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ELECTIONS CA#4 : Alter’Eco “Il n’y a pas que des écolos sur cette liste”

Quatrième et dernier entretien dans le cadre des élections étudiantes au Conseil d’Administration de Sciences Po Lille  : Alter Eco. Anzil TAJAMMAL (4A MAP, tête de liste), Léa CORBARA (1A FIFA, troisième de la liste) et Rémi BOUSSEMART (3AFIFA, quatrième de la liste) vous présentent le programme de la liste, qui s’attarde sur l’écologie mais aussi des différents autres enjeux à l’IEP.

Cette année, vous avez créé une nouvelle équipe. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Tout d’abord, nous avons créé un collectif, composé d’élèves de toutes les années et des élu.e.s actuel.le.s. Au sein de ce collectif, il y a eu plusieurs appels à rejoindre la liste d’Alter Eco et le comité de réflexion, au sein duquel chacun a pu exprimer ce qu’il voulait. Nous avons demandé aux élèves quelles responsabilités ils voulaient prendre, quelles étaient leurs compétences, parce que nous voulons une liste qui travaille, qui fait des projets, qui est effective. A partir de là, notre liste s’est formée de manière extrêmement consensuelle, approuvée par tout notre collectif de manière démocratique. Aujourd’hui, dans la liste, nous avons énormément de premières années qui sont en filières internationales, plusieurs FIFA, un FIFI et un FIFB. C’est une liste paritaire en soi.

D’ailleurs, il n’y a pas que des écolos dans cette liste, il y a aussi des personnes intéressées par la vie associative, le bien-être, les questions sociales et féministes. Léa [CORBARA] est notamment vice-présidente de l’association BCBG. Nous sommes parti.e.s de trois axes sur lesquels nous voulions absolument travailler, et en fonction de ceux-ci, nous nous sommes réparti.e.s les tâches. Ensuite, nous avons fait une mise en commun et nous avons regardé ce qui pouvait être amélioré, poussé plus loin, … Donc, il y a vraiment un très beau travail d’équipe.

Du fait du report des élections, nous avons commencé à travailler très tôt, notre programme est donc approfondi au maximum. Nous avons donc des propositions concrètes et applicables dès janvier. Ce programme est aussi hérité d’un bilan. Nos élu.e.s actuel.les nous ont formé.e.s parce qu’ils ont une expérience, une expertise importante sur de nombreux projets. Il y a eu une transmission des connaissances et des savoirs. De plus, toutes nos propositions sont ancrées dans les consultations que nous avons pu faire, puisque notre liste est une liste participative et que l’idée, c’est que chacun.e trouve un moyen d’apporter ses idées dès qu’iel le souhaite.

Les élections ont été décalées et ont cette année lieu en ligne. Est-ce que cela a pour vous changé votre manière de faire votre campagne ?

L’an dernier, Alter Eco s’est basé sur des réunions participatives où beaucoup d’étudiant.e.s se retrouvaient. Cette année, cela n’a pas pu se faire en présentiel mais nous avons réalisé plusieurs consultations avec les étudiant.e.s, nous avons contacté des personnels de l’administration, des associations, pour voir ce qu’il était possible de faire et nécessaire à l’IEP. Finalement, pour nous, la campagne dématérialisée a été un point plutôt positif, nous avons eu plus de temps pour écouter tout le monde, pour concrétiser nos projets et réaliser de vraies propositions.

Il y a eu bien sûr différentes problématiques, que beaucoup d’étudiant.e.s rencontrent au cours de leur cursus, notamment en ce qui concerne le distanciel. Lors des différentes réunions par Zoom, il y avait des personnes qui n’arrivaient pas à entendre, qui n’ont pas forcément une bonne connexion à Internet, … Ce sont des problématiques auxquelles nous avons dû faire face, aussi bien au niveau de la campagne qu’au niveau personnel. Effectivement, cela nous a permis de gagner une forme de recul sur ces questions-là, et d’apporter des solutions qui seront efficaces pour tous et toutes les étudiant.e.s. Il faut que nous trouvions des moyens de communication qui soient accessibles à tous et toutes.

