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Vladimir Benlolo - 15 novembre 2019

Vladimir Benlolo - 15 novembre 2019

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Carnet de 3A – Mumbai : Une année en plein cœur du Maharashtra

Que tu sois en première ou en deuxième année, tu te poses sûrement un nombre incalculable de questions sur la troisième année à l’étranger, ce mythe qui te concernera plus vite que tu ne le crois. Pour que tu aies une idée de ce à quoi tu devrais t’attendre, La Manufacture est allée jouer les reporters auprès des étudiants déjà passés par cette expérience hors des contrées françaises. Les Carnets de 3A reviennent bien pour cette année 2019/2020, avec une diversité sans pareille. De Taïwan à l’Allemagne, en passant par la Chine ou l’Amérique Latine, Manu t’emmène par monts et par vaux pour découvrir ce qui t’attend en 3A. Alors, attache ta ceinture, prépare tes mirettes, et surtout détends-toi, La Manufacture est là pour t’aider dans tes choix.

Aujourd’hui, c’est Maxime qui nous parle de Mumbai, où il a passé une année universitaire. Alors si l’Asie te fait rêver, jeune palien, jeune palienne, ce carnet est fait pour toi.

L’arrivée

Les cours débutent au mois de juin, il faut donc être prêt à quitter la France entre une et deux semaines après les partiels du second semestre. Lors de votre arrivée, l’université vous loge un mois le temps que vous trouviez un logement. Une tâche parfois difficile, qui nécessite de passer par des intermédiaires (les brokers), qui ne sont pas toujours honnêtes. À noter également que les colocations mixtes (garçons filles) sont très compliquées voire impossible à réaliser. Nous étions en colocation à deux dans un appartement proche de l’université. Ce dernier était assez spacieux (seule condition pour pouvoir avoir une chambre chacun, il n’existe pas de petits trois pièces). Le loyer est la seule chose qui se rapproche des prix lillois en Inde. L’immobilier est cher à Mumbai car la ville est surpeuplée, accueillant des personnes venant de l’Inde entière tous les jours. Nous payions donc un peu plus de 300 euros par mois pour un appartement assez spacieux avec deux chambres, un salon, une cuisine et deux salles de bain.

Nous aurions aimé payer moins cher et avoir un logement plus petit mais l’urgence et le fait d’être dépendant du broker rendent les choses difficiles. Vous pouvez également trouver des chambres dans des grandes colocations où vous cohabiterez avec des travailleurs ou étudiants indiens.

Le quartier

Le quartier où se trouve l’université (Chembur) est un quartier assez excentré, se trouvant à une heure en train ou taxi des principaux lieux de la ville (Colaba et Bandra). C’est un quartier résidentiel où vous trouverez quelques bars (Hot Spot, Bar stock exchange). La nourriture y est excellente dans les restaurants indiens tels que Sadguru, Food Villa ou encore Muktas Kitchen. Presque chaque adresse que vous trouverez en Inde divise le menu entre végétarien et non végétarien. Vous trouverez donc tout ce que vous cherchez à Chembur même si ce n’est pas ici que Mumbai vit.

L’université

Concernant l’université, les cours y sont assez intéressants. Vous pouvez piocher dans toutes les sections, avec des cours sur l’environnement, sur le féminisme, sur les relations internationales à disposition (Habitat Studies, Women studies, Development studies, Disaster studies…). Le travail est assez limité excepté en période d’examen (septembre et mars).

Les semestres s’étendent de juin à début octobre et de mi-novembre à fin mars. Ainsi, si vous démarrez l’année très tôt, vous disposez ensuite d’une demi-année de vacances avant la rentrée en quatrième année.

L’adaptation

Concernant la langue, tout le monde parle anglais à l’université. Dans les rues, vous pouvez vous faire comprendre en anglais mais les gens parlent Hindi. Vous avez d’ailleurs la possibilité d’apprendre des bases d’Hindi à l’université (cours non crédités). Opter pour cette solution vous permettra de communiquer plus facilement avec les commerçants notamment.

À l’université, nous n’étions que 8 internationaux. Il est facile de s’intégrer car tous les Indiens viennent vous parler et vous proposent plein de choses. Dans les rues, il faudra vous habituez à supporter le regards des gens qui vous fixent presque en permanence. Cela peut prendre quelques semaines.   

Les prix

Pour les prix, la vie est beaucoup moins cher qu’en France. Vous mangerez au restaurant pour une somme qui se situe entre 1 et 3 euros. Les déplacement en rickshaw jusqu’à l’université coûtent environ un euro par jour. Le train pour traverser Mumbai revient à 10 roupies (20 centimes). Si vous optez pour le taxi, le train étant parfois compliqué à prendre aux heures de pointes (il faut pousser les gens qui dépassent du wagon), les prix restent accessibles. Vous pouvez traversez la ville pour moins de dix euros. Lorsque vous serez dans des quartiers plus huppés, tels que Bandra ou Colaba, les prix augmentent un peu, notamment pour l’alcool donc les prix peuvent parfois se rapprocher des tarifs européens.

Les sorties

Pour sortir en boîte de nuit, vous devrez faire environ une heure de taxi. La musique se partage entre « commercial » et Bollywood. Lorsque nous y étions, les soirées se déroulaient principalement dans les appartements.

Le temps

Chose importante, la mousson débute lorsque vous arrivez et se poursuit jusqu’à la fin du mois d’août. Il ne pleut pas forcément tous les jours, mais des pluies diluviennes peuvent arriver à tout moment, même si le ciel paraît dégagé. Il pleut presque tous les jours, et il arrive que les cours soient annulés car il y a un mètre d’eau dans les rues.

Les voyages

Concernant les voyages, vous pouvez aller à Goa, une station balnéaire à une quinzaine d’heures en bus, une dizaine d’heures de train (ou en avion). Pendant vos vacances, vous pouvez voyager en train en Inde (c’est pas cher 10/15 euros pour de très longs trajets). Le reste de l’année, il n’y a plus une goutte de pluie, et la température varie entre 25 degrés (en janvier) et 35 degrés (en novembre, puis en mars). La période de mousson rime avec une très forte humidité et des chaleurs importante qui nécessiteront la aussi un temps d’adaptation.

Maxime Perriot

Propos recueillis par Mona Sabot

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