce constat, NDA prône un « protectionnisme intelligent », capable de protéger les intérêts économiques français. Or les traités européens constitueraient le principal obstacle à l’application d’une telle politique. Les coupables sont clairement désignés : « À Bruxelles, ce sont des fous, des fous ! » ; « l’UE a trahi l’Europe ». Débute alors une critique  cinglante de la « technocratie européenne », qui serait restée bloquée dans les années 1950 en ne prenant pas la mesure des défis contemporains (numérique, bioéthique, Afrique etc.) et se contenterait de fixer des « normes à la con ».
Quid des réussites du projet européen ? « La propagande de l’UE envahit les cerveaux des Français matin, midi, soir ! » 

Les « journalistes débiles » 
« Tout est fait pour nous détruire. » Au détour d’un échange sur son score aux élections législatives de 2017, NDA ajoute : « heureusement qu’il y a Internet pour que les citoyens puissent s’informer librement ». En apparence anodine, cette seconde phrase sous-entend clairement que les médias traditionnels ne diffusent pas une information libre, posant les bases de ses attaques répétées à l’encontre de la presse. Lorsqu’il évoque la propagande européenne mentionnée ci-dessus, NDA insiste sur la responsabilité des
« journalistes débiles jamais sortis du XVIème et qui vivent au crochet des crédits publics ». S’il est impossible de citer toutes les critiques faites aux médias en une heure trente, les journalistes sont systématiquement accusés de servir les intérêts du pouvoir en manipulant les citoyens. Ces accusations graves se noient pourtant dans un flot de formules provocatrices.
Pour ceux qui s’inquiéteraient de la portée de ces propos, Nicolas Dupont-Aignan assure : « Je suis le premier protecteur de la liberté des médias ». Nous voilà rassurés…

 

Les prophéties  : « Vous verrez, c’est écrit ! »

Toujours avec une volonté de simplification et un aplomb légendaire, NDA se dit capable d’anticiper les évolutions futures. Une capacité qui rendrait jaloux les meilleurs analystes politiques. Tour d’horizon de ses grandes prophéties.

Sur l’avenir de la droite
Si les divisions de la droite rendent son avenir très incertain, NDA l’assure : « Une unité se fera, on aura la victoire face aux mondialistes qui détruisent la France ». Et de préciser qu’il ne s’agira pas d’une union des droite (à laquelle il ne s’identifie pas), mais une « union du peuple », qui aboutira à la création d’une
« internationale des pays patriotes qui bâtiront un nouveau système mondial ». Cette victoire sera permise par le ralliement d’une grande partie de l’électorat Les Républicains à son mouvement : « LR, c’est fini » ; « Y’a une moitié des LR qui iront  avec nous » ; « On a déjà gagné la bataille idéologique ».
Vous en doutez ? « Vous verrez, c’est écrit ».

Sur les conséquences de l’immigration : la menace d’une « guerre civile »
En blâmant l’inaction des gouvernements successifs en matière d’immigration, NDA conclut : « Si on agit pas vite, ça finira en guerre civile ». Plus tard, il répète : « Ça finira en guerre civile, le peuple français va se réveiller ». À travers de telles annonces alarmistes,  sonnant comme un ultime avertissement, NDA entend certainement se poser en seul recours possible.

Sur les difficultés liées au Brexit
Rassurez-vous, Britanniques : « Ça va sera être dur pendant 10 ans mais après vous verrez, ça va faire prendre un sacré coup de vieux à l’Europe continentale ! ».

Sur les médias
Lorsqu’il évoque la « manipulation » des Français par les médias, NDA distingue les journalistes des éditorialistes. Il accuse ces derniers d’être au service des « oligarques », qui possèdent les médias afin de « peser sur le pouvoir » : « Vous verrez, un jour vous saurez les liens entre l’oligarchie et certains éditorialistes ».

