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La jeunesse fait des ravages quand elle se mobilise

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Le 15 mars 2019, dans la capitale des Flandres, les pavés ont tremblé. Et ils étaient loin de nous faire trébucher, pour une fois. Les étudiant.e.s des Hauts-de-France se sont rassemblés vendredi pour défendre leur planète. Ils étaient 6000 à donner de la voix, 6000 à fouler le sol de leurs pieds tremblotants sous l’émotion, 6000 à scander des chants tous plus engagés les uns que les autres. Retour éclair sur cette belle journée de mobilisation.

La mobilisation était immense à l’échelle d’une bourgade comme Lille. Certes la MEL compte presque un million d’habitants, mais Lille intra-muros n’en compte que 300 000, et les 6000 étudiant.e.s, lycéen.ne.s et autres jeunes qui ont foulé le sol du centre-ville ont créé un réel effet cohésif et de masse.

La mobilisation a commencé dès huit heures du matin ce vendredi à Sciences Po Lille. Des sit-ins furent organisés, un groupe d’étudiant.e.s a joué une petite partie de la matinée pour réchauffer les cœurs autant que l’humain réchauffe la planète, des envahissements pacifiques de salles de classes ont eu lieu. La mobilisation était donc totale et surtout elle était présente sous des formes très variées et plurielles à souhait : il y en avait pour tous les goûts. Certain.e.s ont pris la sage décision d’aller parler aux gens, et particulièrement aux jeunes, de la manifestation qui se tramait. D’autres ont tracté devant les lycées lillois, aussi éloignés que Faidherbe, ou aussi centraux que Pasteur ou Fénelon.

Pléthore d’étudiant.e.s ont envahi l’espace de la cafétéria dès les aurores matinales pour confectionner des pancartes toutes aussi loufoques les unes que les autres, mais qui cachent et expriment un réel message d’urgence climatique. “Nique pas ta mer”, “Ma planète, ma chatte, protégeons les zones humides” ou encore “La Terre, c’est la seule planète où il y a de la bière”, les slogans rivalisaient d’originalité et de tristesse en même temps.

Tou.te.s ces jeunes dans la rue et l’impact qu’ils ont eu avec leur marche a été retentissant à l’échelle nationale. La mobilisation fut forte, elle rassembla plusieurs causes (écologie, place des femmes dans la société, justice sociale) mais le climat restait la priorité. C’est un bon signe non seulement pour la planète mais aussi pour l’Humanité : elle prend conscience du danger qui la guette, la génération principalement concernée (je vous le donne en mille, c’est la nôtre) se réveille et prend conscience des réalités funestes qui risquent de l’annihiler à petit feu si elle ne fait rien.

Cependant, si nous étions beaucoup ce vendredi, nous ne pouvons pas nous targuer d’avoir eu un retentissement et une ampleur nationale forte… Seul.e.s les jeunes étaient mobilisé.e.s, a plupart provenant de lieux favorisés et où l’information circule sans problème. Les jeunes présent.e.s venaient de classes préparatoires, de lycées ou collèges de centre-ville, de l’IEP… Alors que tout le monde, sans exception est concerné. Comment faire comprendre au monde entier que nous avons besoin d’eux ? Comment répartir équitablement la lutte ? Comment faire prendre conscience aux plus gros.se.s pollueur.se.s ? Comment devenir acteur.trice.s de notre futur ?

Tout peut commencer par une simple marche, les étudiant.e.s l’ont prouvé.

Mona Sabot

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