 

Est-ce que vous trouvez bonne cette organisation particulière ?

Nous avons gagné beaucoup et, en même temps, nous avons perdu beaucoup. C’est surtout sur le niveau du lien social que nous avons perdu, car beaucoup d’éléments auraient pu être différents, notamment l’organisation des consultations et des réunions tous ensemble. Nous avons essayé de compenser, avec des réunions avec le référent associatif, le service des internationaux. Il y a vraiment un gros travail qui a été fait, mais il faut rester vigilant car cela reste une période assez complexe.

D’ailleurs, décaler les élections dans le temps a été nécessaire pour permettre aux listes d’organiser ce nouveau fonctionnement, mais l’IEP aurait pu faire davantage pour aider. Les élections au Conseil d’Administration restent le moment pour chacun.e de faire entendre sa voix et de faire en sorte que sa vision de l’IEP soit reflétée. Les listes ont dû se débrouiller sur les réseaux sociaux, mais cela ne peut pas remplacer le contact que nous avons en parlant avec les élèves. Par ailleurs, nous allons bientôt faire part aux étudiant.e.s de nouveaux moyens de communication, ayant une visée d’interaction mais aussi d’information sur le fonctionnement de l’IEP. 

Quelles remarques ou améliorations sur la gestion de la crise sanitaire par l’école auriez-vous à formuler ? Qu’avez-vous à dire concernant les difficultés que les élèves de 1A ont rencontrées depuis le début de l’année ?

Déjà, rappeler qu’il s’agit d’un contexte extrêmement stressant et anxiogène pour tous et toutes. Nous sommes confronté.e.s à une situation que nous n’avons pas choisi et qui nous empêche dans toutes les situations : voir ses amis, ses professeurs, étudier correctement, … Ce qu’il faut, c’est de ne pas augmenter davantage la pression, réussir à se dire que la situation est compliquée et qu’il faut agir pour l’améliorer. A partir de là, il faut avoir un accompagnement au niveau personnel et scolaire pour chacun.e. C’est ce qui avait été fait par nos élu.e.s l’année dernière, un accompagnement vraiment attentif.

Par ailleurs, nos élu.e.s avaient aussi obtenu l’étalement des partiels sur deux semaines, au moins pour le premier cycle, pour permettre aux étudiant.e.s de souffler un peu. Ces partiels avaient été faits dans une plage horaire agrandie. Iels avaient aussi participé à la rédaction d’une directive demandant que les professeurs soient plus compréhensifs. Le but, c’est d’accompagner les étudiant.e.s dans une situation compliquée, sans provoquer de rupture du lien social avec l’école, tout en étant attentif aux situation de chacun.e. Aujourd’hui, nous remarquons que tous et toutes nous répètent qu’iels subissent un stress énorme, qu’iels n’arrivent pas à rattraper les cours qu’iels n’ont pas eu au lycée. Iels ont l’impression qu’iels n’arriveront pas à gérer les conséquences de cette absence de continuité pédagogique.

Ce qui nous étonne beaucoup, c’est que certain.e.s réclament d’annuler la continuité pédagogique, parce que cela met les étudiants mal à l’aise, que cela crée des tensions et qu’il faudrait un « C plancher » pour tout le monde, ce qui marquerait la fin des enseignements. Alors que non, ce n’est pas comme cela que cela fonctionne, il y a un coût à cet arrêt de la continuité pédagogique, qui se traduira par un stress énorme au prochain semestre ou l’année prochaine.

“Certain.e.s disent qu’AlterEco n’a rien fait pendant le confinement. C’est complètement faux !”