Sur la victoire inattendue de Donald Trump en 2016 :
NDA avait déjoué les sondages : « J’ai été un des rares à prédire la victoire de Trump ».

Sur la réforme des retraites lancée par le gouvernement
« Vous allez voir, ça va mal tourner ! ». S’il partage la volonté de mettre fin aux « privilèges » qu’offre le système actuel de retraites, NDA rejette la nécessité d’une réforme en profondeur : « Nous avons une démographie équilibrée donc on a pas de problème des retraites ! C’est faux, on vous manipule, on vous endoctrine ».

Sur la vente controversée d’Alstom à General Electric en 2014, alors qu’Emmanuel Macron était ministre de l’Économie :
« Un jour, Macron sera puni pour haute trahison ! Vous verrez, un procureur ira le chercher ».

Nicolas Dupont-Aignan se plaît donc à apparaître comme visionnaire. Sans jamais nuancer, il prédit systématiquement l’avenir dans le sens de ses réflexions, prenant à témoin l’assemblée.

[BONUS] Dans cet extrait datant de 1999, NDA prévoyait le succès proche du RPF qu’il venait de rejoindre après avoir quitté le RPR. Un an plus tard, il quitta le mouvement… De quoi relativiser ses prophéties actuelles.

 

Sur son alliance avec le FN entre deux tours : « J’ai vécu un enfer, familial, personnel, politique, médiatique » 

Lors de cette conférence, Nicolas Dupont-Aignan nous a offert une explication au sujet de son alliance avec le FN à l’entre-deux tours de la présidentielle de 2017, un événement  qu’il qualifie de « drame du FN ». Il insiste sur le fait qu’il l’a fait pour le don de soi : « C’était un peu Rock n Roll, mais je ne regrette pas ce choix, il fallait le faire ». (s’il ne regrette pas, alors pourquoi ce rétro-pédalage par la suite ?)  Son ambition était de sauver la France grâce à une alliance de la droite, en chute libre selon lui : « Les Républicains, c’est fini, comme les socialistes ».

L’UMP, partie dans un « délire européen »  aurait perdu l’électorat populaire. C’est l’explication que fait NDA de la montée électorale du FN. Il pointe aussi du doigt ce qu’il appelle une « droite différente », qu’il évalue à 6 millions d’électeurs, tous prisonniers dans un no man’s land de l’échiquier politique. NDA regrette qu’une alliance n’ai pas été faite par « ces cons de droite » pour capter cet électorat. 

Lors de la  présidentielle, NDA s’est donc joué  en rassembleur, appelant de ses voeux une « union des patriotes ». « Mes valeurs, dit-il, sont donc la République et la nation, c’est-à-dire le patriotisme humaniste. ». Il ajoute : « C’est une exception française ». Le but était seulement de trouver un compromis rassemblant des électeurs qui aiment la France.
Dans son explication, il compare  son alliance à celle que Mitterrand fit avec les communistes. Il rappelle combien ce choix a été un sacrifice  : « J’ai vécu un enfer, familial, personnel, politique, médiatique »

NDA complète en appuyant sur le fait que le RN (ex FN), républicain selon lui, « doit arrêter de penser qu’il peut gagner seul » et rejoindre Debout la France.  Ce serait pour NDA une victoire face au mondialisme « qui détruit la France ».  En bref, « une union du peuple, une internationale des patriotes pour réguler la mondialisation ». 

Au-delà d’une explication simplifiée du climat actuel de la droite en France, Nicolas Dupont-Aignan accentue ses propos, notamment en appuyant sur le « sacrifice » qu’il a dû faire à travers son ralliement. Une volonté d’appuyer la figure du héros dévoué. Il dit rester convaincu qu’une alliance des patriotes est possible sans pour autant dériver dans l’extrême droite, il dénonce surtout un acte manqué de la part de la droite (Les Républicains) et lui prédit une chute inévitable.
Nous remarquerons tout de même, que tout au long de son explication, il garde une large distance avec la tradition gaulliste dans laquelle il entend s’inscrire. Tout en sachant pertinemment que jamais le général n’aurait pu s’abaisser à une telle alliance. 

