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La poésie est morte #2 – Écrire

En ce début d’année, La Manufacture entreprend un projet des plus dantesque : vous faire aimer la poésie. La poésie ne doit pas nécessairement rimer, elle ne doit pas nécessairement être complexe, imbuvable ou capilotractée. Elle doit surtout venir du coeur, alors chacun peut devenir poète.

L’écriture est un remède


Quand, trop timides, les mots, restent collés aux palais. Rien de tel qu’une plume pour les déloger. L’écriture aide à s’affirmer, à se connaître.
Après tout écrire, c’est se parler à soi-même mais en plus subtil, c’est à la fois s’oublier et se découvrir, c’est être à la jonction entre la pensée et le concret.
En écrivant, on se voit bien plus précisément qu’en se regardant dans un miroir, on réfléchit, on se réfléchit, au sens propre du terme : faire retour sur soi-même.  À ce moment-là, on se découvre, là encore au sens propre : on se dénude.
Et une fois séparé de tout artifice, de tout masque, on peut enfin s’oublier, se laisser aller, laisser couler l’encre sur le papier, écrire un mot sans savoir celui qui lui succèdera. Pour être poétique, on peut dire de cette écriture qu’elle puise son encre dans les nuages.

Écrire c’est être libre


Libre de penser, d’imaginer, de rêver. C’est être un chef d’orchestre dirigeant une symphonie sans fin faite de kyrielles d’idées. C’est se muer en un virtuose les transformant avec brio en myriades de mots. C’est être un musicien les maquillant d’une nuée de timbres différents. C’est être un magicien capable d’embellir le triste et de sublimer l’heureux. Finalement c’est être un artiste disposant d’infinies possibilités, pouvant par exemple les faire rimer et se succéder sur un rythme effréné, en ne lésinant pas sur les consonances, et autres chances d’encenser, de faire tourbillonner les encéphales et laisser vibrer les sens.

L’écriture est un voyage 

Elle nous invite à marcher sans but dans la ville endormie. Elle nous invite à puiser notre inspiration dans la redécouverte de paysages simples. Des rues désertes, les irisations des lampadaires, une enseigne clignotant manière stroboscope, le léger souffle du vent qui fait virevolter une large feuille, orangée au dessus d’un grand boulevard.
Écrire, c’est voyager en « very low cost », aux quatre coins du monde, aux quatre coins de l’univers. C’est s’offrir un rêve éveillé. La seule limite étant l’imagination. À la carte : un voyage au milieu des nuages et ses impressionnants plongeons rasants, ou encore un envol pour chatouiller les étoiles.  Quelle autre agence de voyage offrirait une expérience de la sorte ?

Je m’évade, je m’éloigne, divague et rame
Souffle, siffle, bruisse Zéphyr sur mon blason
Bleu azur et rouge ardent luit l’horizon
Glissant, hésitant mais vivant, je fuis les drames

L’écriture est aussi un moyen de lutter

Au moment où l’on se sent accablé par le monde entier, que l’on se sent sombrer dans un océan trop salé, cerné par les larmes, ces armes humides et imprévisibles à déclenchement rapide tirant en rafale durant une durée indéterminée.
C’est là qu’il faut engager un conflit à main armée…. armée d’une plume, en se servant des mots, ces armes somptueuses. Les faire pourfendre l’air en les rendant dissonants et acérés. S’en servir pour dénoncer, pour crier sa vérité.

Alors à votre tour maintenant ?

 

Matthieu Slisse

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