Pour ne pas participer à ce système anxiogène, nous avons préféré rester silencieux au niveau de la communication et des actions menées durant le confinement. Certain.e.s disent qu’AlterEco n’a rien fait pendant le confinement. C’est complètement faux ! Ce manque de communication nous retombe dessus aujourd’hui, mais nous sommes fiers et fières de ce qu’ont fait nos élu.e.s l’année dernière. Cela a fonctionné, cela nous permet d’avoir du recul aujourd’hui et c’est ça qui est important, parce que nous sommes capables d’améliorer certaines décisions, de les perfectionner.

 

Concrètement quelles sont vos propositions ?

L’administration doit chercher à mettre en place des vraies propositions pour avancer. Pour résumer, nos priorités vis-à-vis du confinement, ce sont trois choses. Tout d’abord, l’accompagnement, le suivi des étudiant.e.s, avec, pourquoi pas, un bilan hebdomadaire réalisé avec un professeur  pour chaque conférence de méthode, qui serait professeur référent. Cela serait vraiment nécessaire, surtout si les cours en distanciel continuent jusqu’au 5 février. Ensuite, les stages, parce que les étudiant.e.s doivent quand même faire des stages. Il faut que l’IEP soutienne les étudiant.e.s qui ont envie de faire d’en faire pendant cette situation particulière et les aide à en trouver. Et enfin, pour les élèves en Master, en dehors des stages obligatoires qui peuvent être un tremplin vers le premier emploi, il y a aussi la question du rendu des mémoires. Certains étudiant.e.s doivent parfois faire des enquêtes de terrain, qui commencent souvent aux alentours de janvier et février. Or, la situation sera toujours compliquée. Ce que nous allons proposer, c’est un suivi de la situation au niveau des Master et, éventuellement, un report de la date de rendu sera nécessaire.

Nous souhaitons une réponse proportionnée par rapport au problème qui est vécu. Il vaut mieux privilégier une action qui est réfléchie plutôt qu’une action menée tout de suite et qui pourrait créer un stress inutile. En effet, pendant nos consultations, nous avons bien vu que tout l’aspect social et les questions psychiques, c’est important. 60 % des élèves disent ressentir au moins du stress, parfois de l’anxiété ou avoir des troubles du sommeil. La santé mentale de nos étudiant.e.s est en danger ! Nous ne nous rendons pas encore compte à quel point cela va devenir crucial dans les mois qui arrivent. Il faut donc chercher à rassurer les étudiant.e.s, trouver des solutions pour alléger ce poids-ci.

 

Comment voyez-vous le second semestre ? Le retour des étudiant.es ? Êtes-vous partisans d’un retour en présentiel ?

C’est un peu compliqué, puisque cela va dépendre de directives nationales, ensuite de l’IEP, et ensuite, peut-être que nous aurons notre mot à dire. Si la situation le permet, nous pensons qu’il est mieux de privilégier le présentiel, mais il faut regarder les situations qui sont toutes différentes, comme celles et ceux qui continuent de payer leur loyer, qu’il faudrait prévenir assez rapidement si le second semestre est complètement en distanciel. Il y a une évaluation à mener au niveau de l’IEP, pour faire attention à toutes les particularités de chacun.e. Ce qui est important, c’est d’essayer de prévoir, même si la situation ne permet pas toujours de le faire sur le long terme.

Certaines solutions ont été proposées, comme laisser le choix du présentiel ou du distanciel aux étudiant.e.s. Cependant, cela reste des pistes de réflexion. Mais, ce que nous pouvons dire, c’est que le second confinement est beaucoup plus dur à vivre que le premier, et nous pensons que cela commence à être pesant.

Le distanciel n’est pas la solution la plus adéquate, et il ne faut pas que l’IEP reste flou sur la question trop longtemps, pour que les étudiant.e.s puissent rapidement s’adapter. Il faut qu’il y ait une connexion et que l’administration fasse ses choix en prenant en considération la réalité de ce que vivent les étudiant.e.s.

 

Certains étudiant.e.s de deuxième année n’approuvent pas le nouveau système d’attribution de la troisième année. Qu’est-ce que vous pensez du système? Avez-vous des idées pour l’améliorer? 