 

Un  minutieux maniement du story-telling : l’exemple de l’immigration

Le thème de l’immigration a également été largement abordé, thème fétiche dont NDA maîtrise tous les ressorts. Évidemment l’apport du gouvernement Philippe à ce sujet est jugé dérisoire. À la question, comment est-ce que vous accueillez le fait que la majorité dise vouloir “regarder le sujet en face” ? Il s’exclame :

« Bah c’est déjà bien ! Enfin ! Quand je le disais, on disait que j’étais un grand fachiste, donc on est moins seul. Mais pour autant le problème c’est pas de le regarder en face, c’est la responsabilité de leurs actes. Et sur le fond c’est du grand pipo, c’est de la comm, c’est de la comm,  bon c’est déjà bien d’en parler mais c’est de la comm. Parce que au fond, c’est lui
[ Macron ndlr. ] qui a signé le Pacte de Marrakech, c’est lui qui gouverne depuis deux ans et demi, c’est lui qui ne veut pas prendre les mesures qui s’imposent. Voilà c’est un progrès symbolique, mais qui est plus une manoeuvre politicienne pour éviter le drame. Voilà mais dans la réalité, que va -t-il faire ? Je doute un peu de sa sincérité. » 

NDA interview
Nicolas Dupont Aignan lors de notre courte interview. Photo Matthieu Slisse

Face à ce qu’il juge comme des simples déclarations d’intention, NDA entend pour sa parler vrai et agir. Il  se dit « défenseur d’un modèle assimilationiste » (comprenez  ne pas oublier ses origines, mais ne les faire transparaître que dans la sphère privée) et considère qu’Éric Zemmour « a le courage de dire les choses même s’il va un peu loin parfois ». 
Pour lui, l’entrée de la religion (uniquement de l’islam ndlr.) dans la sphère publique est un « marqueur de conquête ». Pour justifier « une nécessaire assimilation », il s’appuie sur son expérience de terrain « je suis élu de banlieu, je sais ce qu’il se passe » rappelle -t-il. Il se dépeint comme une personne très tolérante, se disant « invité à Kippour » et rappelant que son assistante est berbère.

Un usage du story-telling parfaitement maîtrisé, lui permettant même de faire dire que ce sont les descendants d’immigrés eux-même qui appellent de leurs voeux l’assimilation. « J’ai beaucoup d’électeurs qui viennent de l’immigration. » Les gens issus de l’immigration me disent : « on n’en peut plus de cette immigration, on veut pas que notre fille soit voilée ». « On a quitté l’Algérie à cause des salafistes mais aujourd’hui il y a plus de salafistes en France qu’en Algérie » 

Le cocktail de NDA est un alliage entre des témoignages dont la véracité est absolument invérifiable et des infox : le pacte de Marrakech cité plus haut est en réalité non contraigant ainsi que le le chiffre des 14 milliards d’euros de Fraude à la carte vitale, un chiffre très largement extrapolé comme largement expliqué ici. Le tout encore une fois avec l’objectif d’une simplification du monde, simplification créant ici un lien immanquable entre l’immigration et le danger. Un lien qu’il ne cherche absolument pas à cacher, à l’image de cette phrase choc : « Nous on a mis un mur autour de la Tour Eiffel parce qu’on a pas de frontières » dressant ici sans masque un lien direct  entre immigration et terrorisme.

Le personnage de NDA semble ainsi pensé de bout en bout avec comme maître mot : la simplification. Simplification du langage, simplification des enjeux, un futur simple à décrypter. Au final, un monde simple qui appelle des réponses simples : les siennes.

Loann Canto, Enora Paniez, Matthieu Slisse


Photo image à la une : crédits à la page Facebook L’Agora, Tribune de l’EDHEC

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