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Festival Eldoressence : Quand Sciences Po Lille mêle art et politique

Le week-end dernier, du 4 au 6 octobre, Sciences Po Lille organisait un festival culturel en partenariat avec Eldorado (Lille 3000). Au cas où vous ne l’auriez pas suivi, on vous résume ce week-end artistique riche en découvertes, avec notamment l’exposition Frontières d’Ar.t.ches, une première à Sciences Po Lille !

A.r.tches dépasse les frontières

Vendredi à 19 h s’est tenu le vernissage de l’exposition Frontières présentée par Ar.t.ches, l’association d’art contemporain créée spécialement pour l’occasion. Le rez-de-chaussée de l’école s’est ainsi transformé en véritable musée, accueillant 14 œuvres de 16 jeunes artistes, pour la plupart étudiants en école d’art, de la région, de Belgique et même de Paris.

Les membres d’Ar.t.ches ont mené des visites guidées de l’exposition tout le week-end.

Presque deux cents personnes étaient présentes pour le vernissage, et environ cinq cents à l’issue du week-end d’après la page Facebook d’Ar.t.ches. Un bon score pour la première exposition organisée depuis l’installation dans les nouveaux locaux.

Faire du lien entre art et politique

Tout a commencé avec plusieurs étudiants de MIC en M1 qui voulaient se rassembler pour faire une exposition à Sciences Po Lille, raconte Clara, membre d’Ar.t.ches. C’est un beau lieu donc c’est dommage de ne pas l’embellir et c’est un bon entraînement pour la vie professionnelle”. Ils ont par la suite rejoint le festival Eldoressence, et c’est à ce moment-là que « l’idée du thème Frontières est venue naturellement », explique Théo, président d’Ar.t.ches. L’aval de Lille 3000 a en effet été décisif pour pouvoir lancer un appel à projet conséquent. Et cela a marché puisqu’ils en ont reçu 24, et en ont finalement sélectionné 14 sur deux critères : originalité et respect du thème. La grande difficulté ? « Comme c’est un projet inédit et que les locaux sont récents, c’était très difficile car il fallait penser à des structures qui ne touchaient en rien aux locaux, poursuit Théo. On a construit nous-mêmes, avec l’aide d’un menuisier, les structures en bois qui soutiennent les œuvres. »

L’ancienne équipe d’Ar.t.ches (sur la photo) se renouvelle pour la saison 2019-2020.

Cette exposition, c’est ainsi la consécration d’un an de travail pour l’équipe d’Ar.t.ches. « On voulait sortir de Sciences Po, ramener des gens qui n’avaient jamais vu l’école. C’était essentiel pour nous d’avoir un projet qui crée du lien, d’où le thème qui sert de pont entre art et politique. On a envie que ce projet devienne à terme un rendez-vous annuel », conclut Théo. Et ce sera au tour de la nouvelle équipe d’Ar.t.ches, fraichement composée, de faire en sorte que cet objectif se réalise.

De nombreux autres temps forts

Avec son exposition de photos argentiques, La Bobine nous fait (re)découvrir Lille au travers des regards de réfugiés.

Les autres associations de l’école ont été plusieurs à participer au festival. La Bobine a par exemple proposé une exposition de photos argentiques réalisées par des réfugiés qui donnaient leur vision de l’Eldorado à Lille. La Ruche a de son côté organisé une table ronde, vendredi, sur les effets de la méditation de pleine conscience. Les membres d’Iniciativa, eux, nous ont emmené en Colombie avec leur documentaire d’une heure Mas alla del olvido : un tesoro olvidado, recueillant les témoignages de Colombiens sur la situation politique du pays en proie à la crise écologique. Enfin, le festival s’est clôturé en apothéose avec la soirée « Mad-re Mia », organisée par le Moulin à Disque (MAD) samedi soir au Quartier Libre, en présence du mexicain DJ Raw.

La soirée de clôture de festival portait sur le thème du Mexique.

Pour leur premier festival culturel, les associations de Sciences Po Lille et leurs partenaires ont donc fait très fort ! En espérant que de tels évènements se reproduisent fréquemment…

Note : Si l’exposition Frontières n’était ouverte au public que le week-end, les œuvres sont encore exposées jusqu’au vendredi 11 octobre.

Fabian Castillo Rodriguez

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