Nous comprenons parfaitement qu’il y ait du stress par rapport à ce système qui est nouveau. Les étudiant.e.s ne savent pas comment va se passer la sélection. Ils ont encore en tête l’ancien système et c’est très difficile à gérer. En plus, c’est compliqué de proposer des solutions puisque nous ne pouvons pas dire si le système fonctionne ou pas comme il n’a pas encore été appliqué. 

Notre priorité c’est de faire en sorte que les 2A de cette année ne soient pas une génération sacrifiée. Certains proposent un nouveau système alors même que celui-là n’a pas encore été appliqué, ce qui est assez particulier. Mais il faut être réaliste, on ne va pas dire qu’on change de système maintenant alors que les dossiers sont déjà déposés. Notre but est de veiller à sa bonne mise en application. 

“Notre priorité c’est de faire en sorte que les deuxièmes années de cette année ne soient pas une génération sacrifiée”

Il y a aujourd’hui un problème de communication (manque de clarté dans la constitution du dossier et le système d’affectation) et un problème de transition entre l’ancien et le nouveau système, ce qui crée naturellement une incompréhension et un stress généralisés. Toutefois, étant donné qu’on est face au problème aujourd’hui, nous voulons surtout clarifier la situation et faire en sorte que les étudiant.e.s ne pâtissent pas de ce système. Pour cela nous sommes en communication constante avec l’administration et les Relations Internationales pour savoir comment ça se passe, et nous faisons en sorte d’écouter et de comprendre au mieux ce que les deuxièmes années peuvent ressentir. 

La première chose que l’on veut imposer c’est la transparence dans les dossiers parce que cette année il n’y a pas le classement comme d’habitude, mais une sélection qui se fait à la fois sur la maîtrise de la langue, un projet motivé et un classement au niveau des A, B, honneurs… Nous demandons à ce que chaque refus soit motivé. L’administration doit expliquer quels sont les problèmes du dossier de l’étudiant.e et à partir de là, engager des discussions s’il.elle se retrouve avec une destination qui ne lui convient pas. Le but de la 3A n’est pas d’envoyer les étudiant.e.s à l’étranger et faire en sorte qu’ils.elles souffrent parce qu’ils.elles n’ont pas envie d’y aller.

Ca oblige la commission qui étudie le dossier à le faire de manière précise, de façon claire et transparente, et que les souhaits des étudiant.e.s soient pleinement pris en considération. L’objectif est donc que les étudiant.e.s puissent étudier les matières qu’iels souhaitent dans le pays qu’ils.elles veulent découvrir, dans une sélection basée sur la transparence, la compréhension et l’épanouissement des étudiants. Sur le long terme on pourrait même -mais cela impliquerait des négociations- introduire un système de “Conseil de classe”. Pour chaque conférence de méthode, les professeurs, qui connaissent les étudiant.e.s, leurs centres d’intérêts et comment ils fonctionnent, se mettraient autour d’une table pour donner un avis sur la motivation de l’élève. 

Surtout, on n’entend pas beaucoup les autres parler de ce qu’il va se passer après l’affectation des étudiant.e.s, dont on espère un maximum dans le pays de leur choix. Avec la crise sanitaire il va se passer quoi ? Certains pays vont être ouverts, d’autres non. Par exemple, est-ce que les pays d’Amérique Latine ouvriront leurs frontières en septembre 2021 ? Nous réfléchissons déjà à cette question et surtout à ce que nous pouvons faire pour les étudiant.e.s qui seraient confronté.e.s à ce genre de problème.

 

Qu’est-ce que vous pensez de la réforme des Master, et avez-vous des propositions quant à la sélection des étudiant.e.s ?

On se félicite beaucoup de l’apparition de transverses écologiques, ce qui était l’une de nos mesures phares de l’année dernière. Nous sommes content.e.s aussi de voir qu’il y a des cours obligatoires sur l’écologie en première année. Nous avons eu beaucoup de retours positifs, d’étudiant.e.s très content.e.s de voir de nouveaux masters tels que “Boire, manger, vivre” apparaître. 

Sur la sélection, nous voulons aussi de la transparence. Pour le Master, c’est un projet motivé qui compte en premier avec des motivations sur notre projet professionnel, et ce qu’on aime au niveau pédagogique sur les enseignements. En dernier cas, s’il y a une égalité, on regarde les notes dans les matières privilégiées pour le Master. Nous, on réitère l’idée de motiver les refus afin que l’étudiant.e puisse comprendre pourquoi il.elle n’a pas été pris.e et pour obliger les commissions à une évaluation en profondeur des dossiers. Il faut également une flexibilité au début du Master, pour que les étudiant.e.s qui n’ont pas eu leur premier choix de majeure au semestre 1 puissent l’intégrer au semestre 2. 

Là aussi il faut veiller à la bonne application de la réforme. Pour cela, Alter Eco est au plus proche des étudiant.e.s pour que l’application de cette nouvelle réforme se passe au mieux. Dans notre collectif, on s’est rendu compte qu’il y a peut-être des problèmes qui peuvent apparaître. En effet, la réforme est nouvelle, ce qui signifie que les étudiant.e.s n’avaient pas forcément connaissance des nouveaux Masters qui potentiellement les intéressent, et n’ont pas forcément eu le temps de travailler leur dossier de motivation, n’ont peut-être pas eu le temps de faire des MOOC, stages ou autre. Notre objectif est donc d’accompagner les étudiant.e.s et de faire en sorte qu’iels ne soient pas sanctionné.e.s pour un soi-disant manque dans le projet motivé qui viendrait du fait qu’ils n’ont pas eu le temps de se préparer à l’apparition d’un nouveau Master. 

 

Concernant l’écologie et l’écologisation de l’IEP, avez-vous des nouveaux projets que vous souhaiteriez mettre en place ?

Pour rappel, la question de l’écologie est très importante pour Alter Eco mais c’est important pour tout le monde, c’est-à-dire que ça ne va pas toucher seulement Alter Eco, mais ça touche la terre entière. C’est pour ça que c’est très important pour nous de développer encore nos idées et travailler là-dessus, surtout qu’il y a eu un décret récent du 18 novembre 2015, qui insiste sur le fait que les établissements publics comme Sciences Po Lille devront réduire leur bilan carbone de manière significative d’ici 2030. Donc en plus de cette volonté de contribuer à la question de l’écologie en tant qu’étudiant.e et en tant qu’école, il va aussi falloir rentrer dans ces règles de l’État. 

Effectivement nous avions de beaux projets l’année dernière concernant l’écologie: le tri sélectif, le bilan carbone et le compost. Nous avons beaucoup entendu ces derniers temps le fait que le bilan carbone revenait dans d’autres listes alors que c’est Alter Eco qui l’avait proposé en premier. Je pense qu’Alter Eco a développé une certaine expertise sur les questions d’écologie, ce qui fait qu’aujourd’hui nous sommes capables de vous répondre sur le bilan carbone. Le bilan carbone est déjà lancé avec les étudiant.e.s du Master DS (Développement soutenable) qui, dans leur matière gestion projet, vont établir le bilan carbone de l’IEP. Donc c’est quelque chose qui est déjà en cours, ça m’étonne de le voir dans d’autres projets. Ça prouve qu’ils n’ont pas vraiment bossé sur cette question là et se sont juste contentés de reprendre le programme d’Alter Eco en se disant qu’ils n’avaient rien fait, sauf que nous, nous avons travaillé. 

“ I y a des projets qui ne sont pas forcément visibles car ils ont été retardés à cause des confinements, mais ils seront très faciles à réaliser dès les premiers mois de la réouverture de SPL.”

Nous avons également travaillé sur le compost, qui est actuellement à construire dès l’ouverture de l’IEP. Il a juste été mis en pause à cause du Covid et des deux confinements successifs, mais il suffit que je prenne mes outils là demain, et si l’IEP est ouvert, je vais construire ce compost. Surtout, ce n’est pas juste histoire de le construire, mais ce sont les membres d’Alter Eco qui ont négocié le matériel et tout ce qu’il faut pour le construire. Nous avons aussi avancé sur le tri sélectif, mais tant que l’IEP est fermé, il est difficile d’aller plus loin. Le tri sélectif ce n’est pas seulement trouver des poubelles mais c’est trouver l’entreprise qui va ensuite trier les déchets etc… C’est long et compliqué, nous sommes très impliqués dedans et avons beaucoup avancé. Finalement, il y a des projets qui ne sont pas forcément visibles car retardés mais ils seront très facile à réaliser dès les premiers mois de la réouverture de Sciences Po Lille. 

Par ailleurs, quelque chose qui a marqué les esprits et fait connaître Alter Eco, ce sont les affiches de Praline. Alors certes, elles ont été beaucoup moquées, mais il se trouve qu’elles ont été efficaces parce qu’elles ont été lues, c’était le but. En ce qui concerne la sensibilisation, il faut rappeler que dans l’écologie, le plus important c’est la réduction de la consommation d’énergie parce que créer de l’énergie c’est polluer, donc pour réduire la pollution, on réduit la consommation d’énergie. On a par exemple fait une campagne de sensibilisation au niveau des lumières. Et si les chauffages étaient avant automatiques, ils sont aujourd’hui manuels afin que les étudiant.e.s puissent les régler en fonction de la température de la pièce. Tous ces éléments doivent être pris en compte par les étudiant.e.s pour que chacun.e puisse être acteur.ice de l’écologie. Notre vision de l’écologie, c’est que chacun participe et propose des idées. En plus de cette campagne de sensibilisation, nous pensons également à des mesures très concrètes. Par exemple, nous souhaitons créer une carte des commerces bios, équitables et locaux de Lille, afin que les étudiants puissent trouver des produits de qualité à des prix accessibles

Après, nous avons pensé à pas mal de choses pour l’année prochaine comme par exemple les aides pour la mobilité douce. Il y a certaines mesures dont nous pouvons parler actuellement parce que nous y avons bien réfléchi et parce qu’elles sont réalisables dans l’année. Mais nous avons d’autres projets bien plus gros et nous préférons ne pas trop en parler pour garder quelques surprises. Nous travaillons aussi à rendre la cafétéria plus éco-responsable et accessible au niveau des prix.  Certains ont déjà un projet tout fait concernant la cafet, mais nous on va d’abord voir avec les étudiant.e.s ce qu’ils souhaitent pour agir ensuite sur l’écologie, tout en ayant conscience de la complexité de l’équilibre entre produits écologiques et prix. 

Donc nos projets, c’est une méthode, des engagements forts et une connaissance de ce que l’on fait, à l’aide de compétences que l’on a acquises grâce au travail remarquable des élu.e.s de l’année dernière sur le sujet.

 

Pourquoi voter Alter Eco aux élections? 

Alter Eco est un collectif d’étudiant.e.s de toutes promos et filières confondues, qui travaillent ensemble, sur des projets originaux obtenus dans le dialogue

Alter Eco, ce sont des valeurs fortes : on ne souhaite pas seulement rendre l’IEP éco-responsable, on s’intéresse aussi aux questions psychiques, la santé mentale des étudiant.e.s ainsi que la vie associative. Nous sommes également réalistes et avons conscience du terrain. Les projets que nous portons sont ambitieux mais réalistes, nous y avons travaillé et nous savons que nous pourrons les mettre en place. 

Les propositions d’Alter Eco sont l’aboutissement d’un travail collectif, réalisé de manière démocratique, ancré dans le réel, et qui répond aux besoins des étudiant.e.s et étudiants. Si vous avez encore des questions, vous pouvez nous contacter. Nous répondons à tous les messages et attendons vos retours et vos propositions. 

Propos recueillis par Aurore GANDER et Rafaëlle KOSKAS

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